Solange Bied-Charreton

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Solange Bied-Charreton
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Solange-Roselyne-Marie Bied-CharretonVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Hussard 82, AlbertineVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Antoine Bied-Charreton (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Prononciation

Solange Bied-Charreton (prononcé [soːlɑ̃ʒ biɛ-ʃartɔ̃] Écouter), née en 1982, est une romancière et journaliste française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et jeunesse[modifier | modifier le code]

Fille d'Antoine Bied-Charreton[1], Solange-Roselyne-Marie Bied-Charreton naît le dans le 15e arrondissement de Paris[2],[3]. « Catholique de culture »[4], elle se dit issue d'un « milieu privilégié » et « bourgeois »[5].

De six à vingt ans, elle pratique le dessin[6].

Formation et débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Après une hypokhâgne et une khâgne au lycée Victor-Duruy (2000-2002), elle étudie à l'université Paris-Sorbonne, dont elle sort diplômée d'études approfondies (2005)[7],[8] et certifiée (2006) de lettres modernes[9], après une thèse de doctorat abandonnée[6].

Elle exerce d'abord les professions d'enseignante de français au lycée Fénelon (un an durant), vendeuse de vêtements, préceptrice d'un prince d'Arabie saoudite[9], responsable de la communication éditoriale d'une agence digitale[10], Kernix[11], puis attachée de presse aux éditions du CNRS[7],[9] et gérante de leur site[10].

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Elle tient d'abord « pendant cinq ans », de 2003 à 2008[10], un premier blogue littéraire[12], qu'elle « alimente beaucoup », qui la « fait connaître »[13] et lui fait rencontrer Jérôme Leroy et Thierry Marignac[9].

Enjoy[modifier | modifier le code]

Remarquée par Jean-Marc Roberts, elle fait paraître son premier roman, Enjoy[9], en 2012[10],[14],[15],[16],[17],[18]. Il est sélectionné pour le prix Goncourt du premier roman[19], qui est finalement attribué à François Garde pour Ce qu'il advint du sauvage blanc.

Enjoy est un roman d'apprentissage qui met en scène un jeune homme aux prises avec un réseau social aux normes dictatoriales. À la croisée du réalisme et de l'anticipation, Enjoy entend dénoncer les travers du tout numérique, du voyeurisme et de l'exhibitionnisme contemporain. À cet égard, Solange Bied-Charreton niera qu'il s'agisse d'un « roman branché »[20]. Pour Laëtitia Giorgino, on « retrouve dans ce roman les deux caractéristiques de la mimesis » : l'« imitation » et la « mémoire »[21].

Nous sommes jeunes et fiers[modifier | modifier le code]

En 2014, elle publie un second roman, Nous sommes jeunes et fiers[22],[23],[24],[25],[26],[27],[28].

Ce roman, qu'on peut considérer comme un hommage aux Choses de Georges Perec[29], met en scène deux personnages à la psychologie volontairement peu développée, qui reflètent leur époque et incarnent tous les clichés qu'elle charrie. On pense aussi au Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert[30].

Les Visages pâles[modifier | modifier le code]

En 2016, Solange Bied-Charreton est à nouveau publiée aux Éditions Stock avec Les Visages pâles[31]. Le roman, inspiré par le naturalisme en littérature d'Honoré de Balzac, se structure autour de trois éléments principaux :

- Les membres de la famille Estienne, héritiers de la réussite entrepreneuriale du patriarche Raoul Estienne,

- La Banèra, une propriété dans le Gers comme dernier recours afin de préserver la mémoire d'une famille en voie de dispersion,

- La Manif pour tous, mouvement social des années 2010 emblématique du clivage, depuis la Révolution française, entre les partisans du progressisme et les défenseurs du conservatisme dans l'ordre social.

En 2019, le roman est réédité en collection Le Livre de poche.

Presse[modifier | modifier le code]

Solange Bied-Charreton collabore à plusieurs organes de presse, notamment Libération[32], Causeur[33], Panorama, Le Point et Le Figaro. Elle a tenu un feuilleton dans Philitt[34].

En , elle écrit une tribune remarquée dans Le Monde, intitulée « Je veux un pape ringard ! »[35],[36].

En , elle devient rédacteur en chef adjoint de Valeurs actuelles, avec la charge du service Société[37], rédaction qu'elle quitte à la rentrée 2020, pour se consacrer à l'écriture, ainsi qu'à l'édition et au journalisme de manière indépendante. Elle collabore notamment à Marianne[38],[39].

En mai de la même année, Le Point la définit comme l'un des « enfants de Finkielkraut » et une « houellebecquienne »[4] — dernière comparaison qu'elle qualifie de « drôle mais arbitraire »[40].

Télévision[modifier | modifier le code]

Le , Solange Bied-Charreton rejoint l'équipe de Maxime Switek sur BFM TV entre 22h00 et minuit, du lundi au jeudi, dans une nouvelle émission intitulée 22h Max, en tant qu'éditorialiste politique, où elle sera présente en alternance avec Nora Hamadi, Isabelle Saporta et Géraldine Woessner [41].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bied-Charreton (Antoine, Charles, Maurice) », dans Qui est qui en France : dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France, dans les territoires d'Outre-Mer ou à l'étranger et de personnalités étrangères résidant en France, Levallois-Perret, Lafitte-Hébrard, 39e édition pour 2008 éditée en 2007 (BNF 41148256, lire en ligne), p. 296.
  2. Lyon 93, Le Mémorial de Lyon en 1793 : André Barraud, Michel Pitiot, Joseph Bied-Charreton : vie, mort et famille des victimes lyonnaises de la Révolution, t. 4, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, coll. « Collection du bicentenaire de la Révolution française à Lyon » (no 12), , 287 p. (BNF 35005640), p. 260.
  3. Acte de naissance no 1279 établi à l'état civil de la mairie du 15e arrondissement de Paris le .
  4. a et b « Les enfants de Finkielkraut », Le Point, no 2 280, 19 mai 2016, p. 33.
  5. « Rencontre avec un trio d'insoumis », Éléments, no 153, octobre-décembre 2014, p. 24-27.
  6. a et b « Arche 0442 — Macareux », sur projetarche.tumblr.com, .
  7. a et b Solange Bied-Charreton, « À ceux qui sont sortis de l'histoire [encart biographique] », sur liberation.fr, .
  8. Valérie Deshoulières, « Présentation des auteurs », Villa Europa, no 5,‎ , p. 159 (lire en ligne).
  9. a b c d et e « Solange Bied-Charreton : elle a choisi d'écrire », reussirmavie.net.
  10. a b c et d « Solange Bied-Charreton : élevée au numérique », bibliobs.nouvelobs.com.
  11. « Solange Bied-Charreton », sur lesbiographies.com.
  12. Par la suite, elle en tiendra un second.
  13. François Darras, « Solange Bied-Charreton : la hussarde sur le moi », Marianne, no 1019,‎ , p. 21.
  14. [1]
  15. « Enjoy, par Solange Bied-Charrenton », lexpress.fr.
  16. « Enjoy roman critique sur les réseaux sociaux de Solange Bied-Charreton », salon-litteraire.com.
  17. « Enjoy, Solange Bied-Charreton », lacauselitteraire.fr.
  18. « Solange Bied-Charreton : Enjoy », catholica.presse.fr.
  19. « Goncourt du premier roman 2012 première sélection », lalettredulibraire.com.
  20. « Solange Bied-Charreton : « L'individu contemporain est un enfant gâté insupportable. », sur oragesdacier.info, .
  21. Laëtitia Giorgino et Nicolas Thély (dir.), Polariser des modalités de l’attention au fait informatique : destins et caractères de l’appareil artistique d’écriture (thèse de doctorat en arts plastiques), Rennes, université Rennes-2, , 313 p. (lire en ligne), p. 94.
  22. « Nous sommes jeunes et fiers, Solange Bied-Charreton », lacauselitteraire.fr.
  23. « "Nous sommes jeunes et fiers" de Solange Bied-Charreton chez Stock (Paris, France) », 20minutes.fr.
  24. « Nous sommes jeunes et fiers », valeursactuelles.com.
  25. « Name-dropping n°3 », causeur.fr.
  26. « DES TALENTS qui se confirment », leparisien.fr.
  27. « "Nous sommes jeunes et fiers", de Solange Bied-Charreton », rts.ch.
  28. « Les Chroculs », franceinter.fr.
  29. « Vox Libri », radionotredame.net.
  30. « Page 113-Fables », sur franceculture.fr (consulté le ).
  31. Interview Solange Bied-Charreton - Les Visages pâles - Rentrée littéraire 2016.
  32. « Tous les articles de Solange Bied-Charreton publiés dans Libération », liberation.fr.
  33. Articles sur causeur.fr.
  34. Ariane Chemin, « A la rencontre des jeunes conservateurs sans complexe », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  35. « Je veux un pape ringard ! », lemonde.fr.
  36. « Le jour où Solange Bied-Charreton vexe les catholiques dans Le Monde », lemonde.fr.
  37. Jérôme Lefilliâtre, « Valeurs actuelles » : dans la rédac des ultraréacs », sur liberation.fr, .
  38. Solange Bied-Charreton, « Déconstruction, minoritarisme, gauchisme : le "wokisme" va-t-il mourir de lui-même ? », sur www.marianne.net, 2021-05-17utc06:00:00+0200 (consulté le )
  39. Solange Bied-Charreton, « Roux, diabétiques, gauchers… Les oubliés de la victimisation », sur www.marianne.net, 2021-05-31utc06:00:00+0200 (consulté le )
  40. Matthieu Giroux, « Solange Bied-Charreton : « Je crois que l’Occident est mort », sur philitt.fr, .
  41. « INTERVIEW. Après "C à vous" sur France 5, le journaliste nordiste Maxime Switek présente une émission d'actu sur BFM TV », sur France 3 Hauts-de-France (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :