Ségou (ville)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Segou)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ségou.
Ségou
Administration
Pays Drapeau du Mali Mali
Région Ségou
Cercle Ségou
Maire Ousmane Simaga (Cnid)
élu(e) en 2009[1]
Démographie
Population 130 690 hab. (2009)
Population précédent recensement 105 305 hab. (1998)
Taux de croissance annuel moyen 2 %
Géographie
Coordonnées 13° 27′ 00″ nord, 6° 16′ 00″ ouest
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Mali

Voir la carte administrative du Mali
City locator 14.svg
Ségou

Géolocalisation sur la carte : Mali

Voir la carte topographique du Mali
City locator 14.svg
Ségou

Ségou est une ville et une commune du Mali, située à 240 km de la capitale Bamako. C’est également le chef-lieu du cercle de Ségou et de la 4e région administrative du Mali qui porte son nom.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le marché de Ségou au bord du fleuve Niger.

La ville de Ségou est surnommée « la cité des balanzans », nom d’un arbre poussant en abondance dans et autour de la ville (acacia albida). Elle est située sur la rive du fleuve Niger.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants sont des bozos, une ethnie pratiquant la pêche. Sont ensuite arrivés des soninkés, des malinkés puis les bambaras au XVIe siècle.

C’est à Ségoukoro, sur la rive du Niger à 11 km à l'ouest du centre ville actuel de Ségou, que Biton Coulibaly fonde au XVIIIe siècle le royaume bambara de Ségou. C'est à Ségoukoro que l'on trouve les tombeaux de la dynastie fondée par Biton Mamary Coulibaly, sa propre tombe et la mosquée soudanaise de Ba Sounou Sacko dédiée à sa mère.

Chronologie des rois bambara de Ségou[modifier | modifier le code]

Chronologie des rois bambara selon Louis Tauxier[2] avec quelques rectifications de Gérard Dumestre[3],[4]

Dynastie des Kouloubali [Bitonsi] [1712-1757][modifier | modifier le code]

Kaladian : 1652-1672. Kaladian Kouloubali venu de Kong, était un chef de guerre mercenaire qui supplanta la dynastie marka des Koita de Ségou.

Danfassari : 1672-1697, installé à Ségou-Koro

Souma : 1697-1712 ;

Mamari [Biton] Kouloubali : 1712-1755. Biton transforma la petite chefferie de Ségou-Koro en la plus importante entité politique du Moyen-Niger. Avec son armée de Tondjon, il conquit conquit le Kaarta, Djenné, le Sibiridougou (Barouéli, Niamina et environs), le Bendougou (région de San), le Séladougou (régiontraversée par le (Bani), le Karadougou (région de Sarro et environs), le Bélédougou et Tombouctou.

Dekoro : 1755-1757 ; Fut assassiné par les Tondjons mené par Ton-Massa Dembelé

Ali : 1757-1757. Musulman. Fut déposé par les Tondjons.

Interrègne des Tondjons[modifier | modifier le code]

Ton-Mansa Dembelé : 1757-1760 ;

Kaniouba Niouma Barry : 1760-1763 ;

Kafa Dyougou : 1763-1766 règne à partir de Gassin.

Dynastie des Diarra [Ngolossi] [1766-1861][modifier | modifier le code]

Ngolo Diarra : 1766-1787. Né vers 1718 à Niola, dans la région de Koulikoro. Ngolo Diarra fut donné pour compléter le tribut de Niola à Ségou. Esclave, puis affranchi de Biton, il monta les rangs et devint un important chef tonjon durant la fin de règne de ce dernier. Il réussit à s'imposer comme roi et imposa sa dynastie aux chefs tondjons, ce qui mit fin à l'intermède ayant suivi la chute des Kouloubali. Ngolo transféra la capitale à Sikoro.

Mansong Diarra : 1788-1808. Fils de Ngolo, s'imposa face à son frère et rival Nianankoro et fit la guerre contre le Kaarta qui soutenait son rival. Mansong confirma l'autorité de Ségou sur le Macina et Tombouctou. Mungo Park visita Ségou sous son règne. Ses nombreux fils lui succèdent jusqu'à la chute de sa dynastie.

Da Diarra : 1808-1827. Fils de Mansong, le Macina prit son indépendance durant son règne même s'il imposa sa suzeraineté sur Samaniana et sur le Monimpé. Le souvenir de Da-Mansong Diarra et de son règne est très présent dans la geste de Ségou.

Tiéfolo Diarra : 1827-1839

Nianemba Diarra : 1839-1841 ;

Kirango-Ba Diarra : 1841-1849 ;

Nalouma Kouma Diarra : 1849-1851 ;

Massala Demba Diarra : 1851-1854 ;

Torokoro Mari Diarra : 1854-1859. Musulman et favorable aux avancées d'El Hadj Omar, Torokoro Mari fut déposé et exécuté par son frère Kégué-Mari et par le chef tondjon Niansong.

Ali Diarra : 1859-1861. Défait à Niamina et à Oitala par El Hadj Omar, Ali s'enfuit au Macina face à l'imminence de la prise de Ségou. Il fut exécuté par El Hadj Omar, durant la révolte du Macina [1863-1864].

Dynastes exilés à Touna et à Farako[modifier | modifier le code]

Kéghé-Mari Diarra (1861-1868): Fils de Mansong Diarra, résistant contre Ahmadou Tall. Basé à Touna, il participe à la rébellion contre l'empire omarien en 1863-1864. Menaçant les murs de Ségou, il est défait par Ahmadou à Toghou en 1865 et décisivement à Kégué en 1868.

Nianemba (II) Da-Mansong (1870-1878): Fils de Da Mansong et neveu de Kégué-Mari à qui il succède. Basé à Sambala.

Mamourou (1878-1878)

Massa-Toma (1878-1883): Fils du Faama Tiefolo Diarra. Basé à Moribougou. Avec son frère Mansong, il est empoisonné par son cousin Karamoko Diarra.

Karamoko (1883-1887): Fils de Da Mansong et successeur de Massa-Toma. Jouit d'une grande influence même s'il ne réussit pas à contrôler ses chefs de guerre. Menace les murs de Ségou, après le départ d'Ahmadou Tall à Nioro du Sahel en 1884. Attaque la colonne expéditionnaire de Galliéni à Dio en 1882. Karamoko est empoisonné par N'To, le frère de son prédécesseur Massa-Toma

Mari Diarra (1887-1892): Fils de Da Mansong. Basé à Farako; il participe comme auxiliaire à la prise de Ségou par les troupes d'Archinard qui le nomme chef. Accusé de conspiration contre les Français, il est exécuté en 1892.

Royaume ou empire bambara de Ségou[modifier | modifier le code]

Conquête par les Toucouleurs[modifier | modifier le code]

Conquête par la France[modifier | modifier le code]

Le commandant Louis Archinard de l’armée coloniale française entre à Ségou le , et s’allie aux bambaras. Le , Ségou devient chef-lieu d'un cercle administratif colonial qui regroupait les territoires des cercles actuels de Dioïla, Barouéli, Bla, Ségou, Macina, San, Koutiala, Tominian et une partie du cercle de Koulikoro.

La commune mixte de Ségou est instituée en 1953. Ségou devient une commune de plein exercice par la loi française du [5]. Elle est alors dirigée par un conseil municipal élu par un collège unique dirigé par un maire élu en son sein[6].

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Conception bambara du pouvoir ou Segu Fanga[modifier | modifier le code]

Historiquement, à Ségou, le pouvoir politique était séparé de la religion, notamment musulmane. On rencontre, par exemple, une trace de cette séparation dans La geste de Ségou :

"Ala ta ye ni ye (Dieu règne sur l'âme).

Masa ke ta ye a ka jamana ye (Le roi règne sur son royaume).

Da Monzon fana ta ye Segu ye (Da Monzon lui règne sur Ségou)".

Administration[modifier | modifier le code]

Le cercle de Ségou regroupe la commune urbaine de Ségou et 29 communes rurales (Pélengana, Sébougoubou, Konodimini, N'Gara, Massala, Sakoïba, Soignébougou, Cinzana, Samené, Dioro, Farakou-Massa, Kamiandougou, Diédougou, Koumandougou, Bellen, Baguidadougou, Farako, Sama-Foulala, Souba, Digandougou, Katiéna, Fatiné, Diouna, Markala, Dougabougou, Togou, Boussin, Sansanding et Sibila) totalisant 554 villages et quartiers.

Politique[modifier | modifier le code]

Année Maire élu Parti politique
2004 Bréma THIERO CNID
2009 Ousmane SIMAGA CNID
2016 Nouhoum DIARRA RPM

Devise[modifier | modifier le code]

Les habitants de Ségou et les personnes originaires de cette ville sont appelées en bambara Segukaw et en français Ségoviens.

Ancien siège du pouvoir du royaume bambara de Ségou, la ville a pour devise :

  • Ségou, la ville des karités et des acacias, des quatre mille quatre cent quarante quatre acacias et du petit acacia au tronc tordu[7].
  • Bálansan bà náani àni Bálansan kɛmɛ náani àni tán náani bálansan àni náani áni bálansan ko kùrunin kélen (en bambara).

C'est la forme courte de cette devise que l'on rencontre le plus fréquemment :

  • Ségou, la cité des balazans

On retrouve également dans la bouche des griots

  • Ségou, les quatre villes (Ségou, Ségou-Koro, Ségou-Koura et Ségoubougou)[8]

Jumelages et accords internationaux[modifier | modifier le code]

La Ville de Ségou est jumelée avec :

Éducation et Culture[modifier | modifier le code]

Les poteries de Ségou.

Éducation[modifier | modifier le code]

Primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

Lycée[modifier | modifier le code]

Université[modifier | modifier le code]

Ségou est la première ville en dehors de Bamako, la capitale, à accueillir une université.

L'Université de Ségou a été créée par l'ordonnance n° 10-011/P-RM du 10 mars 2010 et ratifiée par la loi no 2013-014 du 21 mai 2013 de la République du Mali. Lors de son ouverture le 27 janvier 2012, le premier ministre, madame Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, a inauguré l’amphithéâtre de la nouvelle université et présidé la rentrée solennelle de cette université[9].

Selon ses promoteurs, l'Université de Ségou a une vocation nationale, sous-régionale et internationale. Il lui est assigné une mission de formation, de production, de conservation et de valorisation de la connaissance en vue de la transformation de l'environnement socio-économique et agricole de la région, la création des secteurs de production et d'emploi des jeunes.

Sur les cinq structures de formation et de recherche prévues au départ, trois sont fonctionnelles à ce jour. Il s'agit de la Faculté d'agronomie et de médecine animale (FAMA), de l'Institut universitaire de formation professionnelle (IUFP) et de la Faculté des sciences sociales (FASSO).

La Faculté des sciences sociales (FASSO) a ouvert ses portes en novembre 2012 et a accueilli au titre de l'année universitaire 2015-2016 environ 910 étudiants. Elle comprend trois filières : Communication des organisations (439 étudiants), Sociologie (271), Aménagement du territoire (200).

La Faculté d'agronomie et de médecine animale (FAMA) a ouvert ses portes en janvier 2012 et a accueilli au titre de l'année universitaire 2013-2014 environ 338 étudiants. Elle comprend trois filières : Agroéconomie, Hydraulique agricole, Production et santé animale.

L'Institut universitaire de formation professionnelle (IUFP) a ouvert ses portes en novembre 2012 et a accueilli au titre de l'année universitaire 2013-2014 environ 176 étudiants. Elle comprend cinq filières : Assistant de direction, Hôtellerie-restauration, Génie informatique, Machinisme agricole, Comptabilité-audit- Finance.

La formation des étudiants dans le système LMD (Licence, Master, Doctorat) semble être actuellement effective au sein de l'Université de Ségou.

Littérature[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Musiciens au style bambara de Ségou

Bazoumana Sissoko (1890-1987) ; Koni Coumaré / Koumaré (?-1999) ; Mokontafe Sacko (1934*-2002) ; Tara Bouaré (1935-1974) ; Fanta Damba (1938-) ; Hawa / Awa Koni Diabaté ; Lobi Traoré (1961-2010) ; Mah Damba (1965-) ; Teningnini Damba ; Wandé Kouyaté ; Bassekou Kouyaté (1966-) ; Babani Koné (1968-)

Arts[modifier | modifier le code]

Dominique Zahan, Antilopes du soleil. Arts et rites agraires d'Afrique noire, Dr. A. Schendl Verlag, Vienne, 1980, 197 pages, 101 planches hors texte avec 538 dessins de Ciwara, 50 figures intérieures, 1 carte.

Festivals et événements[modifier | modifier le code]

Le Festival sur le Niger a lieu à Ségou en février chaque année depuis 2005. Selon Mamou Daffé, directeur du festival, l’organisation du festival est bénéfique pour l’économie locale. Ainsi, au cours des 6 premières éditions, environ 1,5 milliards de francs Cfa ont été injectés dans l’économie, 150 entreprises locales ont travaillé pour le festival qui a créé, en 2010, 95 emplois directs et 1 858 emplois indirects. En 5 ans, le nombre de touristes à Ségou a été multiplié par 10, passant de 1 500 touristes en 2004 à 15 000 touristes en 2008. En 2010, 22 000 festivaliers venant de 29 pays ont participé au festival[10].

Sites classés[modifier | modifier le code]

  • Sanké Mon, rite de pêche collective vieille de plus de six siècles, qui a lieu à San, dans la région de Ségou, tous les deuxièmes jeudis du septième mois lunaire pour commémorer la fondation de la ville. Classé dans le Patrimoine culturel national du Mali et inscrit sur la prestigieuse liste du Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2009[11],[12].
  • Quartier historique de Ségou, constitué d’un ensemble de 12 bâtiments construits dans le style architecturale néo-soudanais[13]. Classé dans le Patrimoine culturel national par un décret du 14 novembre 2011.
  • Quartier administratif de Ségou, ensemble de 12 bâtiments construits dans le style architectural néo-soudanais par les colonisateurs. Classé dans le Patrimoine culturel national par le décret n°2011-841/P-RM du 22 décembre 2011.
  • Église de Mandiakuy, située au sud de la ville de Mandiakuy, cercle de Tominian, région de Ségou, elle fut successivement construite en paillote puis en banco. Cet édifice de terre s’écroula pendant l’hivernage en 1936. Construite pour la quatrième fois entre mars 1956 et septembre 1958, l’église de Mandiakuy est un bâtiment de forme rectangulaire, édifié sur un espace de 57,60 mètres de long sur 32 mètres de large. Imposant de par sa surface bâtie et sa fondation, l’édifice est construit en pierres blanches. Sa façade principale est ornée de deux tours de 30 mètres de haut séparées par une croix faciale haute de 16 mètres. L’architecture de l’église est de style néo-soudanais. Classé dans le Patrimoine culturel national par un décret de novembre 2014.
  • Site historique du Traité de Nango, situé dans le village de Nango, dans la commune rurale du même nom, au sud-ouest de la ville de Ségou. Le village de Nango est l’un des plus célèbres lieux de mémoire du Mali. C’est dans ce village qu’a été signé entre Ahmadou Cheïkou Tall et les colonisateurs français, le Traité de la libre navigation du Niger, le 10 novembre 1881. Le village de Nango garde encore deux témoignages matériels importants de cet événement historique : le monument dédié à la Mission Joseph Simon Gallieni implanté sur la place du marché du village et l’emplacement de la case de Nogoba Sangaré, hôtesse du conquérant français. Classé dans le Patrimoine culturel national par un décret de novembre 2014.

Ségou dans la culture et les arts[modifier | modifier le code]

De nombreuses œuvres littéraires, musicales et artistiques, maliennes et internationales, sont dédiées à Ségou ou la prennent comme décor.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Maryse Condé, Ségou, Les Murailles de terre, Éditions Robert Laffont, Paris, 1984.
  • Maryse Condé, Ségou, La Terre en miettes, Éditions Robert Laffont, Paris, 1985.

Musique[modifier | modifier le code]

  • L'Ensemble instrumental national du Mali - Dah-Monzon ou l'épopée Bambara, 1977, Label Mali Kunkan - KO/77.0411
  • Lobi Traoré - Ségou, 1996, Label Editions Cobalt - 09275-2
  • Bassekou Kouyate & Ngoni Ba - Segu Blue, 2007 Label Out Here Records - OH 007

Arts[modifier | modifier le code]

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

  • Les Rois de Ségou, première Saison, 2010, de Boubacar Sidibé. Série Télévisée 21 × 26 min[14].
  • Les Rois de Ségou, deuxième saison, 2011, de Boubacar Sidibé. Série Télévisée 20 × 26 min[15].
  • Da Monzon, la conquête de Samanyana, 2011, de Sidy Fassara Diabaté, 110 min.
  • La geste de Ségou (Segu Janjo), 1989, de Mambaye Coulibaly. Court métrage, doublé en bambara, utilisant la technique des marionnettes animées, le film s'inspire d'un épisode de l'épopée bambara de Ségou. Très remarqué, le film a remporté le prix du meilleur court métrage lors du Fespaco à Ouagadougou et a été présenté en compétition au festival de Cannes dans le cadre de la Semaine de la critique.
  • L'histoire du Mali. Les royaumes Bambara de Ségou. Douzième épisode d'une série de 20 épisodes qui retrace l'histoire du Mali, de l'empire du Ghana à l'indépendance. L'histoire du royaume Bambara de Ségou est narrée par le vieux Tchèfolo au petit Moussa.
  • Fleuves du Monde. Niger - Le fleuve génie, 2010, France. Documentaire diffusé sur la chaîne européenne ARTE les 12 janvier et 10 mai 2015. Le film comporte des scènes de la vie des Ségoviens liée au fleuve Niger qui est l'âme de la ville. Au fil de l'eau, on y découvre notamment le festival de Ségou et les potières du village de Kalabougou. Il évoque aussi bien les problèmes environnementaux que les croyances ancestrales toujours très vivaces[16].
  • Échappées Belles : Mali - Un bateau pour Tombouctou (Étape 1 : Bamako – Ségou). Documentaire du réalisateur Lautent Bouit, disponible en DVD et également diffusé sur la chaîne française France 5 dans l'émission Échappées belles le 22 février 2008.
  • Apostrophes - Autres lieux autres mœurs, de Bernard Pivot, diffusée le 8 juin 1984[17]. Émission dans laquelle la Guadeloupéenne Maryse Condé présente son livre "Ségou, les murailles de terre", roman décrivant les conflits de civilisation et de religion en Afrique occidentale à la charnière du XVIIe et du XVIIIe siècle à travers l'histoire d'une famille de nobles bambara. Maryse Condé analyse sa fascination pour le Mali, dont elle décrit la situation actuelle de la religion et de la pensée africaine.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Eugène Dervain, La reine scélérate suivi de La langue et le scorpion, Éditions CLE, 1971, 105 pages.
  • Mamadou Koné, La décadence de Ségou ou Le Salaire de l'orgueil, 13e Concours Théâtral Inter-Africain, 1984. Histoire, librement interprétée, des rivalités au sein du royaume Bambara de Ségou et de sa chute devant les troupes d'Archinard ainsi que le cruel et inutile massacre du nourrisson, héritier du royaume, par des soldats français.
  • Mary Jo Arnoldi, Puppet theatre in the Segu region in Mali, Thèse, Indiana University, 2 volumes, 1986, 550 pages.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Artisanat[modifier | modifier le code]

Ségou est réputé pour son marché aux poteries fabriquées dans le village de potiers de Kalabougou.

Industrie[modifier | modifier le code]

Services[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

Comme pour l'ensemble du Mali, l'Islam s'est imposé à Ségou comme principale religion avec une présence animiste et des minorités chrétiennes.

L'écrivain malien Ousmane Diarra explique cette islamisation de Ségou, terre longtemps restée très attachée aux pratiques religieuses traditionnelles, et d'une grande partie du Mali, par deux facteurs. D'abord, les guerres saintes lancées au XIXe siècle par le Toucouleur Cheick Oumar Tall, puis, pour d'autres territoires du Mali actuel, par Samory Touré. La guerre de religion initiée, par exemple, par le premier, avec ses actes de violence et de massacres, a conduit à la prise de la ville de Ségou en 1861, ainsi qu'à la conversion forcée à l'islam d'une partie de la population. Ensuite, lorsque le Mali a pris son indépendance au XXe siècle, la nouvelle classe dirigeante du pays a ignoré les religions traditionnelles et n'a reconnu que l'islam et, dans une moindre mesure, le christianisme. Selon l'écrivain malien, tous les moyens officiels de communication (presse, radio, télévision) ont été mobilisés par l'État pour propager l'islam. Ainsi, alors que « jusqu'entre les deux guerres mondiales, le Mali était encore à près de 80 % animiste, en tout cas dans sa partie sud, et même le centre »[18], des chiffres de plus 90 % de Maliens se déclarant musulmans sont parfois véhiculés par certains de nos jours.

Religion traditionnelle bambara[modifier | modifier le code]

Dans la cosmogonie bambara, Maa Ngala est le Dieu créateur de toute chose, qu'il crée au moyen de la parole, force fondamentale qui émane de lui.

Islam[modifier | modifier le code]

La grande mosquée du vendredi de Ségou a été inauguré en 2009[19]. Elle a été financée par l’Association mondiale pour l’appel islamique, une organisation libyenne[20]. Le président de la république Amadou Toumani Touré a lancé officiellement les travaux le . L’édifice comprend également une école et un centre culturel. La superficie est de 2 300 m2 et la grande mosquée peut recevoir 3 000 fidèles.

Catholicisme[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Samba Lamine Traoré, La saga de la ville historique de Ségou, Éditions L'Harmattan, , 562 p. (lire en ligne)
  • Lucy Duran, « Poyi ! Bamana jeli music, Mali and the blues », Journal of African Cultural Studies, n° 2, 2013, p. 211–246[21].
  • OCDE, Économie du cercle de Ségou, 2002, 61 p.
  • Charles Monteil, Les Bambara du Ségou et du Kaarta : étude historique, ethnographique et littéraire d'une peuplade du Soudan français, E. Larose, 1923, 403 p.
  • Lilyan Kesteloot, Le Mythe et l'histoire dans la formation de l'Empire de Ségou, Bull. de l'I.F.A.N., T. 40, sér. B, n° 3, 1978.
  • Youssouf Tata Cissé, « Le sacrifice chez les Bambara et les Malinké », in Systèmes de pensée en Afrique noire, n° 5, 1981, pp. 23-60.
  • Gérard Dumestre, La geste de Ségou, racontée par des griots bambara, traduite et éditée par Gérard Dumestre, Paris, Armand Colin, 1979, 420 p.
  • Francis Simonis, Des Français en Afrique. Les Européens de la région de Ségou (1890-1962), Thèse de l'Université de Paris VII, 2 volumes, 1993.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Informations sur les élus », sur Ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, (consulté le 18 mars 2010)
  2. Louis Tauxier, « Chronologie des rois bambaras », Outre-Mer,‎ , p. 9.
  3. Gérard Dumestre, La geste de Ségou racontée par des griots bambara, Paris, Armand Colin, , 404 p.
  4. Dans cette chronologie des rois bambara, Gérard Dumestre a conservé l'orthographe de Louis Tauxier, mais a rectifiée deux erreurs du texte : 1672 (et non 1692) à la deuxième ligne, Mansong (et non Mansoug) à la onzième ligne.
  5. « Loi N° 55-1489 du 18 novembre 1955 relative à la réorganisation municipale en Afrique Occidentale Française, en Afrique Equatoriale Française, au Togo, au Cameroun et à Madagascar », sur www.legifrance.gouv.fr.
  6. « Kô Samaké, Modibo Keïta, Recherche sur l’Historique de la Décentralisation au Mali : De la Période Coloniale à la 3ème République, », sur Penser pour agir.org (consulté le 7 février 2006)
  7. Le petit acacia au tronc tordu serait le symbole de la trahison sur laquelle la ville de Ségou aurait été fondée.
  8. Voir à ce sujet, Gérard Dumestre, La geste de Ségou, racontée par des griots bambara, Paris, Armand Colin, 1979, p. 267.
  9. Ousmane Berthé, « Enseignement supérieur : l’université de Ségou a ouvert ses portes », L’Essor,‎ (lire en ligne)
  10. A.K., L’apport du festival à l’économie locale de Ségou, Le Républicain, 26 janvier 2009 et Amadou Haidara « Le festival sur le Niger en chiffres, Le Ségovien, 23 février 2010. »
  11. « Le Sanké mon, rite de pêche collective dans le Sanké », sur UNESCO
  12. « Rite traditionnel de pêche au Mali : les jeunes impliqués dans sa sauvegarde »
  13. Gouvernement, « Conseil des Ministres du 23 novembre 2011 », Journaldumali.com,
  14. « Les Rois de Ségou (1ère Saison) - Brico-films »
  15. « Les Rois de Ségou (2ème Saison) - Brico-films »
  16. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/27873
  17. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. https://www.ina.fr/video/CPB84053378/autres-lieux-autres-moeurs-video.html
  18. « "La conversion par la violence est une constante dans la progression de l'islam en Afrique" Grand entretien de Christophe Cassiau-Haurie avec Ousmane Diarra », sur mediapart.fr, (consulté le 15 avril 2015)
  19. A.B.D., « Inauguration de la grande mosquée de Ségou, Madani Sada Touré désigné grand Imam », L'Indicateur Renouveau,‎ (lire en ligne)
  20. Ségou : Une mosquée digne de la réputation religieuse, L’Essor 5 février 2007
  21. article en téléchargement

Liens externes[modifier | modifier le code]