Koulikoro

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Koulikoro
Koulikoro
Vue générale avec le Niger à l'arrière-plan
Administration
Pays Drapeau du Mali Mali
Région Koulikoro
Cercle Koulikoro
Maire Eli Diarra (élu en décembre 2016)
élu(e) en 2009[1]
Démographie
Population 43 174 hab. (2009)
Densité 189 hab./km2
Population précédent recensement 28 670 hab. (1998)
Taux de croissance annuel moyen 3.8 %
Géographie
Coordonnées 12° 51′ 56″ nord, 7° 34′ 11″ ouest
Altitude 330 m
Superficie 22 800 ha = 228 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Mali

Voir la carte administrative du Mali
City locator 14.svg
Koulikoro

Géolocalisation sur la carte : Mali

Voir la carte topographique du Mali
City locator 14.svg
Koulikoro

Koulikoro est une ville et une commune du Mali, chef-lieu du cercle et de la deuxième région du Mali qui portent son nom.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située sur la rive gauche du fleuve Niger, à 60 km au nord-est de Bamako, par la route nationale RN 27. Elle s'étend sur la plaine en bordure du fleuve surplombée par un plateau extension des monts Manding appelé le Niana Koulou.

Histoire[modifier | modifier le code]

C’est sur le site de Koulikoro qu’a eu lieu la grande bataille historique, en 1235, entre Soumaoro Kanté, roi du royaume de Sosso, et Sundjata Keïta, roi du Mandé, futur empereur du Mali. Dans la colline sacrée (Nianan Kulu) aurait disparu Soumaoro Kanté.

Koulikoro a été fondée au début du XVIIIe siècle par un Bambara, Dioba Diarra, qui, venant de Faroko dans le cercle de Ségou, s’installa avec son frère d’abord à Kélé, puis à Kélan et Kayo avant de s’installer au pied de la montagne (« Koulo koro » en bambara). Ce qui était au départ un simple hameau devint un village puis la capitale du Meguetan, une principauté bambara affiliée au Royaume bambara de Ségou.

En 1884, le capitaine français de Lanneau signe un traité de protectorat avec Ouodiou Diarra, chef de village de Meguetan de Koulikoro. La subdivision a été créée par les colonisateurs français en 1889 et fut érigée en cercle le . Alors que le Soudan français est une colonie française, Koulikoro devient par la loi française du [2], une commune de moyen exercice, dirigée par un maire, fonctionnaire nommé par le chef de territoire, assisté d’un conseil municipal élu par un collège unique[3].

La loi du donne un statut commun à toutes les communes créées avant l’indépendance du Mali en 1960. Un conseil municipal élu désigne en son sein le maire et un ou plusieurs adjoints[3].

Koulikoro s’est développée avec la ligne du chemin de fer de Kayes au Niger. Le 10 décembre 1904, le premier train entrait en gare de Koulikoro, terminus de la ligne reliant la capitale sénégalaise au fleuve Niger.

En 1979, Koulikoro devient la capitale administrative de la deuxième région du Mali. Depuis 1980, l'École militaire interarmes de Koulikoro est installé à Koulikoro.

Quartiers et villages[modifier | modifier le code]

La commune urbaine de Koulikoro est divisée en sept quartiers en zone urbaine : Koulikoro I, Koulikoro II, Koulikoro Gare, Plateau I, Plateau II, Plateau III, Kolébougou et quatre villages en périphérie : Souban, Kayo, Katibougou et Thien[4].

Économie et transport[modifier | modifier le code]

La ville de Koulikoro est très industrialisée. Elle est le terminus de la ligne du chemin de fer de Dakar au Niger. C’est un port important qui permet la desserte fluviale par la Compagnie malienne de navigation de Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao entre août et novembre, à la fin de la saison des pluies.

Plusieurs sociétés sont installées à Koulikoro :

Politique[modifier | modifier le code]

Année Maire élu Parti politique
2004 Souleymane N’Diaye PDR
2009 Youssouf Papa Traoré[5] Rpm
2016 Eli Diarra URD

Militaire[modifier | modifier le code]

Il est important de noter que la région de Koulikoro abrite le centre de formation de la mission européenne EUTM Mali, situé à une cinquantaine de kilomètre de Bamako. C'est là que les militaires européens assurent les formations de l'armée malienne. A noter également que ce centre a fait l'objet d'une attaque en février 2019[6].

L’école militaire interarmes de Koulikoro (Émia) se trouve aussi à Koulikoro.

Éducation[modifier | modifier le code]

Lycée du Séminaire Pie XII

Le Lycée Dioba Diarra de Koulikoro est jumelé depuis le avec le lycée Castel de Dijon (France), après plusieurs années d’échanges entre les deux établissements scolaires[7].

Sports[modifier | modifier le code]

L'Association sportive Nianan est un club de football basé à Koulikoro.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Koulikoro est jumelée avec :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Informations sur les élus », sur Ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, (consulté le 18 mars 2010)
  2. Loi N° 55-1489 du 18 novembre 1955 relative à la réorganisation municipale en Afrique-Occidentale française, en Afrique-Équatoriale française, au Togo, au Cameroun et à Madagascar [1]
  3. a et b Kô Samaké, Modibo Keïta, « Recherche sur l’historique de la décentralisation au Mali : De la période coloniale à la 3e République », Penser pour agir.org, 7 février 2006 (texte intégral).
  4. Comité de suivi de l'accord pour la paix et la réconciliation nationale (CSA), Plan de sécurité alimentaire de la commune urbaine de Koulikoro, mars 2008
  5. Zoumana Nayté, Un maire Rpm succède à un maire Adema : L'Alternance dans le Folona, Le Challenger, 5 juin 2009 [2]
  6. « Attaque terroriste sur le centre de formation de EUTM Mali à Koulikoro cette nuit », sur Bruxelles2.eu,
  7. Zoumana Nayté Coopération Mali – France : Lycée Dioba Diarra jumelé au Lycée CASTEL de Dijon, Le Challenger, 19 février 2010

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Gilbert Nicomède Jaime, De Koulikoro à Tombouctou à bord du "Mage" : 1889-1890, E. Dentu, Paris, 1892
  • E. Meynaar et Peter Slits, Koulikoro : rapport de synthèse de 4 études sectorielles sur la ville régionale de Koulikoro du Mali, Direction nationale de l'urbanisme et la construction (DNUC), Bamako, 1980, 168 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]