Section des Gardes-Françaises

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

La section des Gardes-Françaises était, sous la Révolution française, une section révolutionnaire parisienne[1].

Représentants[modifier | modifier le code]

Elle était représentée à la Commune de Paris par :

  • Jean-Baptiste-Mathieu Dhazard (1758-1794), perruquier, guillotiné le 11 thermidor an II,
  • Jean-Antoine Forestier, fondeur, (1755-1794), guillotiné le 10 thermidor an II,
  • Gamory.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette section s’appela d’abord « section de l’Oratoire ». En mai 1792, elle l’abandonna pour prendre celui de « section des Gardes-Françaises ».

Territoire[modifier | modifier le code]

Rectangle au nord de la section du Muséum, entre celle-ci et la rue Saint-Honoré. La future rue de Rivoli le traverse.

La rue Saint-Honoré, à droite, depuis la rue Froid-Manteau jusqu’à la rue des Déchargeurs : la rue des Déchargeurs, à droite, jusqu’à la rue des Fourreurs : la rue des Fourreurs, à droite, jusqu’à la rue des Lavandières : la rue des Lavandières, à droite, jusqu’à la rue des Mauvaises-Paroles : la rue des Mauvaises-Paroles à droite et à gauche : la rue Béthisy à droite : la rue des Fossés-Saint-Germain, à droite, jusqu’à la colonnade du Louvre : les murs du Louvre jusqu’à la rue de Beauvais : la rue de Beauvais, à droite, jusqu’à la rue Froid-Manteau : la rue Froid-Manteau, à droite, depuis la rue de Beauvais jusqu’à celle Saint-Honoré[2].

Intérieur[modifier | modifier le code]

Les rues Jean-Saint-Denis, du Chantre, Champ-fleuri, du Coq, du Louvre, d’Angivilliers, des Poulies, Bailleul, partie de celle de l’Arbre-sec, du Roule, Tirechappe, des Bourdonnais, des Déchargeurs, des deux côtés, depuis la rue des Fourreurs jusqu’à celle des Mauvaises-Paroles, etc., et généralement toutes les rues, culs-de-sacs, places, etc. enclavées dans cette limite.

Local[modifier | modifier le code]

La section des Gardes-Françaises se réunissait dans l’église de l’Oratoire du Louvre, 145 rue Saint-Honoré.

Population[modifier | modifier le code]

12 850 habitants, dont 1 680 ouvriers et 305 économiquement faibles.

9 Thermidor an II[modifier | modifier le code]

Lors de la chute de Robespierre, le 9 thermidor an II, la section des Gardes-Françaises resta fidèle à la Convention nationale, tandis que deux de ses représentants prêtèrent serment à la Commune de Paris, ils furent guillotinés les 10 et 11 thermidor an II.

Évolution[modifier | modifier le code]

Après le regroupement par quatre des sections révolutionnaires par la loi du 19 vendémiaire an IV () qui porte création de 12 arrondissements, la présente section est maintenue comme subdivision administrative, puis devient, par arrêté préfectoral du , le quartier Saint-Honoré (4e arrondissement de Paris)[3].

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]