Section des Sans-Culottes

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La section des Sans-Culottes était, sous la Révolution française, une section révolutionnaire parisienne[1].

Représentants[modifier | modifier le code]

Elle était représentée à la Commune de Paris par :

Historique[modifier | modifier le code]

Cette section, qui, connue d’abord sous le nom de « section de Saint-Nicolas-du-Chardonnet », puis sous celui de « section du Jardin-des-Plantes », qu’elle reprit après le 9 thermidor an II. Elle prit le nom de « section des Sans-Culottes » en août 1792 et reprit son ancien nom en ventôse an II.

Territoire[modifier | modifier le code]

Il correspondait au Jardin des Plantes.

Limites[modifier | modifier le code]

Le bord de la rivière, depuis le boulevard de l'Hôpital jusqu’à la pompe du quai de la Tournelle : la rue des Bernardins des deux côtés la rue Saint-Nicolas, à gauche : la rue Traversine, à gauche, jusqu’à la rue d'Arras : la rue d'Arras, à gauche, jusqu’à la rue Clopin : la rue Clopin, à gauche, jusqu’à la rue Bordet : la rue Bordet et Mouffetard, jusqu’à la rue de l'Épée-de-Bois : la rue de l'Épée-de-Bois, à gauche : la rue du Noir, à gauche, jusqu’à la rue Françoise : la rue Françoise et la rue du Puits-de-l'Ermite, à gauche, jusqu’à la rue du Battoir : la rue du Battoir, à gauche, jusqu’à la rue d'Orléans : la rue d'Orléans, à gauche, jusqu’à la rue du Jardin-du-Roi : la rue du Jardin-du-Roi, à gauche, depuis la rue d'Orléans, jusqu’à la rue Buffon : la rue de Buffon, à gauche, jusqu’au boulevard : le bout du boulevard, à gauche, jusqu’à la rivière.

Intérieur[modifier | modifier le code]

Les quais de la Tournelle, de Saint-Bernard : le Jardin du Roi, les rues de Seine, du Jardin-du-Roi, du Battoir, Copeaux, partie de celle de la Clef, Tripelet, Gracieuse, Neuve-Saint-Médard, Neuve-Saint-Étienne, de la Doctrine Chrétienne, des Fossés-Saint-Victor, des Boulangers, du Faubourg Saint-Victor, Saint-Victor, du Mûrier, du Paon-Saint-Victor, du Bon-Puits, de Versailles, des Folies-Saint-Bernard, le cloître des Bernardins, la Place aux Veaux, etc. ; et généralement toutes les rues, culs-de-sacs, places, etc. enclavés dans cette limite.

Population[modifier | modifier le code]

15 125 habitants, dont 1 695 ouvriers et 3 950 économiquement faibles.

Local[modifier | modifier le code]

La section des Sans-Culottes se réunissait dans l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, située 23 rue des Bernardins.

9 Thermidor an II[modifier | modifier le code]

Lors de la chute de Robespierre, le 9 thermidor an II, la section des Sans-Culottes resta fidèle à la Convention nationale ; seul un représentant de cette section, C. Bigaud prêta serment à la Commune de Paris, il fut guillotiné le 11 thermidor an II.

Rapport d’Edme-Bonaventure Courtois :

« Cette section avait acquis une réputation de sagesse bien méritée, fut constamment agitée depuis le 10 août qu’Hanriot, qui demeurait dans son enceinte, en devint commandant. Tous les hommes éclairés qu’elle contient en avaient été éloignés par la Terreur sous le règne du sans-culottisme, et elle se distingua par toutes ses folies que son nom privilégié de Sans-Culottes semblait excuser. Il n’est donc pas étonnant qu’au 9 thermidor, époque où Hanriot, qui avait plusieurs aides-de-camp ou adjudants et beaucoup d’amis à qui il distribuait de l’argent, dans son sein, était en pleine rébellion contre les autorités nationales, cette section ait éprouvé quelques orages et se soit prononcée un peu tard en faveur de la Convention. »

François Hanriot était membre et commandant de cette section.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  • Procès-verbal de l’Assemblée nationale, t. 22, Paris, Baudouin, 1789, p. 79-80.