Section des Arcis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La section des Arcis était, sous la Révolution française, une section révolutionnaire parisienne.

Elle était représentée à la Commune de Paris par :

  • Nicolas Jérôme (1750-1794), tourneur, officier municipal, chargé de l’administration des postes, guillotiné,
  • Lepine,
  • François-Auguste Paffe (1753-1794), bonnetier, guillotiné.

Histoire[modifier | modifier le code]

La section n’a pas changé de nom depuis sa création.

Territoire[modifier | modifier le code]

Secteur compris entre le Châtelet et l’Hôtel de Ville.

Limites[modifier | modifier le code]

La rue de la Joaillerie, à droite du pont au Change à la rue Saint-Jacques-la-Boucherie : la rue Saint-Jacques-la-Boucherie, à droite, jusqu’à la rue Planche-Mibray : la rue des Arcis, à droite, jusqu’à la rue de la Verrerie : la rue de la Verrerie, à droite, jusqu’à la rue du Coq : la rue du Coq, à droite, jusqu’à la rue de la Tixéranderie : la rue de la Tixeranderie, à droite, jusqu’à la rue du Mouton : la rue du Mouton et de suite la place de Grève, à droite jusqu’à la rivière : le bord de la rivière, depuis la place de Grève jusqu’au pont au Change[1].

Intérieur[modifier | modifier le code]

Le quai de Gesvres, quai Pelletier, les rues de la vieille Place-aux-Veaux, de la Tannerie, de la Vannerie, de la Coutellerie, de la Planche-Mibray, Jean-Pain-Mollet, Saint-Bon, de la Poterie-des-Arcis, des Coquilles, etc., et généralement toutes les rues, culs-de-sacs ; places, etc. enclavés dans cette limite.

Local[modifier | modifier le code]

La section des Arcis se réunissait dans l’église Saint-Jean-en-Grève, située derrière l'Hôtel de Ville, sur l'emplacement de l'actuelle rue de Lobau.

Population[modifier | modifier le code]

11 800 habitants, dont 850 économiquement faibles. La section comprenait 1 800 citoyens actifs.

9 Thermidor an II[modifier | modifier le code]

Lors de la chute de Robespierre, le 9 thermidor an II, la section des Arcis soutint la Convention nationale, sauf deux de ses représentants qui soutinrent la Commune de Paris, Nicolas Jérôme et François-Auguste Paffe.

Évolution[modifier | modifier le code]

Après le regroupement par quatre des sections révolutionnaires par la loi du 19 vendémiaire an IV () qui porte création de 12 arrondissements, la présente section est maintenue comme subdivision administrative, puis devient, par arrêté préfectoral du , le quartier des Arcis (7e arrondissement de Paris)[2].

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Procès-verbal de l’Assemblée nationale, t. 22, Paris, Baudouin, 1789, p. 61.
  2. Dictionnaire historique des rues et monuments de Paris, de Félix et Louis Lazare, 1855.