Scott Joplin

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Scott Joplin
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Scott Joplin en 1907.
Informations générales
Nom de naissance Scott Joplin
Naissance
Texarkana (Texas)
Décès (à 48 ans)
New York (État de New York)
Activité principale compositeur
Genre musical ragtime
Instruments piano
Années actives 1895-1917

Scott Joplin, né le à Texarkana (Texas) et mort le à New York, est un pianiste et compositeur afro-américain. Bien qu'ayant écrit des œuvres dans plusieurs styles, y compris le classique et l'opéra, sa notoriété tient principalement à ses compositions de musique ragtime. Sa musicalité, son talent et son importance dans l’histoire du ragtime et de la musique américaine sont exceptionnels. Encore aujourd’hui, Scott Joplin demeure le plus connu des compositeurs ayant écrit des ragtimes. Ses morceaux les plus célèbres dans ce style sont le Maple Leaf Rag, publié en 1899, et The Entertainer, publié en 1902.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

On ne connaît pas précisément le lieu de naissance de Scott Joplin[1]. Sur sa tombe, en revanche, il est indiqué qu'il est né le [2],[3]. On sait qu’il vient au monde dans le comté de Bowie au Texas[4]. Selon le recensement américain du , il est âgé de deux ans cette année-là et se trouve alors dans le comté de Davis. Dix ans plus tard, le recensement suivant le situe à Texarkana, toujours au Texas[5]. Scott est l'enfant de Florence Givins, du Kentucky, née vers 1841, et de Giles Joplin, de la Caroline du Nord, né vers 1842 et qui a grandi dans la condition d'esclave[6].

Scott est le deuxième enfant d'une famille de six : Monroe (né en 1861), lui-même, Robert (né en mars 1869), Josie (née en 1870), William (né en 1875) et Johnny (né en mars 1880).

Son père, Giles, est un cheminot et sa mère, Florence, travaille comme lavandière et femme de ménage[6]. Comme ils pratiquent tous deux la musique, son père est violoniste et sa mère banjoïste et chanteuse[7], leurs enfants grandissent dans un environnement musical : les frères et sœurs de Scott jouent de la guitare, de la trompette ou chantent dans des chorales.

En 1880, la famille emménage à Texarkana[8].

Maple Leaf Rag, publié en 1899

Le premier contact du jeune Scott avec le piano a probablement lieu lorsque sa mère travaille comme femme de ménage dans la maison d'une famille blanche. On rapporte aussi que Scott était fasciné par le piano de l'un de ses voisins, et qu'il commença à toucher cet instrument dès l'âge de huit ans. Comme en font foi certaines anecdotes, il apprend les rudiments du piano par lui-même, en autodidacte, quand il va jouer chez les voisins où sa mère travaille. Joplin fera d’ailleurs allusion à cette histoire dans son opéra Treemonisha (1911), dont l'action se situe près de Texarkana : « Dans la préface, Joplin nous apprend que l'héroïne, Treemonisha, à l'âge de sept ans, fut éduquée par une femme blanche du voisinage en échange des travaux ménagers que sa mère faisait chez elle »[9]. » On peut voir là une sorte d'hommage rendu par Scott à sa mère pour sa formation musicale. Quant à son père, bien qu'il soit pauvre, il lui offre un piano ainsi que des leçons du professeur de musique Julius Weiss (en)[10],[11]. Ce dernier, conscient du talent de Scott, l'initie très jeune à la musique. Il lui apprend les techniques de l’harmonie et celles de la composition, ainsi que les genres musicaux européens, comme l’opéra[12].

Dans les années 1880, Scott fait un voyage à Saint-Louis, dans le Missouri, une ville qui deviendra un centre important du ragtime. C’est aussi à cette époque que débute sa carrière musicale.

Début de sa carrière musicale et succès[modifier | modifier le code]

Au début des années 1890, après avoir voyagé à travers le Midwest, Joplin commence sa carrière musicale comme cornettiste avec le Queen City Concert Band[13].

En 1894, il déménage à Sedalia[14], dans le Missouri, où il travaille comme pianiste dans des clubs comme le Maple Leaf et le Black 400[13]. Parallèlement, il donne des cours de musique à plusieurs jeunes musiciens comme Arthur Marshall, Scott Hayden et Brun Campbell qui deviendront des compositeurs de ragtime[15].

C'est en 1895, à Syracuse, qu'il publie sa première œuvre, la chanson Please Say You Will[16], bientôt suivie d'une autre, A Picture of Her Face.

En 1896, il prend des cours de musique au George R. Smith College (en) à Sedalia[17],[18],[19]. Toutefois, en raison d’un incendie survenu en 1925, qui détruisit tous les documents de cette institution, on ignore le niveau de scolarité atteint par Joplin. Sa carrière de compositeur se poursuit avec la composition de deux marches et d'une valse.

L’année 1899 est celle d'une de ses compositions les plus célèbres : le Maple Leaf Rag[20]. Cette pièce devient un véritable phénomène dans l'environnement musical américain[21], et la partition se vendra à au moins un million d'exemplaires dans les années qui suivent[22]. C'est d'ailleurs la première composition dont la partition atteint ces ventes. Cependant, le compositeur touche une part infime sur chaque vente de ses morceaux (un cent par vente). La publication du Maple Leaf Rag fait de Joplin l'une des grandes figures de ce nouveau courant musical, et son nom devient bientôt synonyme de ragtime. Cette même année, il publie aussi Original Rags, mais son succès fut moindre que pour le Maple Leaf Rag. Joplin compose ensuite The Ragtime Dance (publiée en 1902), une pièce dramatique pour danseurs et narrateur chantant. La pièce est présentée au Wood’s Opera House de Sedalia le [23],[24].

En 1900, toujours à Sedalia, il compose un dernier rag, Swipesy Cakewalk (en), avec Arthur Marshall[25], puis il déménage à Saint-Louis avec Bella, qu'il vient d'épouser. C’est dans cette ville, entre 1900 et 1903, qu'il écrit plusieurs pièces importantes : The Entertainer, Elite Syncopations, March Majestic, Ragtime Dance et The Strenuous Life, un hommage au président Theodore Roosevelt[26]. Son nom est déjà très connu à cette époque.

Son mariage avec Bella s'étant terminé par un divorce, Joplin épouse Freddie Alexander à Little Rock en 1904. Après le mariage, ils se rendent en train à Sedalia, en s'arrêtant au passage dans différentes villes pour y donner des concerts. Deux mois seulement après le mariage survient un événement tragique : Freddie meurt le , à l’âge de 20 ans, d’une pneumonie consécutive à une grippe[14],[27]. Le Ragtime Waltz Bethena, qu'écrit Joplin en 1905, évoque sa relation avec Freddie Alexander ; c'est un morceau très triste et difficile à jouer. Joplin ne retournera plus à Sedalia après les funérailles de sa bien-aimée. C'est justement à partir de ce moment-là que Scott Joplin voit sa carrière décliner et sa situation financière devenir de plus en plus difficile, du fait qu'il est très mal payé comparativement au succès que rencontrent ses œuvres. Il reste à Saint-Louis, où il occupe quelques petits emplois ici et là afin de mettre un peu d'argent de côté.

The Entertainer, publié en 1902

Sa vie à New York[modifier | modifier le code]

En 1907, à Chicago, il travaille avec Louis Chauvin, un jeune pianiste exceptionnel qu’il a rencontré à Saint-Louis, avec qui il compose Heliotrope Bouquet[28], un slow drag très mélodique. Durant l’été de la même année, Scott se rend à New York afin de trouver du financement pour son opéra Treemonisha. C’est là qu'il rencontre Joseph Lamb[29], lui aussi compositeur de ragtime. Ils deviennent amis et établissent une solide relation sur le plan musical. Joplin recommande à son éditeur, John Stillwell Stark, de publier certaines œuvres de Lamb, notamment Sensation, un ragtime composé par eux deux. Joseph Lamb deviendra l'un des trois plus importants compositeurs de ragtime de tous les temps, avec Scott Joplin et James Scott.

Jusque-là, Joplin publiait toutes ses œuvres chez Stark, mais il décide en 1908 de trouver de nouveaux éditeurs. L'un des plus importants est Seminary Music au Tin Pan Alley[30], qui embauchera plus tard Irving Berlin[31], qui deviendra l'un des plus grands compositeurs américains. Cette même année, il fait publier School of Ragtime, qui est une sorte de méthode d'apprentissage du piano ragtime avec des exercices faciles. En 1910, Joplin publie un seul ragtime, intitulé Stoptime Rag, puis en 1911, son deuxième opéra (le premier a été perdu) Treemonisha et Felicity Rag (publié avec Scott Hayden)[32].

Treemonisha et déclin de sa santé[modifier | modifier le code]

Treemonisha[33] est un opéra écrit par Scott Joplin et publié en . L’histoire a pour cadre un village rural de l’Arkansas, non loin de l'endroit où Scott a grandi à Texarkana. Cet opéra rend hommage non seulement à sa mère, quand il montre comment Treemonisha fut éduquée dans une famille blanche, mais aussi à Freddie, sa deuxième femme, en situant l’action en , le mois et l'année de sa naissance.

L’histoire montre Treemonisha, la seule afro-américaine instruite du village, qui affranchit les villageois de l’ignorance. La morale véhiculée par Joplin, qui voyait les problèmes des communautés afro-américaines, c'est que l’égalité raciale viendrait avec l’éducation[34],[35]. La partition de cet opéra, publiée en 1911 dans l'American Musician and Art Journal, était accompagnée d'une critique assez approfondie[36].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1901, il épouse Belle Hayden, le couple divorce en 1904[14].

Le , il épouse Freddie Alexander qui décède prématurément des suites d'une pneumonie le [27],[14].

En 1909, il épouse Lottie Stokes[37],[14].

Fin de vie[modifier | modifier le code]

En 1913, avec sa troisième et dernière épouse, Lottie, il fonde une maison d’édition où il publie Magnetic Rag (en)[38] l'année suivante. Ses dernières compositions (des rags, une scène de vaudeville, une pièce musicale, une symphonie et un concerto de piano) ont toutes été perdues et n'ont jamais été publiées.

On a dit[réf. nécessaire] que Scott Joplin ne comptait pas parmi les meilleurs pianistes de son temps, mais cela était probablement dû aux premiers symptômes de la syphilis, qui provoque un manque de coordination des doigts. Nous ne savons pas vraiment quel était le niveau professionnel de sa prestation au piano ; certains affirment qu’il était l'un des meilleurs pianistes au monde, se basant en particulier sur des enregistrements d'époque par la remarquable « méthode pianola » qui reproduit fidèlement le style des interprètes, d’autres qu’il « jouait lentement, mais avec beaucoup de précision ».

En 1916, sa santé commence à se détériorer, car la syphilis[39] (dont il souffrait probablement depuis une vingtaine d'années déjà) a atteint la phase tertiaire au point de le rendre schizophrène. Il est hospitalisé vers la mi-, puis transféré au Manhattan Psychiatric Center (en) de New York, un hôpital psychiatrique, où il s’éteint le à l'âge de 48 ans[40],[41].

Scott Joplin repose au cimetière Saint Michel (Saint Michael's Cemetery) d'East Elmhurst, dans l'état de New York[3],[42].

Prix, distinction, hommages[modifier | modifier le code]

La musique de Joplin et le ragtime ont fini par perdre de leur popularité, se diluant dans le jazz en évoluant vers d'autres styles musicaux comme le stride. Néanmoins, le ragtime demeure un genre musical important dans l'histoire de la musique en général, afro-américaine en particulier. Quant à la filiation directe entre le ragtime et le jazz, il est remarquable qu'un musicien de jazz aussi incontestable que Sidney Bechet (1897-1959) ne parlait pas lui-même de « jazz » à propos de sa propre musique, mais, encore à la fin des années 1950, de « ragtime »[43],[44]. Mais à partir des années 1970, il connait un regain de reconnaissance[45].

Une fondation internationale du ragtime[modifier | modifier le code]

La Scott Joplin International Ragtime Foundation[60] est une association qui s'est donné pour mission de faire comprendre et apprécier la contribution de Scott Joplin à la musique ragtime, en même temps que l’importance historique de la ville de Sedalia.

Cette fondation organise chaque année un festival ragtime d'une semaine.

Sa musique, son style[modifier | modifier le code]

ScottJoplin.jpeg

On peut affirmer que le ragtime a atteint le statut de musique classique, bien que ce statut lui soit parfois refusé. Une constatation importante est que ces morceaux tirent leur qualité du jumelage de la musique africaine et de la musique classique. S'il est une chose importante que Scott Joplin nous ait léguée, c'est le répertoire musical qu'il a créé. Qu'il s'agisse de ses courtes compositions pour piano ou de ses œuvres d'envergure comme un grand opéra et un ballet en ragtime, la musique de Joplin représente la rencontre de deux traditions musicales — la structure de la musique sérieuse occidentale et les mélodies et rythmes des communautés afro-américaines du dix-neuvième siècle.[interprétation personnelle]

C'est dans le ragtime que l'on peut tout particulièrement observer ce phénomène du mariage de la musique classique et de la musique africaine. Le rythme syncopé du ragtime ajoute une touche africaine à un style de musique relativement classique : « Ainsi, tandis que la forme, le jeu de la main gauche, l'harmonie et le mouvement chromatique dérivent tous finalement de sources européennes, les éléments rythmiques ont des racines africaines et le mélange qui en résulte constitue la quintessence de la musique afro-américaine »[61].

Liste des compositions[modifier | modifier le code]

Ragtime, marches et valses[modifier | modifier le code]

Les dates correspondent aux années de publication.

Original Rags (1899)
Weeping Willow (1903)
The Chrysanthemum (1904)
Bethena (1905)
Rose Leaf Rag (1907)
Solace (1909)

1896

  • Great Crush Collision - March
  • Combination - March
  • Harmony Club - Waltz

1899

1900

1901

  • Sunflower Slow Drag - A Ragtime Two Step (avec Scott Hayden)
  • Augustan Club - Waltz
  • Peacherine Rag
  • The Easy Winners - A Ragtime Two Step

1902

  • Cleopha - March and Two Step
  • The Strenuous Life - A Ragtime Two Step
  • A Breeze From Alabama - A Ragtime Two Step
  • Elite Syncopations
  • The Entertainer - A Ragtime Two Step
  • March Majestic

1903

  • Something Doing - Cake Walk March (avec Scott Hayden)
  • Weeping Willow - Ragtime Two Step
  • Palm Leaf Rag - A Slow Drag

1904

  • The Favorite - Ragtime Two Step
  • The Sycamore - A Concert Rag
  • The Chrysanthemum - An Afro Intermezzo
  • The Cascades - A Rag

1905

  • Bethena - A Concert Waltz
  • Binks' Waltz
  • Leola - Two Step
  • Rosebud - Two Step

1906

  • Eugenia
  • Antoinette - March and Two Step
  • The Ragtime Dance - Two Step

1907

  • Nonpareil (None To Equal)
  • Searchlight Rag - A Syncopated March and Two Step
  • Gladiolus Rag
  • Lily Queen - A Ragtime Two Step (avec Arthur Marshall)
  • Rose Leaf Rag - A Ragtime Two Step
  • Heliotrope Bouquet - A Slow Drag Two Step (avec Louis Chauvin)

1908

  • School of Ragtime - 6 Exercices for Piano
  • Fig Leaf Rag
  • Sugar Cane - A Ragtime Classic Two Step
  • Pine Apple Rag
  • Sensation - A Rag (Joseph Lamb, arrangé par Joplin)

1909

  • Wall Street Rag
  • Solace - A Mexican Serenade
  • Pleasant Moments - Ragtime Waltz
  • Country Club - Ragtime Two Step
  • Euphonic Sounds - A Syncopated Novelty
  • Paragon Rag

1910

  • Stoptime Rag

1911

1912

  • Scott Joplin's New Rag

1913

  • Kismet Rag (avec Scott Hayden)
  • Prelude to Act 3 (de Treemonisha)
  • A Real Slow Drag (de Treemonisha)

1914

  • Magnetic Rag

1915

  • Frolic of the Bears (de Treemonisha)

1917 (Posthume)

  • Reflection Rag - Syncopated Musings

1970 (Posthume)

  • Silver Swan Rag (composé vers 1914)

Chansons[modifier | modifier le code]

1895

The Ragtime Dance, 1902
Maple Leaf Rag Song, 1904
Pine Apple Rag Song, 1910
  • Please Say You Will
  • A Picture of Her Face

1902

  • I Am Thinking of My Pickaninny Days (avec Henry Jackson)
  • The Ragtime Dance

1903

  • Little Black Baby (avec Louise Armstrong Bristol)

1904

  • Maple Leaf Rag - Song (avec Sydney Brown)

1905

  • Sarah Dear (avec Henry Jackson)

1906

  • Good Bye Old Gal, Good Bye (Mac Darden et H. Carroll Taylor, arrangé par Joplin)

1907

  • Snoring Sampson - A Quarrel In Ragtime (Harry La Mertha, arrangé par Joplin)
  • When Your Hair is Like the Snow (avec Frederick Forrest Berry)

1910

  • Pine Apple Rag - Song (avec Joe Snyder)

1911

  • Lovin' Babe (Al. R. Turner, arrangé par Joplin)

Opéra[modifier | modifier le code]

1911

Œuvres perdues[modifier | modifier le code]

1901

  • A Blizzard

1903

  • A Guest of Honor : Opera (Dude's Parade, Patriotic Patrol, Song/Inst based on Antoinette)

1905

  • You Stand Good With Me, Babe

1915

  • Morning Glories
  • For the Sake of All
  • Syncopated Jamboree (Stage Presentation)
  • Pretty Pansy Rag
  • Recitative Rag

1916

  • If (Musical Comedy)
  • Symphony No. 1
  • Piano Concerto

Partitions[modifier | modifier le code]

Fichier audio
Elite Syncopations
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Anecdotes[modifier | modifier le code]

Bibliographie (sélection)[modifier | modifier le code]

  • (en-US) Rudi Blesh, They All Played Ragtime, Oak Publications, , 347 p. (ISBN 978-0825600913)
  • (en-US) Addison W. Reed, « Scott Joplin, Pioneer », The Black Perspective in Music, Vol. 3, No. 1,‎ , p. 45-52 (lire en ligne)
  • (en-US) Theodore Albrecht, « Julius Weiss: Scott Joplin's First Piano Teacher », College Music Symposium, Vol. 19, No. 2,‎ , p. 89-105 (lire en ligne)
  • (en-US) Edward A. Berlin, King of Ragtime: Scott Joplin and His Era, Oxford University Press, , 352 p. (ISBN 9780195087390)
  • (en-US) Steven Otfinoski, Scott Joplin: Life in Ragtime, Franklin Watts, , 143 p. (ISBN 9780531112441)
  • Simone Reverchon, Scott Joplin, poète du ragtime : 1868-1917, CNRS Editions, , 183 p. (ISBN 978-2271058546)
  • (en-US) Susan Curtis, Dancing to a Black Man's Tune: A Life of Scott Joplin, University of Missouri, , 288 p. (ISBN 9780826215475)
  • (en-US) Janet Hubbard-Brown, Scott Joplin: Composer, Chelsea House Publications, , 103 p. (ISBN 9780791092118)
  • (it) Gildo De Stefano, RagTime, Jazz, & dintorni, Préface de Amiri Baraka, SugarCo Editions, Milan 2007 (ISBN 978-88-7198-532-9)

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. (en) « Scott Joplin », sur RagPiano.com (consulté le 20 janvier 2020)
  3. a et b (en-US) « Scott Joplin », sur Find a Grave
  4. Encyclopædia Universalis, « SCOTT JOPLIN », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 12 juin 2019)
  5. Edward A. Berlin, King of Ragtime: Scott Joplin and His Era New York, Oxford University Press, 1994, p. 4
  6. a et b (en-US) « Scott Joplin | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le 12 juin 2019)
  7. (en-US) « Scott Joplin », sur Biography (consulté le 20 janvier 2020)
  8. (en) « Scott Joplin | Biography, Music, & Facts », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 12 juin 2019)
  9. (en)Ibid. p.6 : « In the preface, Joplin states that the heroine Treemonisha, at the age of seven, received her education from a nerby white woman in exchange for her mother’s housework. »
  10. (en-GB) Theodore Albrecht, « Julius Weiss: Scott Joplin's First Piano Teacher - College Music Symposium », sur symposium.music.org (consulté le 20 janvier 2020)
  11. a et b (en-US) LARRY WOLZ, « WEISS, JULIUS », sur tshaonline.org, (consulté le 20 janvier 2020)
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  15. (en-US) Femi Lewis, « How did Scott Joplin become the King of Ragtime? », sur ThoughtCo (consulté le 20 janvier 2020)
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  61. (en)J. Peter Burkholder, Donald GROUT et Claude V. PALISCA. Op. Cit. p.769 : « So while the form, left-hand pattern, harmony, and chromatic motion all ultimalely derive from European sources, the rhythmic elements have African roots, and the resulting mixture is quintessentially African-American. »

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