San Lorenzo de El Escorial

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San Lorenzo de El Escorial
Blason de San Lorenzo de El Escorial
Héraldique
Drapeau de San Lorenzo de El Escorial
Drapeau
San Lorenzo de El Escorial
San Lorenzo de El Escorial et, au premier-plan, l'Escurial.
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Statut Commune
Communauté autonome Madrid Communauté de Madrid
Province Madrid
Maire
Mandat
Carlota López Esteban
2019-2023
Code postal 28200
Démographie
Population 18 088 hab. ()
Densité 321 hab./km2
Géographie
Coordonnées 40° 35′ 37″ nord, 4° 08′ 34″ ouest
Altitude 1 032 m
Superficie 5 640 ha = 56,4 km2
Divers
Fondation 1836
Localisation
Localisation de San Lorenzo de El Escorial

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San Lorenzo de El Escorial

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San Lorenzo de El Escorial
Liens
Site web http://www.sanlorenzo
deelescorial.org/

San Lorenzo de El Escorial est une commune espagnole située dans la communauté de Madrid.

C'est sur son territoire que se trouve le site royal de Saint-Laurent-de-l'Escurial ; ainsi que, à une certaine distance, le site du Valle de los Caídos.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le territoire communal s'étend sur 56,4 km2 au nord-ouest de la communauté de Madrid, en limite avec la communauté de Castille-et-León, sur le versant sud-est de la sierra de Guadarrama, au pied des monts Abantos et Las Machotas. Le centre urbain se trouve à 47 km de Madrid.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Peguerinos
(Castille-et-León
Guadarrama Rose des vents
Santa María de la Alameda N Collado Villalba
Galapagar
O    San Lorenzo de El Escorial    E
S
Zarzalejo L'Escurial

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de cette localité est liée à la construction du monastère de l'Escurial. En 1558, le roi Philippe II désigne une commission composée notamment d'architectes et de médecins chargée de choisir un site approprié à l'érection de l'édifice. Le village d'El Escorial remplit alors toutes les conditions matérielles nécessaires pour mener à bien une telle entreprise par son abondance de forêts, de carrières et de terrains de chasse, la qualité de ses eaux et son emplacement au centre géographique de la péninsule ibérique[1].

Le roi acquiert un certain nombre de terres afin de constituer un domaine royal au milieu duquel les travaux du monastère commencent en 1563 et se poursuivront pendant vingt ans. En 1565, la bourgade obtient le statut municipal de villa, dotée d'un maire qui exerce son autorité sur le noyau urbain, alors que les terrains de chasse sont gérés par la Couronne et les terres agricoles par le prieur du monastère. Sur le plan religieux, le lieu est détaché du puissant archevêché de Tolède pour être placé sous la juridiction exclusive du prieur par deux bulles papales datées de 1585 et 1586[2].

En 1767, Charles III autorise la construction de maisons autour du monastère royal, ce qui entraîne le développement d'une véritable petite ville, mais de manière anarchique jusqu'à s'étendre sur les pentes des montagnes environnantes. Pour y remédier, le souverain confie à l'architecte Juan de Villanueva le soin de donner un nouvel ordonnancement à l'ensemble urbain. Celui-ci reconfigure le centre historique en projetant des rues et des places afin d'atténuer le fort dénivelé existant entre l'esplanade située devant le monastère et les pentes raides du mont Abantos. De cette époque datent la rue Floridablanca, une des plus importantes du bourg, et les places de la Croix et de la Constitution. Le tout est complété par la construction de divers bâtiments comme les maisons des infants.

Le , San Lorenzo est détaché de El Escorial pour former une municipalité distincte.

Pendant la guerre civile (1936-1939), la ville demeure sous l'autorité du gouvernement républicain et son nom est changé en El Escorial de la Sierra[3].

À partir de la seconde moitié du XXe siècle, la ville connaît une forte expansion urbaine notamment sur le versant sud-est du mont Abantos. Elle s'accompagne d'un développement économique en lien avec la vocation touristique du site.

La rue Floridablanca à San Lorenzo.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration territoriale et judiciaire[modifier | modifier le code]

Au point de vue administratif, la commune est le chef-lieu d'un district judiciaire regroupant treize communes.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune est dirigée par un conseil municipal de dix-sept membres élus pour quatre ans. De 1995 à 2015, le Parti populaire (PP) dirige la municipalité. En 2015, un parti local Vecinos por San Lorenzo de El Escorial (VxSLE) dirige la commune avec le soutien de plusieurs formations dont le PSOE et Ciudadanos. À la suite des élections du 26 mai 2019, Carlota López Esteban, candidate du Parti populaire, est élue maire le 15 juin suivant, en obtenant neuf voix issues du PP, de Ciudadanos et de Vox[4].

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2015 José Luis Fernández-Quejo PP  
2015 2019 Blanca Juárez VxSLE  
2019 En cours Carlota López Esteban PP  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population
1842 1860 1877 1900 1910 1920 1930 1940 1950
1 4122 0943 2594 2234 9174 5695 9365 7336 937
1960 1970 1981 1991 1996 2001 2006 2012 2018
8 0228 1108 9538 64810 02812 45516 00518 54518 088
(Sources : INE)

Économie[modifier | modifier le code]

Le tourisme, l'hôtellerie et le commerce constituent les principales activités économiques de la commune qui est une des destinations touristiques les plus importantes de la Communauté de Madrid. Les visiteurs viennent pour la plupart de Madrid pour une visite de courte durée, généralement une journée, sans loger sur place.

San Lorenzo abrite deux des monuments les plus visités en Espagne, gérés par le Patrimoine national. Le monastère de l'Escurial est ainsi le deuxième monument le plus fréquenté après le palais royal de Madrid et le Valle de los Caídos le troisième, avec 340 000 visiteurs en 2018[5].

Les nuitées à l'hôtel ont une place insignifiante dans l'économie de la ville, de même que dans d'autres villes historiques de la région, comme Alcalá de Henares, Aranjuez ou Chinchón.

Depuis quelques années, la commune cherche à développer les séjours avec nuitées comme les concours et les cours culturels ou bien les conventions professionnelles. À cet effet, les cours d'été de l'université complutense de Madrid, qui se tiennent dans les locaux de l'Euroforum, ont été créés pour promouvoir San Lorenzo comme ville de congrès.

Équipements et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route M-600 qui la met en relation avec Guadarrama et l'autoroute A-6, dite « autoroute du nord-ouest » qui relie Madrid à La Corogne.

Transports publics[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire du Consortium régional des transports de Madrid est situé sur le territoire de la commune voisine d'El Escorial. Elle est desservie par les trains de la ligne C-3a des Cercanías Madrid.

La ville est aussi desservie par des lignes d'autobus interurbains :

Direction
640 Robledo de Chavela, Valdemaqueda
661 Madrid
666 Zarzalejo, Las Navas del Marqués
667 Majadahonda
669 Villanueva de la Cañada
669A Fresnedilla, Navalagamella

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Saint-Quentin (France)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Juan Rafael De la Cuadra Blanco, « El Escorial y el Templo de Salomón (chapitre "Antecedentes") », sur delacuadra.net
  2. (es) Gregorio Sánchez Meco, El Escorial: de comunidad de aldea a villa de realengo, Ayuntamiento de El Escorial (Área de Cultura), (ISBN 84-88517-09-2)
  3. (es) Juan Eslava Galán, Una historia de la Guerra Civil que no va a gustar a nadie (página 64), Editorial Planeta, (ISBN 84-08-05883-5)
  4. (es) « Carlota López Esteban (PP), nueva alcaldesa de San Lorenzo de El Escorial tras el acuerdo 'in extremis' con Ciudadanos y Vox », sur Aquí en la Sierra,
  5. (es) Marta R. Domingo, « Año de récord en el Valle de los Caídos por el anuncio de la exhumación de Franco », sur ABC,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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