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Archidiocèse de Tolède

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Archidiocèse de Tolède
(es) Archidiócesis de Toledo
(la) Archidioecesis Toletana
Image illustrative de l’article Archidiocèse de Tolède
Cathédrale Sainte-Marie de Tolède.
Cathédrale Sainte-Marie de Tolède.
Informations générales
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Affiliation Conférence épiscopale espagnole
Archevêque Francisco Cerro Chaves (es),
depuis 2019
Langue(s) liturgique(s) espagnol
Superficie 19 333 km2
Création du diocèse Ier siècle
Élévation au rang d'archidiocèse IVe siècle
Province ecclésiastique Tolède
Diocèses suffragants Albacete
Ciudad Real
Cuenca
Sigüenza-Guadalajara
Adresse Arzobispado de Toledo
Arco de Palacio, 3
45002 Toledo (España)
Site web site de l'archidiocèse
Statistiques
Population 735 093 hab. (2022)
Population catholique 603 435 fidèles (2022)
Pourcentage de catholiques 82,1 %
Nombre de paroisses 272
Nombre de prêtres 432
Nombre de religieux 80
Nombre de religieuses 752
Image illustrative de l’article Archidiocèse de Tolède
Localisation du diocèse
Image illustrative de l’article Archidiocèse de Tolède
Diocèses suffragants
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

L'archidiocèse de Tolède (en latin : Archidioecesis Toletana ; en espagnol : archidiócesis de Toledo) est une Église particulière de l'Église catholique en Espagne. Son siège est la cathédrale Santa María de Tolède.

L'archidiocèse de Tolède confine : au nord-ouest, avec le diocèse d'Ávila ; au nord-est, avec le diocèse de Getafe et celui d'Alcalá de Henares ; à l'est, avec le diocèse de Cuenca ; au sud, avec le diocèse de Ciudad Real et celui de Cordoue ; et, à l'ouest, avec l'archidiocèse de Mérida-Badajoz et le diocèse de Plasencia[1].

En 2024[2], l'archidiocèse de Tolède comprend deux cent soixante-quatorze communes (en espagnol : municipio, au singulier).

Vingt-huit municipalités sont situées en Estrémadure : dix-huit dans la province civile de Badajoz — à savoir, Baterno, Capilla, Casas de Don Pedro, Castilblanco, Fuenlabrada de los Montes, Garbayuela, Garlitos, Helechosa de los Montes, Herrera del Duque, Peñalsordo, Puebla de Alcocer, Risco, Siruela, Talarrubias, Tamurejo, Valdecaballeros, Villarta de los Montes et Zarza-Capilla — et dix dans celle de Cáceres — à savoir, Alía, Bohonal de Ibor, Carrascalejo, Castañar de Ibor, Garvín, Guadalupe, Navalvillar de Ibor, Peraleda de San Román, Valdelacasa de Tajo et Villar del Pedroso.

Les deux cent quatre autres municipalités sont situées dans la province civile de Tolède, en Castille-La Manche.

Subdivisions

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En 2024, l'archidiocèse de Tolède est divisé en deux cent soixante-douze paroisses (en espagnol : parroquia, au singulier) réparties entre trente-six archiprêtrés (arciprestazgo, au singulier), eux-mêmes répartis entre quatre vicariats (vicaría, au singulier)[3].

La vicariat de Tolède comprend les huit archiprêtés de Camarena-Fuensalida, Escalona, Navahermosa, Los Navalmorales, Sagra Norte, Sagra Sur, Tolède et Torrijos[4] ; celui de Talavera, les neuf archiprêtés de Belvís de la Jara, Guadalupe, Herrera del Duque, Oropesa, Puebla de Alcocer, La Pueblanueva, El Puente del Arzobispo, El Real de San Vicente et Talavera de la Reina[5] ; et celui de La Manche, les sept archiprêtés de Consuegra, Madridejos, Mora, Ocaña, Orgaz, Quintanar de la Orden et Villacañas[6].

Suffragants et province ecclésiastique

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Siège métropolitain, il a pour suffragants les diocèses de Sigüenza-Guadalajara, Cuenca, Ciudad Real et Albacete. L'ensemble forme la province ecclésiastique de Tolède. Elle couvre approximativement la communauté autonome de Castille-La Manche.

Origines (IVe siècle)

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Selon la tradition, Tolède aurait été évangélisée au Ier siècle par saint Eugène qui aurait fondé l'église de Tolède. Mais la présence du christianisme à Tolède est plus tardive et les premières notices historiques qui nous ont été conservées datent du IVe siècle. Le premier évêque de Tolède dont l'existence est attestée est Melantius qui signa les actes du concile d'Elvire (300). Lors de la Grande persécution des chrétiens par l'empereur Dioclétien, a lieu, à Tolède, le martyre de Léocadie, sainte patronne de la ville, fêtée le [7]. En 400, se tient le premier des vingt-huit conciles de Tolède.

Période wisigothe

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Avec l'arrivée des wisigoths et spécialement après le choix de Tolède comme capitale du royaume, l'archevêché étend son domaine jusqu'à la province de Carthagène.

En 527, se tient le deuxième concile de Tolède, présidé par l'évêque Montanus.

En 587, se tient le troisième concile de Tolède, présidé par Léandre de Séville. Le roi wisigoth, Recarède, son épouse et sa cour, se convertissent au catholicisme, abjurant l'arianisme.

Domination arabe

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La domination arabe (711-1085) mit fin à la situation ecclésiastique privilégiée de Tolède.

Cependant, au VIIIe siècle des persécutions violentes obligèrent les chrétiens autochtones qui vivaient sur les terres musulmanes –les mozarabes– à fuir vers les royaumes chrétiens du nord.

La Reconquista

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Le roi Alphonse VI et les chrétiens ont conquis la cité de Tolède en 1085, en restituant son antique pouvoir à l'archevêque. Le premier archevêque de cette nouvelle ère est Bernard d'Agen, encore appelé Bernard de La Sauvetat, moine appartenant à l'Ordre de Cluny, qui à cette époque s'étendait en Espagne. Le siège épiscopal participa activement à la Reconquête, prenant en charge les territoires qui étaient conquis, et encourageant l'expansion des ordres militaires : Santiago, Calatrava et Alcantara. Durant cette période commence la construction de l'actuelle cathédrale Santa María de Tolède, dont les travaux dureront deux siècles.

Après la conquête, durant le règne des Rois catholiques, fut titulaire du siège de Tolède, le cardinal Francisco Jiménez de Cisneros, qui inaugura l'université d'Alcalá, dont le territoire appartenait alors à l'archevêque de Tolède. L'archevêque participa activement à la politique du royaume. Durant le règne de Philippe II, la cour s'installa à Madrid, bien que du point de vue ecclésiastique, Madrid continua d'être dépendante de Tolède. Durant le reste de l'Époque moderne, la cité subit un lent déclin. Même si le diocèse se maintient durant ce temps, peu à peu il perd de son poids face à d'autres plus puissants.

Époque contemporaine

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Durant les deux derniers siècles, l'archevêché a dû faire face à divers épisodes difficiles. Pendant l'invasion de Napoléon, le diocèse fut saccagé ; l'archevêque dut se réfugier dans la cité de Séville. Lors de la suppression de la mainmorte ecclésiastique décidée par Mendizábal et Madoz, commence un conflit entre le gouvernement d'Espagne et la Papauté ; pendant un certain temps, le siège de l'archevêché est resté vacant. Enfin, la Guerre civile espagnole entrainera la destruction d'une bonne partie du patrimoine artistique de l'archevêché et la mort de 281 prêtres. Après elle, on a procédé à la reconstruction matérielle et a été configuré l'aspect de l'actuel archidiocèse de Tolède.

Madrid, capitale de l'Espagne, se trouvait dans l'archidiocèse de Tolède. C'est seulement en 1885 que l'évêché de Madrid est créé, devenu archevêché en 1964.

L'archevêque de Tolède[8] porte le titre de « primat des Espagnes ». D'abord « métropolitain de la province de Carpétanie » (531 et surtout concile de Tolède III, 589), puis de la province de Carthaginoise (concile de Carthagène, 610), l'évêque de Tolède reçoit le pouvoir de consacrer tous les évêques espagnols (concile de Tolède XII, 681): il ne porte pas le titre de primat mais en assume le rôle[9],[10]. L’écroulement conjoint de la monarchie et de l’Église wisigothiques (711) amena de longs siècles d’effacement pour la chrétienté ibérique et il ne fut plus question ni de primats ni de conciles nationaux. Par la bulle Cunctis sanctorum du [11], Urbain II reconnaît à l'archevêque de Tolède, Bernard, et à ses successeurs, le titre de primat, avec juridiction sur l'Hispanie. Cette concession rencontrera tout au long des siècles suivants l'opposition farouche des métropoles de Tarragone, Compostelle, Braga, Narbonne et Séville[12], qui rendit la primatie de Tolède ineffective malgré la confirmation de ses droits par une multitude de bulles papales (1101, 1118, 1121, 1125, 1139, 1144, 1153, 1156, 1161, 1163, 1166, 1187, 1210, 1218, 1422, 1489...)[13]

Cathédrale et basiliques mineures

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La cathédrale Sainte-Marie de Tolède.

La primatiale de Tolède (en espagnol : catedral primada de Santa María de la Asunción), dédiée à l'Assomption de sainte Marie, est la cathédrale de l'archidiocèse[14].

Les deux basiliques mineures de l'archidiocèse sont :

  • la basilique du monastère royal Notre-Dame de Guadalupe (real monasterio de Santa María de Guadalupe), église abbatiale, basilique mineure le [15] ;
  • la basilique Notre-Dame du Prato (basílica de Nuestra Señora del Prado) à Talavera de La Reína, basilique mineure depuis le [16].

Évêques de Tolède

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Le premier évêque de Tolède supposé est saint Eugène I (San Eugenio I, Ier siècle), sans doute disciple de Denys l'Aréopagite.

Archevêques de Tolède

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Notes et références

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  1. (es) Mapa eclesiástico de España (consulté le 6 juin 2013)
  2. (es) Municipios de la diócesis de Toledo (consulté le 6 juin 2013)
  3. (es) Parroquias de la diócesis de Toledo (consulté le 16 octobre 2024)
  4. (es) Vicaría de Toledo, dans Guía de la archidiócesis de Toledo (2013), p. 1-10 (consulté le 6 juin 2013)
  5. (es) Vicaría de Tavalera, dans Guía de la archidiócesis de Toledo (2013), p. 11-22 (consulté le 6 juin 2013)
  6. (es) Vicaría de La Mancha, dans Guía de la archidiócesis de Toledo (2013), p. 23-30 (consulté le 6 juin 2013)
  7. (fr) Sainte Léocadie (consulté le 6 juin 2013)
  8. Jean-Philippe Goudot (préf. Pierrette Paravy), Primats, t. I : Origines et géographie, Paris, L'Harmattan, , 576 p. (ISBN 978-2-336-40275-8, présentation en ligne), p. 372-388 et Jean-Philippe Goudot, Primats, t. II : Papauté, conflits et mémoires, Paris, L'Harmattan, , 370 p. (ISBN 978-2-336-40278-9, présentation en ligne), p. 65.
  9. C. Martin, La Géographie du pouvoir dans l’Espagne visigothique, Lille, , p. 73-75.
  10. P. Séjourné, Le dernier Père de l’Église. Saint Isidore de Séville. Son Rôle Dans l’Histoire du Droit Canonique, Paris, , p. 87-88.118.
  11. (la) Bulle Cunctis sanctorum (consulté le 27 octobre 2013)
  12. Jean-Philippe Goudot (préf. Pierrette Paravy), Primats, t. I : Origines et géographie, Paris, L'Harmattan, , 576 p. (ISBN 978-2-336-40275-8, présentation en ligne), p. 380-383.
  13. Jean-Philippe Goudot (préf. Pierrette Paravy), Primats, t. I : Origines et géographie, Paris, L'Harmattan, , 576 p. (ISBN 978-2-336-40275-8, présentation en ligne), p. 376-377.
  14. (en) « Catedral primada de Santa María de la Asunción », sur gcatholic.org (consulté le )
  15. (en) « Real monasterio de Santa María de Guadalupe », sur gcatholic.org (consulté le )
  16. (en) « Basílica de Nuestra Señora del Prado », sur gcatholic.org (consulté le ).

Articles connexes

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Liens externes

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