René Andrieu

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René Andrieu
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Parti politique

René Andrieu, né le à Beauregard (Lot) et mort le à Paris, est un homme politique, journaliste et écrivain français[1],[2].

Carrière journalistique[modifier | modifier le code]

Licencié ès lettres, René Andrieu s'engage dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Officier des Francs-tireurs et partisans dans le Lot, il est décoré de la Croix de Guerre.

Après la guerre, il commence une carrière de journaliste et d'écrivain ; il écrit notamment une biographie de Stendhal. Il est nommé rédacteur en chef de L'Humanité, organe central du PCF, de 1958[3] à 1984.

Certains de ses éditoriaux sont restés célèbres. Ainsi, lorsqu'en 1969, peu avant l'élection présidentielle, il note que le futur président Pompidou redevient catholique pratiquant, il écrit que « l'Élysée vaut bien une messe ! ». Peu après son élection, il qualifie le nouvel élu de « Monsieur Tiers » parce qu'il n'a été élu qu'avec 35 % des inscrits ; il le compare ainsi à Adolphe Thiers, qui avait des cartes de visite au nom de « Monsieur Thiers. » En 1978, quand le groupe Lagardère rachète la station de radio Europe 1, il cite la fameuse réplique de Jean Marais dans Le Bossu : "Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi".

Dans les années 1970, il s'illustre dans les débats télévisés pour défendre le programme commun de gouvernement[4] avant de devenir un critique virulent de François Mitterrand, à qui il reproche d'avoir attiré à lui une partie de l'électorat communiste.

Claude Cabanes lui succède à la tête de L'Humanité.

Carrière au PCF[modifier | modifier le code]

Membre du comité central, René Andrieu est un des membres influents du Parti communiste français au cours de la période 1960-1980.

Militant communiste en vue dans les années 1960 et jusqu'au début des années 1980, période pendant laquelle il participe à diverses émissions politiques, tels le Club de la presse d'Europe 1, Droit de réponse de Michel Polac, etc., il est même pressenti pour être le candidat du PCF aux élections présidentielles de 1969[réf. nécessaire], tâche qui échoit finalement à Jacques Duclos.

René Andrieu est resté fidèle à la ligne du parti et au régime soviétique, qu'il n'a contesté en aucune circonstance [réf. nécessaire]. Cette position l'a conduit à engager des polémiques avec certains de ses camarades comme Pierre Daix à propos de Soljenitsyne en 1974, quand ce dernier est expulsé d'URSS[réf. nécessaire]. À cette occasion, il publie un éditorial, intitulé Les Grandes Orgues, pour justifier la position soviétique.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Les Communistes et la Révolution, Julliard, 1968
  • En feuilletant l'histoire de France du Front Populaire à nos jours, avec Jean Effel, Albin Michel, 1969
  • Du bonheur et rien d'autre, conversations avec Claude Glayman, Robert Laffont, 1975
  • Lettre ouverte à ceux qui se réclament du socialisme, Albin Michel, 1978 (ISBN 978-2226005953)
  • Choses dites, Éditions Sociales, 1979
  • Stendhal ou le bal masqué, J. C. Lattès, 1983 (ISBN 978-2709602082)
  • La Guerre d'Algérie n'a pas eu lieu : 8 ans et 600 000 morts, Messidor, 1992 (ISBN 978-2209066841)
  • Un rêve fou ? Un journaliste dans le siècle, L’Archipel, 1996 (ISBN 978-2841870417)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mort du communiste René Andrieu, Libération.
  2. (notice BnF no FRBNF11888834)
  3. Il succède à André Stil, qui occupait le poste depuis 1950.
  4. René Andrieu lors de l'émission François Mitterrand face à la presse, 29 janvier 1975 (site de l'INA)[1]

Liens externes[modifier | modifier le code]