Raffaella Carrà

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Raffaella Carrà
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Raffaella Carrà en 2008.
Informations générales
Surnom La Carrà
Nom de naissance Raffaella Maria Roberta Pelloni
Naissance
Bologne (Italie)
Décès (à 78 ans)
Rome (Italie)
Activité principale Présentatrice, chanteuse, actrice, danseuse
Genre musical Variété
Années actives Depuis 1969
au cinéma depuis 1952
Labels RCA Italiana, Decca, CGD

Raffaella Maria Roberta Pelloni dite Raffaella Carrà (prononcé : [raffaˈɛlla karˈra]), née le à Bologne et morte le à Rome, est une chanteuse, actrice, danseuse et présentatrice de télévision italienne. Elle est à l'origine d'une trentaine d'albums, a été présente dans une trentaine d'émissions télévisées, ainsi que quelques films et séries. Elle a vendu plus de 60 millions de disques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle commence sa carrière au cinéma dans les années 1950 comme enfant acteur.

Raffaela adopte le nom Raffaella Carrà après la proposition du réalisateur Dante Guardamagna, en hommage au peintre futuriste Carlo Carrà[1].

Après un passage remarqué dans le film Les Camarades de Mario Monicelli, en 1963, et après avoir déménagé à Hollywood en 1965, elle signe un contrat avec la 20th Century Fox et suit les traces de ses compatriotes Gina Lollobrigida, Sofia Loren et Virna Lisi. Elle devient célèbre grâce à son interprétation du rôle de Gabriella (petit rôle, mais remarqué) dans le film L'Express du colonel Von Ryan de Mark Robson en 1965, où elle donne la réplique à Frank Sinatra[2]. Elle défraie la chronique en raison de sa vie de couple mouvementée avec le footballeur de la Juventus Gino Stacchini, avec qui elle restera pendant huit ans[3].

À partir des années 1970, sa popularité atteint son summum avec de la musique légère et la chanteuse devient un symbole de la culture pop en Italie, Espagne, Grèce, Chili ou Argentine et plusieurs de ses chansons sont devenues des symboles de liberté sexuelle et des hymnes des milieux LGBT[1],[4]. Ses spectacles étaient pleins de couleurs pailletées et elle aimait ajouter des détails scénographiques tels que des fleurs et des téléphones géants[5].

Fiesta, chanson de 1977, fait partie de l'album qui porte le même nom, dépasse les frontières de l'Italie et devient rapidement populaire en Espagne et en Argentine. Le disque a également sa version en anglais et a été commercialisé avec grand succès au Canada[6].

L'artiste italienne n'avait pas peur de provoquer la controverse et a même été censurée pour avoir montré son nombril à la télévision italienne, quelque chose d'assez inhabituel pour l'époque[7]. Ses spectacles ont attiré des artistes de renom au fil des ans, elle a chanté en duo avec des stars comme Ginger Rogers, Sammy Davis Jr., Tom Jones, Joe Cocker et Donna Summer pour n'en nommer que quelques-uns[8].

Son succès dans le monde hispanophone a commencé en 1975 avec son apparition dans l'émission de télévision espagnole ¡Señoras y Señor ! et devient très connue à partir de 1976, quand la démocratie est revenue dans ce pays[9].

Proche du Parti communiste italien, elle déclare être « toujours du côté des travailleurs » lors des conflits sociaux. Elle s'engage en faveur des droits des femmes et des homosexuels[10].

Sa renommée en Amérique latine a commencé au Chili puis s'est ensuite étendue au Pérou, en Argentine et au Mexique, non seulement grâce à son style et à son énergie, mais aussi pour sa parfaite diction en espagnol dans les présentations télévisées, les émissions spéciales internationales, les concerts et la participation à des festivals de musique. Son style de Broadway, avec des touches de musique disco, lui fait connaître le succès parmi les jeunes de l'époque<[9],[5].

On se souvient d'elle dans une émission de la Rai dans les années 1980 avec Pronto, Raffaella et dans Hola Raffaella sur la TVE où elle appelait un numéro téléphonique au hasard et où la personne appelée devait répondre « Hola Raffaella » quand elle décrochait pour gagner[1].

La chanson mélodique Yo no se vivir sin ti apparaît dans l'album Latino, sorti en 1980. La chanteuse était alors déjà une artiste internationale et la chanson obtient plus de succès en espagnol qu'en italien, sa langue d'origine[6].

En 1998, elle présente les Campanadas avec Ramón García[11].

En 2005, Raffaella Carrá continue à faire des apparitions sur les télévisions d'Amérique du Sud et présente différentes émissions dans son pays natal.

En 2006, le chanteur Tiziano Ferro lui dédie la chanson "Y Raffaella es mia", extraite de son album Nadie està solo[12].

On la retrouve en 2008 avec le public espagnol de TVE Salvemos Eurovisión et en 2016 en tant que maîtresse de cérémonie du Gala spécial des 60 ans de la chaîne publique espagnole : 60 años juntos[11].

François Ozon dans le film Gouttes d'eau sur pierres brûlantes utilise la version allemande de la chanson A far l'amore comincia tu qu'elle a également chantée en français (Puisque tu l'aimes, dis-le-lui), en espagnol (En el amor todo es empezar) et en anglais (Do it do it again). La version allemande est Tanze samba mit mir (« Liebelei ») chantée par l'artiste allemand Tony Holiday. La version italienne, remixée par le DJ Bob Sinclar est utilisée dans le film La grande bellezza réalisé par Paolo Sorrentino en 2013.

En à Düsseldorf, elle assure les commentaires pour la Rai au concours Eurovision de la chanson.

marque son grand retour à la télévision italienne et précisément sur Rai 2 : Raffaella est choisie pour devenir coach de l'émission de télé-crochet : The Voice of Italy[8]. Son dernier album Replay sort en 2013. En 2015, elle anime sur Rai 1 le Talent show Forte forte forte et interrompt sa participation à The Voice of Italy, reprise l'année suivante. 2019 est l'année de sa dernière émission A raccontare comincia tu sur Rai 3[13].

En 2020, la comédie musicale Explota, explota, sort en hommage à la diva et s'inspire du thème En el amor todo es empezar. Le film présenté au festival de San Sebastián a été réalisé par l'espagnol-uruguayen Nacho Álvarez[6],[14].

Raffaella Carrà est morte à Rome le à l'âge de 78 ans[15],[13]. Les funérailles ont eu lieu le dans la basilique Santa Maria in Aracoeli[16]. La femme de spectacle avait toujours montré sa dévotion pour le saint italien Padre Pio[17]. Durant sa vie, elle a vendu plus de 60 millions de disques[8]. Elle est à l'origine d'une trentaine d'albums, a été présente dans une trentaine d'émissions télévisées, ainsi que quelques films et séries[11].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Raffaella (1970)
  • Raffaella Carrà (1971)
  • Raffaella… senza respiro (1972)
  • Scatola a Sorpresa (1973)
  • Mille luci (1974)
  • Felicità tà tà / Rumore (1975)
  • Forte, Forte, Forte (1976)
  • Raffaella Carrà (1976)
  • Fiesta (1977)
  • Los más grandes éxitos de Raffaella Carrá en Argentina (1978)
  • Hay que venir al sur (1978)
  • Canta en español (1979)
  • Latino (1980)
  • Raffaella Carrà (1981)
  • Raffaella Carrà 1982 (1982)
  • Fatalità (1983)
  • Raffaella Carrà/Bolero (1984)
  • Fidati/Dolce far niente (1985)
  • Curiosità (1986)
  • Raffaella (1988)
  • Inviato Speciale (1990)
  • Raffaella Carrà (1991)
  • Hola Raffaella (1993)
  • Carramba che Rumba (1996)
  • Fiesta, I Grandi Successi (1999)
  • Raffica (2007)
  • Raffica II (2008)
  • Far l'amor Remix (Single) por Bob Sinclar y Raffaella Carrà (2011)
  • Replay (2013)
  • Ogni volta che è Natale (2018)

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Programmes de télévision[modifier | modifier le code]

En Italie[modifier | modifier le code]

En Espagne[modifier | modifier le code]

  • La hora de… Raffaella Carrà (Primer Programa, 1976)
  • Raffaella Carrà Show (TSI 1, 1979)
  • Fantastica Raffaella (ATC, 1982)
  • La fiesta del Mediterraneo (TVE 1, 1991)
  • Sevilla sueña (TVE 1, 1992)
  • Hola Raffaella! (TVE 1, 1992-1994)
  • A las 8 con Raffaella (TVE 1, 1993-1994)
  • En casa con Raffaella (Telecinco, 1995)
  • Campanadas de fin de año (TVE 1, 1997-1998)
  • Contigo (TVE 1, 2004)
  • Raffaella Hoy (Canal 13, 2005)
  • Salvemos Eurovision (La 1, 2008)
  • Europasión (La 1, 2008)
  • Salvemos Eurovision con Chikilicuatre (La 1, 2008)
  • Saturday Night Live (Cuatro, 2009)
  • 60 años juntos (La 1, La 2, 2016)

En tant qu'auteur[modifier | modifier le code]

  • Furore (Rai 2, 1997-2001, 2003, 2017)
  • Navigator (Rai 1, 1999)[18]
  • Segreti e bugie (Rai 1, 1999)
  • Il gran concerto (Rai 3, 2008-2011)
  • Forte Forte Forte (Rai 1, 2015)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (es) ÁLVARO CABALLERO, « Raffaella Carrà, un icono de la música y el espectáculo », sur RTVE.es, (consulté le ).
  2. (it) « Raffaella Carrà e la misteriosa storia d'amore con Frank Sinatra », sur Cinematographe.it, (consulté le ).
  3. (it) « Gli eroi in bianconero: Gino STACCHINI », sur tuttojuve.com, (consulté le ).
  4. Last Night in Orient- LNO ©, « Raffaella Carrà - Luca », sur Last Night in Orient (consulté le ).
  5. a et b (es) NOTICIAS EL COMERCIO PERÚ, « Raffaella Carrá: su visita al Perú en plena dictadura y los hits que más gustaron a los peruanos | diva italiana | Cantante y bailarina falleció a los 78 años | visitó el Perú en 1979 | nnsp | | ARCHIVO-ELCOMERCIO », sur El Comercio Perú, (consulté le ).
  6. a b et c (es) 5 de Julio de 2021, « De una invitación al sur a una dedicatoria a un amor no correspondido: Raffaella Carrà, a través de sus canciones », sur infobae (consulté le ).
  7. (es) « Murió Raffaella Carrà. La cantante italiana tenía 78 años », sur Shock, (consulté le ).
  8. a b et c (en-US) Elisabetta Povoledo, « Italians Pay Last Respects to TV Star Who Was ‘One of Us’ », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le ).
  9. a et b (es) « Muere Rafaella Carrà: 5 de sus canciones en español que la convirtieron en una estrella en América Latina », BBC News Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. (es) « "Estaré del lado de los trabajadores": la entrevista donde Rafaella Carrà se reconoció comunista », sur BioBioChile - La Red de Prensa Más Grande de Chile, .
  11. a b et c (es) PRENSA RTVE, « RTVE rinde homenaje a la mítica presentadora Raffaella Carrà », sur RTVE.es, (consulté le ).
  12. (en) Y Raffaella Es Mia [2 Tracks] - Tiziano Ferro | Songs, Reviews, Credits | AllMusic (lire en ligne).
  13. a et b (it) mr Trepetto, « E' morta Raffaella Carrà, aveva 78 anni », sur Adnkronos, (consulté le ).
  14. « Critique : Explota explota », sur Cineuropa - le meilleur du cinéma européen (consulté le ).
  15. « La chanteuse italienne Raffaella Carrà est décédée à l’âge de 78 ans », sur sudinfo.be, (consulté le ).
  16. (es) Heraldo de Aragón, « El último gran aplauso a Raffaella Carrà », sur heraldo.es (consulté le ).
  17. (it) Giovanni Bernardi, « Raffaella Carra’: l’ultimo saluto a Padre Pio prima della sepoltura », sur La Luce di Maria, (consulté le ).
  18. (it) « Raiuno, da lunedì il via a «Navigator» con Enzo Decaro Un viaggiatore in tv Il programma è di Japino e Carrà », sur La Nuova Sardegna, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]