Questel (entreprise)
| Questel | |
Logo Questel | |
| Ancien nom | Télésystèmes |
|---|---|
| Création | 1978 |
| Forme juridique | SAS |
| Siège social | Paris |
| Président | Charles Besson |
| Activité | Traitement de données, hébergement et activités connexes (d)[1] |
| Produits | Orbit (d) |
| Société mère | France Télécom (- |
| Effectif | 1800 |
| SIREN | 329326896 |
| Site web | https://www.questel.com/ |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
Questel (anciennement Télésystèmes Questel) est un éditeur de logiciel et un prestataire de services français pour les secteurs de la propriété intellectuelle, du droit des marques et de l’innovation.
Historique
[modifier | modifier le code]Origines
[modifier | modifier le code]Dans les années 1970, alors que les États-Unis mènent une politique nationale de circulation de l'Information scientifique et technique, en lançant notamment MEDLINE, la France souhaite développer ses compétences dans le domaine de l'information afin d'assurer une indépendance nationale sur ces enjeux stratégiques[2]. Pour travailler sur ces questions, le Bureau national de l'information scientifique et technique (BNIST) est créé en 1973, avant de devenir la Mission interministérielle de l’information scientifique et technique (MIDIST) en 1979. C'est à cette époque que la structure oriente sa politique sur la mise en œuvre d'un « centre serveur national »[3] sur les recommandations du rapport Aigrain-Dejou[4].
Cette opération sera confiée à Télésystèmes, filiale du groupe qui deviendra France Télécom. Le est lancé le serveur Questel[5]. L'accès au serveur, situé à Valbonne-Sophia-Antipolis[6], se fait à l'aide du réseau transpac[7] et du logiciel Mistral. Comme la plupart des serveurs disponibles à l'époque, l'accès à Questel est payant et intègre plusieurs éléments : un droit d'entrée (sous la forme d'un abonnement annuel, 1 290 francs en 1992 par exemple); un coût proportionnel à la durée de connexion, variable selon la base consultée[8]; une majoration pour la consultation des références et des conditions particulières pour les options (0,70 francs pour la sauvegarde d'un résultat par exemple en 1992 toujours)[9].
Dans les premiers temps régie intéressée, la structure reçoit des subventions de l'État de plusieurs millions de francs par an (132 millions sur la période 1978 - 1986)[10].
Société indépendante
[modifier | modifier le code]Questel a été séparée de sa société mère en 2000 [11],[12]L’entreprise utilise des technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle, pour la gestion du capital intellectuel
Soutenue par quatre rachats par effet de levier (LBO) réalisés respectivement en 2007, 2015, 2018 et 2020, Questel a acquis 30 [13], sociétés depuis 2005 et s’est développée en Europe, aux États-Unis et en Asie. Les investisseurs actuels sont Eurazeo [14],[15], RAISE et IK Partners [16].
Les principaux produits logiciels de Questel incluent des technologies pour la recherche, l’analyse et la gestion des actifs de propriété intellectuelle[17] (brevets, marques, designs , droits d’auteur et secrets d’affaires). L’entreprise propose également des services administratifs couvrant l’ensemble du cycle de vie de la PI, tels que la gestion des délais (IP docketing), le paiement des annuités/renouvellements et la gestion des factures et coûts [18]. Des technologies similaires sont offertes pour les marchés de l’innovation et de la localisation.
En 2024, Questel compte environ 20 000 clients, 30 bureaux et 1 500 employés[19]. L’entreprise déclare pour mission de soutenir ses clients dans l’économie de la connaissance, grâce à l’usage des big data et de l’intelligence artificielle.
Produits et services
[modifier | modifier le code]S'appuyant sur la base de données Orbit.com et sur une suite de logiciel SaaS, les solutions de Questel sont regroupées en deux grandes catégories : veille économique et technologique pour les brevets et les marques, veille stratégique pour l'innovation et gestion des actifs intellectuels.
En 1996, le premier service de recherche de brevets en ligne jamais développé, nommé Qpat.com, est créé par Questel. En 2010, Orbit.com est conçu et remplace Qpat.com.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Sirene (registre national des sociétés).
- ↑ Jean-Michel Salaün, « Les politiques scientifiques en information scientifique et technique », dans Martine Poulain, Histoire des bibliothèques françaises, t. III, Paris, Cercle de la librairie, , 1187 p. (ISBN 978-2-7654-0973-1), p. 685-701
- ↑ Souad Odeh, Le positionnement des intermédiaires en économie de l’information numérique : le cas de l’industrie bibliographique, Lyon, Université Lumière-Lyon-II, , 257 p. (lire en ligne)
- ↑ Titré Les échanges scientifiques internationaux sur les problèmes de réseau et de système d'IST, ce rapport au président de la République de mars 1979 n'a pas été publié.
- ↑ (en-US) « History & News - Questel », (consulté le )
- ↑ François Russo, « Destin et maîtrise de l'information écrite », Études, , p. 621-632 (lire en ligne)
- ↑ Clarisse Marandin et Jean-Émile Tosello-Bancal, Des banques de données : pour les étudiants, les enseignants, les chercheurs, Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, , 6e éd., 50 p.
- ↑ Anny Maximin, « Bases et banques de données juridiques et économiques françaises », Bulletin des bibliothèques de France, vol. 26, no 7, , p. 391-405 (lire en ligne)
- ↑ Marie-France Blanquet, L'industrie de l'information : l'offre et la demande, , 239 p.
- ↑ Jiaji Ma, Pouvoirs publics et serveur Questel, ENSSIB, , 107 p. (lire en ligne)
- ↑ « Quelle est la brève histoire de la compagnie Questel », periodique, (lire en ligne)
- ↑ « histoire »
, sur www.questel.com (consulté le )
- ↑ (en) « Questel Acquisitions »
, sur www.owler.com,
- ↑ « Eurazeo Capital investit dans Questel aux côtés d’IK Investment Partners, RAISE Investissement et l’équipe de management »
[PDF], sur newsroom.eurazeo.com, (consulté le )
- ↑ « Eurazeo : investit dans Questel »
, sur www.boursier.com/, (consulté le )
- ↑ (en) « Questel »
, sur ikpartners.com
- ↑ « Quelle est la brève histoire de la compagnie Questel »
, sur canvasbusinessmodel.com,
- ↑ (en) « Questel Group »
, sur www.bloomberg.com
- ↑ « Questel surpasses 1,000 IPMS clients »
, sur ipwatchdog.com
Liens externes
[modifier | modifier le code]
- (mul) Site officiel
- Ressource relative aux organisations :
- « Site Orbit dédiée aux développements de Questel », sur static.orbit.com (consulté le )