Robby Müller

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Müller et Robert Müller (homonymie).
Cet article concerne le directeur de la photographie néerlandais. Pour le joueur de hockey sur glace allemand (1980-2009), voir Robert Müller.
Robby Müller
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
AmsterdamVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Robert Müller
Nationalité
Activité
Autres informations
Membre de
Représenté par
Annet Gelink Gallery (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction
Gouden Kalf (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Robert Müller, dit Robby Müller, est un directeur de la photographie néerlandais, né le à Willemstad (Curaçao) et mort le à Amsterdam (Pays-Bas)[1].

Parfois crédité Robby Muller, Robert Müller ou Rob Müller, il est membre de la Bundesverband Kamera (de) et - à titre honorifique - de la Netherlands Society of Cinematographers.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après ses études (de 1962 à 1964) à l'Académie néerlandaise du cinéma et de la télévision (en) à Amsterdam, Robby Müller débute au cinéma comme deuxième assistant opérateur, sur deux courts métrages sortis en 1965. Si l'on excepte trois courts métrages d'études, ses deux premiers films comme chef opérateur — également des courts métrages — sortent en 1967, son dernier à ce jour (toujours un court métrage) en 2004.

Dans l'intervalle, Robby Müller contribue à des films allemands, américains, britanniques, danois et néerlandais, ainsi qu'à des coproductions. Il collabore notamment avec les réalisateurs Hans W. Geißendörfer (trois films, dont La Cellule en verre en 1978), Wim Wenders (treize films, dont Paris, Texas en 1984 et Jusqu'au bout du monde en 1991), Barbet Schroeder (Tricheurs en 1984 — où il est aussi acteur, unique expérience à ce titre — et Barfly en 1987), Jim Jarmusch (cinq films, dont Mystery Train en 1989 et Ghost Dog, la voie du samouraï en 1999), Andrzej Wajda (Korczak en 1990), ou encore Lars von Trier (Breaking the Waves en 1996 et Dancer in the Dark en 2000), entre autres.

À la télévision, il est directeur de la photographie sur quatorze téléfilms (dont six réalisés par Hans W. Geißendörfer), diffusés entre 1970 et 2004.

Au cours de sa carrière, il reçoit de nombreuses distinctions, dont celles sélectionnées ci-dessous.

Filmographie partielle[modifier | modifier le code]

Comme directeur de la photographie, sauf mention contraire :

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

(téléfilms réalisés par Hans W. Geißendörfer, sauf mention contraire).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Au sujet du film Dead Man de Jim Jarmush, Robby Müller déclare :

« […] Nous voulions « un super noir et blanc ». Nous avons commandé cela à Illford. Ce sont les gens les plus sympathiques du milieu du noir et blanc. Nous avons expérimenté… mais ce ne fut pas approprié, la pellicule ne correspondait pas à la caméra: c'était un autre type de perforation. Nous avons dû retourner le problème complètement. […] Et parce que cela n'a pas suffi, Kodak a produit une émulsion pour notre film. La Double X, je n'avais jamais tourné avec elle. Celle pellicule a été créée à l'origine pour la télévision et l'archivage; Je pensais qu'elle était un matériau totalement inintéressant, très grisâtre. Et puis ils ont fait cette Double X pour nous. Et, normalement c’était - je ne sais pas - une 250 ASA. Puis, soudain, elle était devenue une 400 ASA! Notre film avait été surexposé lourdement. […] Aucun assistant de laboratoire ne pouvait nous renseigner sur ce qu'il se passait. Nous avons envoyé beaucoup de tests [au labo]. Je devais exposer le négatif avec très peu de lumière. Ce qui était très ennuyeux, parce que là où nous avions eu d'énormes contrastes - le soleil et les nuages noirs, nous avions besoin d’une pellicule avec le plus de contrastes pour les capturer […].

Et plus tard - beaucoup plus tard, j'ai obtenu une réponse très intéressante à ma question d'un laboratoire allemand. « Oui, typique », l'homme m’a rétorqué, c'était un vrai vieux gars de la profession: « C’est toujours comme ça quand un négatif n’est pas stocké assez longtemps. Il a besoin de temps pour grandir. Il est beaucoup trop sensible pour cela[3]. Vous devez simplement attendre. Tout comme une pomme pousse. Et puis les bonnes proportions se posent. » Eh bien, personne ne pouvait me le dire avant ![4] »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en-GB) Jack Shepherd, « Robby Müller, the cinematographer nicknamed '“master of light”, has died aged 78 », The Independent,‎ (lire en ligne)
  2. (de) Robby Müller sur le site de l'Akademie der Künste.
  3. Cf. le type de contrastes durs que Robby Müller recherchait pour Dead Man.
  4. « Interview: Robbie Müller - Netherlands Society of Cinematographers », sur cinematography.nl (consulté le 28 janvier 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]