Pierre Graber

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Pierre Graber
Photo officielle de Pierre Graber
Photo officielle de Pierre Graber
Fonctions
81e conseiller fédéral
Élection
Prédécesseur Willy Spühler
Successeur Pierre Aubert
Chef du Département politique
Prédécesseur Willy Spühler
Successeur Pierre Aubert
Conseiller national
Conseiller national
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance La Chaux-de-Fonds
Origine Canton de Neuchâtel
Date de décès (à 94 ans)
Lieu de décès Lausanne
Parti politique Parti socialiste suisse (PSS)
Diplômé de Université de Neuchâtel
Liste des conseillers fédéraux de Suisse

Pierre Graber, né le à La Chaux-de-Fonds et mort le à Lausanne, est un homme politique suisse. Il fut conseiller fédéral de 1970 à 1978, membre du Parti socialiste suisse.

Études et carrière[modifier | modifier le code]

Carrière communale, syndic de Lausanne[modifier | modifier le code]

Carrière cantonale - conseiller d'état[modifier | modifier le code]

  • Il préside également le parti socialiste vaudois et se montre intransigeant avec les communistes.
  • Il siège au gouvernement du canton de Vaud de 1962 à 1970 et dirige le Département des finances.

Parlementaire influent à Berne[modifier | modifier le code]

  • Conseiller national de 1942 à 1969 (sauf en 1963), président du groupe parlementaire (1966-1969) et vice-président du parti socialiste suisse, il est président du Conseil national en 1965-1966.
  • Il siège à la Commission des affaires étrangères et est vice-président de la Commission d'enquête parlementaire sur l'affaire de l’acquisition jugée trop coûteuse des avions Mirage par l’armée suisse.
  • Il milite en faveur du droit à l’instruction.
  • Il appartient également à la Commission des sages créée en vue de régler la question jurassienne.

Conseiller fédéral - Ministre des Affaires étrangères[modifier | modifier le code]

  • Pierre Graber est élu au Conseil fédéral le . Il fut chargé de diriger le Département fédéral des affaires étrangères à compter du . Il est président de la Confédération en 1975 et quitte ses fonctions le . Pendant ses années à la tête de la diplomatie suisse, une nouvelle loi sur la coopération au développement est votée.
  • Il doit faire face à l'attaque d'un avion Swissair à Zarka (Jordanie) par des éléments palestiniens en 1970. Dans ce contexte, En 1970, il aurait pris contact, par le truchement de Jean Ziegler et à l'insu des autres membres du Conseil fédéral avec le chef de la politique étrangère de l’OLP, Farouk Kaddoumi. Un accord officieux, dont les autres membres du gouvernement suisse n’ont pas été informés, aurait été trouvé. Selon les termes de celui-ci, la Suisse doit rester épargnée par le terrorisme palestinien mais s’engage à soutenir l’OLP dans ses efforts pour sa reconnaissance diplomatique auprès du siège des Nations-Unies à Genève. Dans la foulée, la Suisse renonce à porter plainte contre un suspect palestinien de l’attentat contre le vol Swissair 330 à Würenlingen. Cet accord officieux a été tenu secret jusqu’en 2016, date à laquelle Jean Ziegler a rendu public son rôle de facilitateur[1]. Cette version a été vivement mise en doute par deux anciens délégués du CICR, Michel Barde et Marcel Boisard, qui avaient participé aux difficiles et dangereuses négociations pour la libération des passagers otages de Zarka, puis pour porter assistance aux victimes de la guerre civile qui suivit, passée dans l’histoire sous le nom de « Septembre noir » (Ayoul Elesouad)[2].
  • En tant que président du Comité des ministres du Conseil de l'Europe, il pose la première pierre du Palais de l'Europe à Strasbourg le .
  • Il obtient du parlement la ratification de la Convention européenne des droits de l'homme en 1974.
  • Le 1er août 1975, il signe l'acte final de la CSCE à Helsinki.
  • En 1976, il signe la Charte sociale européenne qui ne sera jamais ratifiée. À son initiative, la Suisse reconnaît la Corée du Nord et le Nord-Viêt Nam.
  • Graber préside la conférence diplomatique qui conduit à l'adoption des protocoles additionnels aux conventions de Genève en 1977.
  • Graber joue aussi un rôle dans la conclusion d'un accord de libre-échange avec la CEE.
  • La Suisse ratifie le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires sous son impulsion.
  • Retiré à Savigny (Vaud) puis à Lausanne, il donne son opinion en d'importantes occasions comme la tentative avortée d'adhérer à l'ONU en 1986.
  • Il laisse le souvenir d’un orateur mordant et d’un homme politique fidèle à ses conceptions social-démocrates.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean Ziegler a facilité un accord secret entre la Suisse et l'OLP », sur www.letemps.ch (consulté le 25 janvier 2016)
  2. « Un moratoire secret Graber-Kaddoumi? Le doute est de rigueur! », sur www.letemps.ch (consulté le 27 janvier 2016)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Graber, Mémoires et réflexions, Lausanne, éd. 24 heures, 1992
  • P.-A. Bovard, Nos Excellences à Berne, d'Henri Druey à Pierre Graber 1848-1977 (récit et portraits), éd. de Peyrollaz, 1997

Liens externes[modifier | modifier le code]