Pharmacodynamique

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La pharmacodynamique, ou pharmacodynamie, décrit les effets qu'un principe actif produit sur l'organisme : c'est l'étude détaillée de l'interaction entre récepteur et substance active[1]. Cette réponse est une composante de l'effet thérapeutique recherché.

Lors de cette étape, la substance active quitte le système sanguin pour diffuser jusqu'au site d'action dans l'organe cible et se combine avec un récepteur, une enzyme ou une structure cellulaire quelconque pour provoquer la réponse.

Effets sur le corps[modifier | modifier le code]

La majorité des composés ont un effet sur soit :

(a) Mimer ou inhiber des processus physiologiques/biochimiques ou d'inhiber des processus pathologiques

(b) Inhiber les activités vitales chez des endo- ou ectoparasites ainsi que chez les organismes unicellulaires (bactéries). Il y a 7 cibles principales.

  • Stimulation de l'effet par agonisme direct et d'effets sur la signalisation
  • Diminution de l'effet par agonisme inverse et d'effets en découlant
  • Blocage/antagonisme (comme par Antagonisme du récepteur), le composé se lie au récepteur mais ne provoque pas son activation
  • Stabilisation de l'action, le médicament ne semble agir comme un stimulant ni un dépresseur du système en cause (par exemple.: certaines drogues possèdent une activité sur le récepteur qui leur permet de stabiliser l'activation du récepteur, comme la buprénorphine chez les sujets opioïde dépendants ou avec l'aripiprazole chez les sujets atteints de schizophrénie, tous dépendants de la dose et de l'excipient)
  • Échange/remplacement de substances ou accumulation de celles-ci pour former une réserve toxique (par exemple: entreposage du glycogène)
  • Protection de l'équilibre oxydatif par son action d'antioxydant
  • Dommages chimiques directs pouvant résulter en une destruction cellulaire, par toxicité induite ou dommage léthaux (cytotoxicité ou irritation)

Effets thérapeutiques[modifier | modifier le code]

Les effets thérapeutiques d'un composé sont principalement dû à l'interaction spécifique à une des cibles suivantes:

Selon la littérature, il était établi que les anesthésiants généraux apportaient un désordre dans la membrane des neurone, provoquant une altération de l'influx de Na+. Les antiacides ainsi que les agents chélateurs se combinent dans le corps. La liaison enzyme-substrat est une voie classique pour altérer la production ou le métabolisme d'agents endogènes, par exemple, l'aspirine inhibe de façon irréversible l'enzyme prostaglandine synthétase (Cyclo-oxygénase) ayant pour effet de réduire la réponse inflammatoire. La Colchicine, extracted form plants, interfère avec la fonction de la tubuline, une protéine structurale, la Digitale blanche, une drogue toujours employée dans le traitement de l'insuffisance cardiaque, inhibe l'activité du transporteur, NA-K-ATPase. La plus grande classe de composés est celle des ligands qui ont la fonction de se lier aux récepteurs ce qui dicte les effets cellulaires obtenus. Mis à part la liaison Ligand-Récepteur, le récepteur peut permettre l'obtention de sa fonction normale (via l'agoniste), d'avoir une action bloquée (par l'antagoniste), ou même une réponse inverse à celle obtenue par stimulation avec un agoniste (via l'agoniste inverse).

Effets indésirables[modifier | modifier le code]

Un effet indésirable d'un médicament ou d'un soin est un effet adverse induit ou potentiellement induite par le traitement (gêne, allergie, complications graves, y compris le décès). Ces effets indésirables sont associés à la toxicité du médicament et peuvent provoquer l'apparition de certains symptômes tels que:

  • Augmentation du stress oxydatif et son effet sur la mutation cellulaire (activité carcinogène)
  • La combinaison de plusieurs actions peuvent mener à un effet délétère
  • Interaction antagoniste
  • Interaction synergique (Additive et potentialisation)
  • Induction de dommages physiologiques, ou aggravation d'une condition chronique

Fenêtre thérapeutique[modifier | modifier le code]

La fenêtre thérapeutique d'un médicament est située entre la concentration nécessaire pour obtenir un effet désirable permettant le traitement du patient (dose effective) et la concentration apportant plus d'effet indésirables que d'effets thérapeutiques. Par exemple, les antiépileptiques (comme les barbituriques) ont une fenêtre thérapuetique très étroite. Ce type de médication doit être administré avec prudence puisque même une faible augmentation de la concentration plasmatique, par rapport à la concentration de la dose effective, provoque l'apparition d'effets délétères. L'usage des barbituriques en application clinique relève cette problématique. En effet, les barbituriques agissent sur le récepteur GABA A au niveau central, et renforcent ainsi l'activité inhibitrice du GABA[3].

Durée de l'action[modifier | modifier le code]

La durée de l'action d'une drogue administrée dépend de divers facteurs[4] :

  • Quantité administrée du médicament
  • Forme galénique
  • Réversibilité de l'action
  • Demi-vie active du médicament
  • Pente de la courbe dose-réponse
  • Activité des métabolites
  • Modulation de l'élimination par certaines pathologies

The duration of action of a drug is the length of time that particular drug is effective[5]. Duration of action is a function of several parameters including plasma half-life, the time to equilibrate between plasma and target compartments, and the off rate of the drug from its biological target[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Principles of pharmacodynamics and their applications in veterinary pharmacology », sur https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed,‎ déc 2004 (consulté en Déc 2014)
  2. « Activation des récepteurs nucléaires » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 1997, sur http://www.med.univ-montp1.fr, consulté le 2014-12-19
  3. « Antiépileptique », sur Wikipedia,‎ 2015 (consulté en 2015)
  4. (en) Am Fam Physician, « Duration of drug action », Pubmed.gov, no 21(2):119-26,‎ février 1980 (ISSN 7352385, lire en ligne)
  5. Carruthers SG, « Duration of drug action », Am. Fam. Physician, vol. 21, no 2,‎ février 1980, p. 119–26 (PMID 7352385)
  6. Vauquelin G, Charlton SJ, « Long-lasting target binding and rebinding as mechanisms to prolong in vivo drug action », Br. J. Pharmacol., vol. 161, no 3,‎ octobre 2010, p. 488–508 (PMID 20880390, PMCID 2990149, DOI 10.1111/j.1476-5381.2010.00936.x)