Paul de Flotte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Flotte (homonymie).
Paul de Flotte
Paolo De Flotte ritaglio.jpg
Fonction
Député
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 43 ans)
Nationalité
Formation
Activités

Louis-François-René-Paul de Flotte dit Paul de Flotte né le à Landerneau et tué au combat de Pezzo à Solano (Calabre) le , est un officier de marine, explorateur, inventeur, révolutionnaire et député français du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis-François-René-Paul de Flotte naît le à Landerneau. Sa maison natale se situait rue de l'Amiral Romain Desfossées (aujourd'hui détruite). Il est le fils d'un officier d'artillerie, Bonaventure de Flotte, petit-fils de Paul de Flotte, chouan ; sa mère est la fille de l'amiral Boulainvilliers. La famille est originaire du manoir du Beuzidou en Saint-Urbain (Finistère).

Dès l’âge de onze ans, il entre à l'École militaire de La Flèche, puis au collège de Vendôme. Brillant, il est reçu premier à l'École navale et en sort numéro second. En novembre 1832, il embarque sur le vaisseau-école l'Orion où il aurait, semble-t-il, été contaminé par les sentiments violemment anticléricaux de ses camarades, au point de renier les traditions catholiques de sa famille. Au sortir de Navale, en novembre 1833, il embarque sur l'Astrée à destination d'Alger et des Antilles. Fin 1835, il passe sur la corvette de charge, la Dordogne, pour venir passer les examens d'élève de 1e classe. Il est promu en avril 1836. Il entame une carrière dans la Marine qui lui permet de prendre part, pendant une période de quatre ans (1836 à 1840) à deux expéditions importantes autour du monde :

Il passe quelques mois en famille, puis reprend la mer :

  • le , il repart pour les Antilles, sur la frégate la Reine blanche ;
  • le , il embarque sur le brick le Hussard ;
  • en octobre 1842, il repart pour les Antilles sur la frégate la Didon, et rentre à Brest le  ;
  • il participe à une campagne sur les côtes occidentales d'Afrique, à bord de l’Alcyone ;
  • enfin, il est affecté sur la Didon.

Il obtient le grade de lieutenant de vaisseau en 1846.

Passionné de technique, il s'intéresse à l'hélice comme mode de propulsion des bateaux à vapeur, de préférence aux roues. Ses travaux lui valent d'être autorisé par le ministère de la Marine à séjourner à Paris pour suivre la construction d'une machine. Il n'a pas encore trente ans et sa vie va prendre un nouveau cap.

Sur les barricades[modifier | modifier le code]

Monument à Solano

Attiré par la philosophie et bientôt par la politique, admirateur de Charles Fourier, membre d'un groupe littéraire où l'on trouve Leconte de Lisle, Paul de Flotte est rapidement gagné aux idées révolutionnaires et même socialistes. Après l'abdication de Louis-Philippe, en février 1848, il prend la parole dans des clubs révolutionnaires, où son éloquence fait merveille. Il refuse la lutte des classes par la violence et cherche à convaincre par sa pensée. Lors de l'insurrection de juin 1848, il est aux côtés des insurgés, ce qui lui vaut d'être déporté à Belle-Isle, en septembre de la même année.

Sa vie a définitivement basculé, et à sa libération en 1849, il revient à Paris et il est élu député socialiste de la Seine à l'assemblée législative. Le coup d'État du 2 décembre 1851 met un terme à sa vie politique française. L'assemblée dissoute, certains de ses membres arrêtés, Paul de Flotte est expulsé du pays.

Après avoir séjourné deux ans en Belgique, il revient en France sous un faux nom, et travaille quelques années pour la compagnie des chemins de fer de l'État, avant d'être repris par le besoin de l'aventure.

En 1860, il démissionne pour aller retrouver Garibaldi, en Sicile lors de l'expédition des Mille. Après la conquête de cette île, Garibaldi lui confie le commandement d'une flottille qui doit débarquer des troupes à Solano, en Calabre. C'est là que Paul de Flotte trouve la mort, tué d'une balle en pleine tête le . Il a 43 ans. Garibaldi lui rend hommage lors d'un discours mémorable et fait ériger un monument à sa mémoire. Paul de Flotte sera même le seul garibaldien étranger à se voir décerner, à titre posthume, la médaille des « Mille ».

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]