Orion (groupe)

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Orion
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Orion. De gauche à droite Franck Mamosa, Laurent Delenne, Patrick Wyrembski, Janusz Tokarz, et Michel Rousseaux.
Informations générales
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Rock progressif
Années actives 19751980, depuis 2011
Labels Sofrason/Decca, Oxygene, Musea
Influences Gentle Giant, Yes, King Crimson, Pink Floyd, Genesis, Camel
Site officiel www.groupeorion.net
Composition du groupe
Membres Janusz Tokarz
Patrick Wyrembski
Michel Taran
Alain Pierre
Anciens membres Laurent Delenne
Patrick Wyrembski
Janusz Tokarz
Franck Mamosa
Michel Rousseaux
Laurent Delenne
Patrick Wyrembski
Janusz Tokarz
Franck Mamosa
Jean-Philippe Mamosa
Pascal Vatier

Orion est un groupe de rock progressif français, originaire de Meaux, en Seine-et-Marne. Il est formé en 1975 par Patrick Wyrembski, Laurent Delenne et Janusz Tokarz. Ils sont influencés, de leur propre aveu, par Gentle Giant, Genesis, King Crimson, Pink Floyd, Camel et Caravan[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Première phase (1975–1980)[modifier | modifier le code]

Entre 1975 et 1980, Orion donne régulièrement des concerts dans toute la France en se produisant dans les festivals, maisons des jeunes et de la culture et centres culturels. Il est à l'affiche avec des groupes comme Ange, Atoll, Genesis[2]. Orion se produit en 1978 à la fête de l'Humanité ainsi qu'au 50e anniversaire de la Jeunesse ouvrière chrétienne[3]. Le groupe est souvent programmé au Golf Drouot où il remporte pour les 20 ans du Golf le Tremplin d'or[4]. Malgré de bonnes critiques de la presse et un public nombreux, passionné et fidèle présent lors de leurs prestations[5],[6],[7], le groupe n'arrive pas à trouver de maison de disques excepté un contrat d'essai chez Phonogram qui ne sera jamais finalisé[8]. À partir de 1977 le rock progressif est en déclin avec l'arrivée du mouvement punk et de la « new wave ». Les majors suivent la mode du moment[9].

En 1977, un 45 tours deux titres est produit Folie et Il faut aimer ou mourir. Il se vend à près de 10 000 exemplaires[10]. Il sera suivi d’un album en 1979 : La nature vit, l’homme lui critique distribué par Oxygene. Ce vinyle est devenu un collector très recherché. Sa côte sur le web se situe entre 100 et 500 dollars selon le pays et l'état du disque[11]. Le label Musea réédite cet album sur CD avec une nouvelle pochette en 1993[12]. Celui-ci bénéficie de très bonnes critiques de la presse spécialisée notamment au Japon, aux États-Unis, en Angleterre, Italie, Allemagne, Israël[13],[14],[15],[16]. Orion est cité comme l'un des groupes français des plus inventifs des années 1970, sa musique est comparée à celle de Ange, Camel, E.L.P, King Crimson, Styx, et Kansas. mais se situe quelque part entre tous ces groupes avec son propre style[14],[15].

En début 1980, le groupe retourne en studio pour enregistrer le second album qui restera inachevé et jamais commercialisé[17].

Retour (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

Patrick Wyrembski et Janusz Tokarz (membres fondateurs du groupe) reprennent du service en 2011 en récupérant les bandes magnétiques des enregistrements réalisés en 1980. Après avoir réussi à les restaurer et à les numériser, avec la collaboration de Philippe Besombes du studio Versailles Station, l'album Mémoires du temps est entièrement remixé et arrangé. Il sort le sur le label Musea[18],[19],[20],[21]. Après ce deuxième opus salué par la critique l'aventure continue.Le groupe revient avec un troisième album La Face visible toujours chez Musea (sortie annoncée pour août 2015). Il s'agit d'un album-concept inspiré par leur propre histoire sur le thème du Rideau de Fer symbolisé par le mur de Berlin. Un album qui dénonce le totalitarisme en général et sensibilise au bien précieux que représente la liberté d'expression.Ce disque bénéficie à nouveau de très bonnes critiques notamment en France, Belgique, et au Canada[22],[23],[24].

En novembre 2017, Orion sort son quatrième album intitulé Le Survivant. Un album-concept qui parle de la pollution, du réchauffement  climatique, des lobbies qui mènent le monde et des intérêts économiques qui prédominent . Un disque puissant avec des textes engagés.Entouré  de la même  équipe,  présente sur le troisième opus,  le groupe fait appel à d’autres musiciens reconnus pour leur talent dans le monde du jazz mais aussi dans divers styles musicaux : Paul Cribaillet au piano,Emmanuel Della Torre, Eric Halter à la basse/contrebasse, Cédric Affre à la batterie[25].

Membres[modifier | modifier le code]

Membres actuels[modifier | modifier le code]

Musiciens invités[modifier | modifier le code]

Anciens membres[modifier | modifier le code]

  • Franck Mamosa - guitare, chœurs (1975-1980)
  • Michel Rousseaux - batterie (1975-1979)
  • Laurent Delenne - chant, guitare, flûtes (1975-1980)
  • Jean-Philippe Mamosa - claviers (1979-1980)
  • Pascal Vatier - batterie (1979-1980)

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

  • 1979 : La Nature vit, l'homme lui critique... (Oxygen, réédité en 1993 par Musea)
  • 2013 : Mémoires du temps (Musea)
  • 2015 : La Face visible (Musea)
  • 2017 : Le Survivant (Musea)
  • 2019 : Virtual Human

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1977 : Folie
  • 1977 : Il faut aimer ou mourir (Sofrason/Decca)

Autres enregistrements[modifier | modifier le code]

  • 1994 : 70 minutes de rock progressif français
  • Orion Le monde invivable (Musea)[Quand ?]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marc Bailleux, « Thank you Béret Basque », Rock & Folk,‎ , p. 52.
  2. J. L. Gratas ; Jeunesse ouvrière chrétienne janvier 1978. Une fête sur 20 hectares avec Ange, Orion, Tri-Yann,Bernard Lavilliers.
  3. Pascal Leroy, Journal Jeunesse ouvrière, septembre-octobre 1978.
  4. Journal satirique Le Hérisson ; no 1647 du 10 au 16 novembre 1977 ; Le Hérisson à l'affût.
  5. La Marne janvier 1978 ; « Au hit-parade du succès : le groupe Orion. »
  6. Journal Le Parisien, mars 1980 ; « Orion ovationné par les jeunes meldois ».
  7. La Marne mars 1980 ; « La salle était assurément trop petite pour recevoir les quelque quatre cents amoureux du rock... »
  8. Philippe Gnana de Musea magazine (livret CD avec biographie et paroles de chansons édité par le label Musea).
  9. Gilles Verlant présente Denis Roulleau ; L'Encyclopédie Culture Rock, édition Flammarion, (ISBN 978-2081242258).
  10. France-Soir du 12 novembre 1977.
  11. Orion, la nature vit, musicstack.com, (consulté le 3 octobre 2013).
  12. Orion - La nature vit - critique, music-story.com, (consulté le 6 novembre 2017).
  13. (de) Stefan Oswald ; magazine Empire, 1994.
  14. a et b (en) (U.S.A) Darren Bergstein e/i Magazine 1994.
  15. a et b (en) Alan Freeman, Audion magazine 03/1994, (consulté le 6 novembre 2017).
  16. (it) Paperlate ; magazine E.C, 1994.
  17. Magazine Best (magazine) ; Télégrammes ; 03/1980 « Orion : un nouveau batteur, nouvelles compositions, nouvel album en préparation ».
  18. L'album "Mémoires du Temps", (consulté le 6 novembre 2017).
  19. L'album "Mémoires du Temps", (consulté le 6 novembre 2017)
  20. chronique de l'album "Mémoires du Temps" sur neoprog.eu.
  21. chronique de l'album "Mémoires du Temps", sur progarchives.com, (consulté le 6 novembre 2017).
  22. Music in Belgium, « Music in Belgium - Chroniques CD / DVD - ORION - La Face Visible », sur www.musicinbelgium.net (consulté le 5 novembre 2017).
  23. (en) « ORION - La Face Visible (2015) », sur Progarchives.com (consulté le 5 novembre 2017).
  24. « ORION - La Face Visible - Progcritique », Progcritique,‎ (lire en ligne, consulté le 5 novembre 2017).
  25. « Presse », Cédric Affre,‎ (lire en ligne, consulté le 5 novembre 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]