Noyant-la-Gravoyère

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Noyant-la-Gravoyère
Rue principale de Noyant-la-Gravoyère.
Rue principale de Noyant-la-Gravoyère.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Segré
Canton Segré
Intercommunalité C.C. du Canton de Segré
Commune Segré-en-Anjou Bleu
Code postal 49520
Code commune 49229
Démographie
Gentilé Noyantais, Noyantaise
Population 1 894 hab. (2014)
Densité 159 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 17″ nord, 0° 57′ 14″ ouest
Altitude 97 m
Min. 32 m
Max. 102 m
Superficie 11,91 km2
Localisation

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Noyant-la-Gravoyère

Noyant-la-Gravoyère est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Elle est depuis le [1] intégrée à la nouvelle commune de Segré-en-Anjou Bleu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune angevine du Segréen, Noyant-la-Gravoyère se situe au nord de Bourg-d'Iré, sur la route D 775, Pouancé - Segré[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs étangs se trouvent sur la commune : l'étang de la Coudre, l'étang de Saint-Blaise et l'étang de la Corbinière sont formées par le ruisseau du Misengrain. La limite sud de la commune est formée par la Verzée, dans lequel se jette le ruisseau de la Dionnais[3]. L'ensemble hydrographique formé par le Misengrain et ses étangs a été classé en ZNIEFF par l'INPN[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une première mention de Noyant-la-Gravoyère apparaît en 1177 sous la dénomination de Noientum. On retrouve Nioent en 1264, Nogentum en 1419, puis Noyens la Gravierre en 1585, Noyant-la-Gravaire en 1651 et Noyant-la-Gravelle en 1705[3].

Le terme Noyant proviendrait du mot gallo-romain noventium, dérivé de l'adjectif celte noviento, « nouveau ». Cette dénomination désigne alors une cité nouvelle pendant la période gallo-romaine. De la même origine provienne les communes de Noyant et Noyant-la-Plaine[5].

L'ajout Gravoyère, plus tardif, provient de la déformation de gravière, ayant pour origine l'ancien mot celte grava désignant une petite pierre. L'ajout de ce terme est lié aux nombreuses exploitations de roches diverses à Noyant, dont l'exploitation de schiste avec les ardoisières de Misengrain et de La Gatelière, ainsi que des mines de fer proches[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité, Moyen-âge et Ancien Régime[modifier | modifier le code]

La commune de Noyant-la-Gravoyère est située le long de l'ancienne voie romaine reliant Angers à Rennes. Une ancienne borne milliaire au lieu-dit la Gatelière a disparu à la fin du XVIIIe siècle[7].

En 1177, l'église de Noyant est aux mains de laïques et est racheté par Geoffroy La Mouche, évêque d'Angers. L'église est donné en collation au chapitre d'Angers, et semble être un centre paroissial. Au XVe siècle, lors de la fondation du prieuré Saint-Blaise, chapelle du fief seigneurial de La Gravoyère, elle n'est plus qu'une annexe de la cure du Bourg-d'Iré[8].

Au XVIIe siècle, on trouve sur le territoire de l'actuelle commune un nombre important d'ouvriers du bois et de l'ardoise. Le 10 octobre 1636, lors du mariage de Renée Lailler et Charles de Scépeaux, les fiefs de la Roche et de la Gravoyère sont réunis. En 1789, le territoire dépend du bailliage et de l'élection d'Angers, ainsi que du grenier à sel de Pouancé. Si Noyant est alors une communauté taillable distincte, elle n'est que succursale du Bourg-d'Iré[7].

Révolution et XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution, le vicaire du Bourg-d'Iré desservant Noyant refuse de prêter serment et est déporté jusqu'en 1800. Lors des troubles de la Chouannerie, la commune est décrite comme ralliée aux chouans. Le maire lui-même accueille le vicaire du Bourg-d'Iré avant sa déportation pour communier 200 personnes. Le culte est ensuite célébré clandestinement par le curé de Saulgé-l'Hôpital. En 1795, les chouans des environs de Noyant étaient dirigés par un certain Robier, dit Pique-en-Bois[7].

En 1803, Noyant-la-Gravoyère est érigée en paroisse. En 1840, une école mixte est tenue dans la commune par une sœur religieuse de Saint-Charles. En 1875, une école de garçon est construite[8].

XXe siècle: Apogée puis déclin des mines[modifier | modifier le code]

En 1912, la mine de fer du Bois I est ouverte par la société des mines de fer de Segré[7]. Lors de la Première Guerre mondiale, la commune perd 68 hommes. 17 autres habitants décèderont lors de la Seconde Guerre mondiale. L'entre-deux guerre voit la construction de l'ensemble scolaire public et mixte en 1932, nommé par la suite René Brossard du nom de l'instituteur résistant de Segré arrêté en juin 1943, emprisonné au Pré-Pigeon à Angers aux côtés d'Adrien Tigeot, et mort en prison le 23 octobre de la même année[8]. En 1936, on inaugure le premier vélodrome de la commune, sur une idée de M. Dohin, ardoisier et cycliste. La popularité et l'attrait du vélodrome grandissent, la plus importante course réunissant 400 compétiteurs en 1942[7].

En 1952, on inaugure le nouveau vélodrome en ciment. L'école maternelle public et mixte ouvre en 1978[8]. En 1979, on compte encore 411 employés aux ardoisières de Misengrain, produisant 17 000 tonnes d'ardoises, soit 23 % de la production du département tandis que la mine du Bois I produit 11 400 tonnes de fer par mois, employant 253 ouvriers. Les difficultés économiques s'accumulent pour l'industrie minière, entraînant la fermeture de la miner de fer du Bois I en 1985, puis la liquidation de la Société des Ardoisières d'Anjou en 1986, avec pour conséquence la fermeture des ardoisières et le licenciement de 310 employés. Malgré une reprise annoncée en janvier 1987[7] et effective en 1989 par les Ardoisières d'Angers avec un effectif restreint de 98 employés, la mine ferme définitivement en 1999.

En 1986, la commune mise sur le tourisme pour faire face aux difficultés induites par les fermetures des mines. Le parc de loisir Saint-Blaise, près de l'étang du même nom, est construit en juin 1986 avec l'aide de bénévoles. L'année suivante, la commune réaménage l'ancien site ardoisier de la Gatelière pour créer la Mine bleue[7], qui ouvre ses portes en 1991. Faute de rentabilité, le site ferme en 2000, avant d'être repris par la société société FD Tourisme qui le rouvre en 2007. L'entreprise mise en liquidation judiciaire fin 2013, la Mine bleue est depuis gérée par le Pays de l'Anjou bleu, Pays segréen.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Façade de la mairie.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1977 Serge Gohier DVD  
1977 mars 2014 Daniel Dupuis PS puis PRG Ancien conseiller général
mars 2014 en cours Jean-Noël Gaultier[9]    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du Canton de Segré[10], elle-même membre du syndicat mixte Pays de l'Anjou bleu, Pays segréen.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 894 habitants, en augmentation de 2,49 % par rapport à 2009 (Maine-et-Loire : 3,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
443 270 322 404 481 478 468 478 500
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
493 519 608 635 663 816 851 823 1 021
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 325 1 495 1 393 1 449 1 930 1 871 1 622 1 606 1 837
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 961 1 932 1 874 1 963 1 813 1 761 1 767 1 848 1 894
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,7 %, 15 à 29 ans = 17,4 %, 30 à 44 ans = 18,3 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 23,7 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 16,6 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 17,9 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 30 %).
Pyramide des âges à Noyant-la-Gravoyère en 2008 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
8,2 
75 à 89 ans
12,5 
15,2 
60 à 74 ans
16,3 
22,0 
45 à 59 ans
20,5 
18,3 
30 à 44 ans
17,9 
17,4 
15 à 29 ans
15,0 
18,7 
0 à 14 ans
16,6 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 85 établissements présents sur la commune à fin 2010, 9 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 8 % du secteur de l'industrie, 14 % du secteur de la construction, 48 % de celui du commerce et des services et 20 % du secteur de l'administration et de la santé[17].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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  • Château de La Roche.
  • Château de la Gravoyère, site archéologique de l'ancien fief de la Gravoyère.
  • La Mine bleue, ancienne mine d'ardoise, elle constituait, lorsqu'elle était encore en service de 1916 à 1986, le principal employeur. Dans les années 1990, elle fut transformée en musée naturel, permettant au public de découvrir le lieu où travaillaient autrefois les mineurs. En 2007, après dix ans de fermeture, le site touristique de la Mine Bleue, racheté par le syndicat mixte Pays du Haut-Anjou Segréen (devenu Pays Anjou Bleu) a rouvert, proposant une visite de ce site ardoisier, avec descente en funiculaire à 130 mètres sous terre, nouvelle scénographie et d'autres attractions[18].
  • Salle des Parageots. Ancien cinéma bâti par des mineurs ardoisiers. Cette salle accueille aujourd'hui différents évènements : théâtre, concerts, résidences, ateliers, etc[19].
  • Cité jardin. Dans les années 1920, une cité ouvrière est construite pour les ouvriers des ardoisières. Elle est composée de pavillons semblables mais tous différents, équipés de toilettes et d'eau courante voire d'électricité et implantés le long de rues courbes. Ce modèle se distingue des corons à l'anglaise et des pavillons doubles ou quadruples rencontré dans les bourgs miniers alentour.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : N-R, t. 3, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e éd. (ISBN 2-85672-008-0, lire en ligne)
  • Pierre-Louis Augereau, Les secrets des noms de communes et lieux-dits du Maine-et-Loire, Le Coudray-Macouard, Cheminements, , 398 p. (notice BnF no FRBNF39295447), p. 122-123.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Arrêté no DRCL-BCL-2016-126 en date du 30 septembre 2016 », Recueil spécial des actes administratifs de la préfecture de Maine-et-Loire, no 67,‎ (lire en ligne [PDF]).
  2. IGN et BRGM, Géoportail Noyant-la-Gravoyère (49), consulté le 7 octobre 2012
  3. a et b Port 1989, p. 38
  4. ZNIEFF 520220045 - RUISSEAU DE MISENGRAIN ET SES ETANGS
  5. Augereau 2004, p. 122.
  6. Augereau 2004, p. 123.
  7. a, b, c, d, e, f et g Port 1989, p. 40
  8. a, b, c et d Port 1989, p. 39
  9. Ouest-France, Jean-Noël Gaultier prend la suite de Daniel Dupuis, article du 2 avril 2014
  10. Insee, Composition de l'EPCI du Canton de Segré (244900593), consulté le 17 septembre 2013
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. « Évolution et structure de la population à Noyant-la-Gravoyère en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 octobre 2012)
  16. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 octobre 2012)
  17. Insee, Statistiques locales du territoire de Noyant-la-Gravoyère (49), consultées le 5 mai 2013
  18. Site de la Mine Bleue
  19. Chaou Baou, Site de l'association, consulté le 23 octobre 2012