Génération Z

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La génération Z (aussi appelée nouvelle génération silencieuse, ou génération alpha car elle entre dans un nouveau temps du rapport de l'homme et de la machine) est une génération sociologique qui débute avec une évolution de naissances qui aurait été constatée à partir du début des années 2000.

Ils auront toujours connu les Technologies de l'information et de la communication (TIC). Proche de la génération Y dans leurs attentes, ils auront plus de chance de trouver un emploi dans les pays émergents.

La génération Z est également appelée nouvelle génération silencieuse car elle serait comparable, dans la théorie américaine des générations, à la génération silencieuse de ceux nés entre 1925 et 1945. Elle a aussi été nommée Génération C (pour Communication, Collaboration, Connexion et Créativité) vers 2005. Cette nouvelle génération comprendrait principalement les enfants nés après 2000. L'autre date charnière reste à déterminer. On n'en sait pas encore assez sur ceux-ci pour juger quelle pourra être leur culture, mais on peut se permettre de spéculer quant à leur nature en regardant la génération silencieuse originelle ou en se référant à l'œuvre de Strauss et Howe. En résumé, cette génération est née pendant et après les attentats du 11 septembre 2001. La génération Z est également née au XXIe siècle (sauf les 2000) et n'a donc jamais connu le XXe siècle.

« Une génération née avec la chute de l'URSS et le début du World Wide Web »[modifier | modifier le code]

La génération Z se compose des gens nés après 2000, donc après la chute du mur de Berlin en 1989. Par conséquent, ses représentations politiques n’ont plus rien à voir avec celles des générations qui la précédent, fortement marquées par des affrontements idéologiques : guerres mondiales, démocratie contre dictatures, décolonisations, puis guerre froide ouest-est. Pour beaucoup de ces jeunes gens qui vivent notamment dans les pays occidentaux, la démocratie est une notion acquise et ils ne peuvent imaginer qu'elle n'ait pas toujours été présente, surtout en Europe. Mais malgré cela, les récentes révolutions qui ont touché le monde dont celles du printemps arabe furent la preuve que cette génération existe et n’a pas les mêmes opinions que leurs aïeux. La jeunesse de cette génération a été semée d’embûches que leurs parents ont créées, mais pour cette génération de l'info, rien n'est impossible.

« La cyber-génération »[modifier | modifier le code]

La grande différence entre la génération Z et la génération qui la précède, c'est que ces enfants sont nés, vivent et vivront avec Internet. Ainsi, ils maîtrisent souvent parfaitement les outils informatiques, que ce soient les ordinateurs, les GPS ou les téléphones portables, s'en servent quotidiennement et ne conçoivent plus le fait de vivre sans (contrairement aux enfants de la génération précédente, qui ont en majorité connu la vie sans les nouvelles technologies). L'accès à Internet simplifie aussi l'accès au média : la génération Z est définitivement celle des infos en ligne. Blogs, sites de partage de vidéos, quotidiens sur Internet, rien ne leur échappe. Souvent, ils accordent même plus de confiance à ces médias dits récents qu'aux « traditionnels », qu'ils jugent facilement manipulables. Contrairement aux membres de la génération Y qui possèdent souvent une maîtrise intuitive des ordinateurs de bureaux avec claviers mais une maîtrise moins marquée pour les terminaux mobiles qu'ils utilisent partiellement uniquement pour certaines fonctionnalités, la génération Z se compose de gens ayant eu dès leur enfance en leur possession personnelle un téléphone avec accès à Internet pour lesquels ils ont une connaissance intuitive et complète.

« Artistes »[modifier | modifier le code]

Selon Strauss et Howe, qui ont publié un livre concernant les générations, on se retrouvera avec un phénomène semblable à celui qui a affecté la génération silencieuse : coincés entre une génération combative, individualiste, et la prochaine qui ressemblera aux baby-boomers, ils seront probablement subordonnés aux entreprises gargantuesques des Y et à la tête des entreprises idéalistes des nouveaux Prophètes (boomers). Ces générations vivent habituellement une crise massive durant leur jeunesse (exemple : dépression de 1929) qui pourrait être la crise économique mondiale qui a commencé en 2008 et s'intensifie fortement en 2009.

La génération Z et le monde du travail[modifier | modifier le code]

David Foot, dans son livre Boom, Bust and Echo, mentionne que les Silencieux ont eu la vie facile pour ce qui est de l'emploi. Le petit nombre de naissances durant la crise y est pour beaucoup.

Dans le monde de l'entreprise la génération Z s'imagine être son propre patron ou du moins privilégier le travail à domicile pour conserver sa liberté. Les entreprises réfléchissent sur la manière de gérer l’arrivée de la « Gen Z » et communiquent sur le sujet[1].

Comment se définit la Génération Z ?[modifier | modifier le code]

Entre identités plurielles et appartenance multiples, les membres de la génération Z expriment leur individualité dans le collectif. Ils sont présents sur les réseaux sociaux dès leur plus jeune âge et sont devenus leur propre marque, et gèrent ainsi sur le web leur capacité d’influence[2]. La génération z est centrée sur la collaboration et la coopération. Ils sont débrouillards, pragmatiques, autodidactique, entrepreneurs et leur métier devra se faire par passion. Mobilité à l’international et variété de postes sont des marqueurs forts de la nouvelle génération[1].

Le fondateur de Moons’ Factory, Didier Pitelet, décrit ces moins de 20 ans comme des utopistes peu dociles qui exigeront un nouveau management entrepreneurial – ce dernier devra canaliser leur énergie à des fins positives ce qui supposera de mettre en place des modèles de management structurant, éducatifs, et psychologiques[2]. Pour eux, travailler en s'amusant est important et les entreprises doivent s’efforcer de varier les tâches et d’incorporer de nouveaux objectifs chaque jour. La "Gen z" veut s'accorder du temps pour ses loisirs et refuse d'adopter les mêmes rythmes de travail que leurs prédécesseurs car ils souhaitent laisser une place à leur vie privée. La sévérité et les ordres les font fuir. Ils réclament de la part d’un patron la confiance, l’écoute et la patience. De plus la prise de risque au niveau professionnel est inhérente à leur façon de vivre.

Ils ne cherchent pas systématiquement à éliminer les règles et demandent même à être encadrés. À condition que ces dernières leur soient clairement expliquées et qu’elles soient respectées par tous, en particulier par ceux qui incarnent l’autorité. Les managers vont devoir se faire à une pratique réservée jusqu’ici aux cadres : "le donnant-donnant". Pratiquant les réseaux sociaux, ces jeunes se forgent une certaine aptitude à faire face à la critique. Selon Nicols Sadirac, directeur général de l'école 42 la génération Z a « un rapport décomplexé à l'erreur ! Pour eux ; c'est normal de se tromper: ils ne diabolisent pas l'échec comme les autres générations »[3]. Forts d’une solidarité acquise par ces années de pratique des réseaux sociaux, les « Z » arrivent avec une réputation de générosité et d’envie de partage. En échange, comme dans "les chats", ils attendent un retour immédiat.

Manager la Génération Z[modifier | modifier le code]

L’un des défis pour les patrons qui engageront ces jeunes issus de la générations Z résidera dans le fait d’accepter cette liaison très étroite avec le numérique : ces jeunes pourront assister à une réunion, rédiger un compte-rendu, et fixer en même temps un rendez-vous avec un ami. Le smartphone, et plus généralement les nouvelles technologies font partie intégrante de leur évolution et constituent même un prolongement de leurs membres. Pour eux, impossible n’est pas numérique[2]. Certains voient cette situation d’un bon œil : l’immédiateté a ses avantages et permet aux jeunes hyper connectés de trouver rapidement un contact susceptible de les mettre en relation avec de potentiel clients. Tout cela a un prix : la dispersion. Ils sont sans cesse attirés par de nouveaux centres d’intérêt mais peinent à se concentrer sur le même sujet durant une longue durée.

La difficulté des Z réside dans l’investissement des tâches de longue haleine, voire dans des raisonnements en profondeur. À ce jour, ces enfants bercés par les nouvelles technologies et l’essor d’Internet ont tendance à « googliser » à la moindre occasion. Ils ne savent plus où rechercher de l’information ailleurs que sur le Net, et ont ainsi tendance à se simplifier la tâche au risque de parfois se faire berner par des sources légères, et non fondées. Néanmoins les « e-jeunes » arrivent sur le marché du travail exactement au moment où l’économie se digitalise. Les Z ont ainsi toutes les cartes en main pour inventer de nouvelles méthodes de travail et modeler le style des dirigeants qui s’harmoniseront avec leur manière d’être.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]