Notre-Dame du Refuge

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Couvent Notre-Dame du Refuge
Façade de la chapelle.
Façade de la chapelle.
Présentation
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Ville Anglet
Coordonnées 43° 29′ 48″ nord, 1° 31′ 32″ ouest

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Couvent Notre-Dame du Refuge

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Couvent Notre-Dame du Refuge

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Couvent Notre-Dame du Refuge
Religieuse de l'Abbaye de Notre-Dame du Refuge

Le couvent de Notre-Dame-du-Refuge se situe à Anglet, dans le département français des Pyrénées-Atlantiques. Il a été fondé par le père Louis-Édouard Cestac pour y abriter la congrégation des Servantes de Marie d'Anglet.

Le domaine abrite aujourd'hui la congrégation avec sa chapelle, le couvent Saint-Bernard et des œuvres socio-éducatives.

Vue générale de Notre-Dame du Refuge

Histoire[modifier | modifier le code]

Le domaine de Notre-Dame-du-Refuge est située au cœur de l'œuvre fondée par le père Louis-Édouard Cestac. En 1838, il achète à Anglet le domaine de Châteauneuf pour offrir une maison à la campagne à de jeunes prostituées désireuses de s'en sortir.

La chapelle[modifier | modifier le code]

Construite sur les plans de M. Bourdenne, prêtre du Sacré-Cœur de Jésus, la chapelle actuelle fut consacrée en 1886 par Mgr Ducellier, évêque de Bayonne.

La façade[modifier | modifier le code]

Au-dessus du fronton, une statue de Marie « Vierge immaculée » rappelle qu'elle veille sur tout le domaine. La façade s'orne de cinq statues :

Le tympan du portail représente Marie dans le mystère de son assomption. Ces sculptures proviennent des Ateliers Saint-Hilaire de Poitiers.

L'intérieur[modifier | modifier le code]

Les restaurations de 1956 et 1968 l'ont bien modifié. Les tribunes, le dallage des nefs, le chœur en marbre, l'autel en marbre du Portugal sont de cette époque. La croix, les chandeliers (en bronze doré) et la porte du tabernacle signés Ph. Kæpelin de Vanves sont aussi de 1968.

La statue de Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Marie est invoquée sous le vocable de Notre-Dame du Refuge. Cette statue préside, depuis l'origine, l'œuvre du Père Cestac. En 1873, un contemporain écrit : « L'autel de la chapelle est relevé de la statue de Marie, un enfant dans les bras comme protectrice des faibles, le sceptre en main comme Souveraine Maîtresse du Monastère. »

L'arcade centrale[modifier | modifier le code]

Cette arcade et ses piliers sont en pierre de Bidache. Autour de la Vierge du médaillon on peut lire: « Guvernabat creditam sibi Dominum » (Elle gouvernait la maison qui lui avait été confiée). Ces mots traduisent bien le rôle de Marie dans cette maison. Des deux côtés du médaillon, des symboles bibliques, comme une louange litanique : Marie, tour de David... fontaine d'eau vive, maison d'or... étoile du matin... lys entre les épines... priez pour nous !

La décoration du chœur[modifier | modifier le code]

La décoration de la voûte avec ses huit rinceaux, ses arcs et ses pilastres ainsi que les colonnes de l'arcade est de Jules-Pierre Mauméjean et date de 1875. Les tableaux du fond représentent :

Ils sont dus conjointement à Jules-Pierre Mauméjean et à l'abbé Xavier Montaut. Les peintures du chœur ont été restaurées en 1991 et 2002.

La figuration de Marie dans la mandorle centrale évoque son entrée dans la Gloire de la Sainte Trinité.

« Je la vois, associée aux trois personnes divines dans l'œuvre de la Rédemption des hommes, tout embrasée d'amour dans leur salut, et chargée d'en faire d'autres Jésus ; et par cet enfantement continuel, toujours occupée de nous comme la meilleure des mères. » (Louis-Édouard Cestac, 1859)

Les chemins de croix[modifier | modifier le code]

Deux belles œuvres en céramique réalisées par sœur Marie de l'Eucharistie (Servante de Marie). Elles datent de la restauration de 1968.

Les vitraux[modifier | modifier le code]

Nef de gauche[modifier | modifier le code]

La « rosace du Rosaire » signée X. Montaut date de 1886. Le vitrail latéral évoque la naissance de la congrégation des Servantes de Marie en 1842.

Nef de droite[modifier | modifier le code]

La « rosace de la Pietà » avec les 14 stations du chemin de Croix, date de 1932. Elle est signée Mauméjean Frères. Les frères Joseph et Henri sont les fils de J.P. Mauméjean.

Nef centrale[modifier | modifier le code]

Les deux premiers rappellent la légende de Notre-Dame de Bétharram. Peut-être sont-ils dus à F.P. Mauméjean. Les autres illustrent quelques scènes de la vie de Jésus.

  • À gauche :
    • Jésus à Nazareth ;
    • Jésus au jardin des oliviers ;
    • Jésus rencontre sa mère sur le chemin du Calvaire.

Le couvent Saint-Bernard[modifier | modifier le code]

Le couvent a été créé par Louis-Édouard Cestac pour y héberger la branche contemplative de la congrégation des Servantes de Marie, les Solitaires de Saint Bernard ou Bernardines.

Les religieuses de cette communauté vivent une vie monastique signifiée par un certain retrait.

Élise Cestac est enterrée à l'entrée du cimetière de Saint-Bernard, célèbre pour ses tombes de sable surmontées d'une croix de coquillages.

Le couvent, de type rural, cultive des produits agricoles vendus au grand public sur place.

Les œuvres socio-éducatives[modifier | modifier le code]

Activités socio-médicales[modifier | modifier le code]

Les cinq établissements sociaux, médico-sociaux et sanitaires, créés par les Servantes de Marie, sont aujourd'hui gérés par l'association « Missions Père Cestac  » (MPC). Cette association assure sa responsabilité en synergie avec la congrégation et dans le respect des intuitions du fondateur  : accueil, respect de chacun au service de la personne, dans un climat familial.

  • Accueil d'adultes en situation de handicap (foyer de vie François-de-Paule - FDP).
  • Maison d'enfants à caractère social 4 à 18 ans. Accompagnement familial jeunes mamans avec enfants -(ILEC).
  • Accueil personnalisé d'enfants de deux mois à trois ans (Pomme d'Api - Multi-accueil).
  • Maison de retraite des religieuses Servantes de Marie et quelques laïcs 95 lits (maison de Retraite Notre-Dame-du-Refuge).
  • Soin de suite et de réadaptation -SSR de 45 lits (maison Saint-Louis).

Activités éducatives[modifier | modifier le code]

Deux établissements scolaires avec internats :

  • école et collège de l'institution privée Stella Maris,
  • lycée technique et professionnel Sainte-Anne,

poursuivent l'action éducative des Servantes de Marie : donner une éducation et une formation de qualité à l'enfant et au jeune dans l'accueil de tous avec un projet s'inspirant des valeurs évangéliques.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Schneider, Joseph, Le Monastère d'Anglet, dit Notre-Dame-du-Refuge (arrondissement de Bayonne, Basses-Pyrénées) : Religion-Agriculture, Bayonne, Lamaignère, , 400 p. (lire en ligne)