Naprotechnologie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Le mot naprotechnologie vient de la contraction des termes anglais Natural Procreative Technology[1] (technologie procréative naturelle).

Elle est une méthode de procréation naturelle médicalement assistée mise au point dans les années 1980-1990 par le Dr Thomas Hilgers, gynécologue obstétricien américain spécialiste de médecine reproductive. Développée à partir des informations recueillies par le système FertilityCare[2], système d’observation précis et standardisé du cycle de la femme, la naprotechnologie est une science médicale et chirurgicale de reproduction, au service de la fertilité naturelle, fondée sur de nombreuses études scientifiques publiées[3]. Elle diagnostique et corrige les causes de l'hypofertilité. Il s'agit d'une médecine de restauration de la fertilité pour couples infertiles, en reproduisant au plus près les paramètres de la fertilité naturelle[4].

Une alternative éthique[modifier | modifier le code]

Les découvertes du Dr Thomas Hilgers et le système FertilityCare (du modèle Creighton) apportent une prise en charge médicale peu invasive[5], une méthode éthique alternative à la PMA pour les couples sans enfant (alternative aux techniques de remplacement notamment à l'insémination artificielle et aux FIV qui n'agissent pas sur les causes de l'infertilité). Cette médecine a pour particularité de respecter la vie dès sa conception et de ne pas modifier le sens de l’acte procréateur. Elles ont fait leurs preuves à l'étranger depuis les années 1980 et commencent à être utilisées en France[6],[7], après avoir été importée en 2000 en Europe, en particulier en Irlande, Pologne, Allemagne, Suisse, et en Amérique du Sud[3].

Elles constituent une méthode naturelle appelée système FertilityCare. Peuvent en bénéficier les femmes présentant des anomalies de leurs cycles menstruels ou une pathologie gynécologique organique (ovaires polykystiques, endométriose, fibrome, etc.), et tout couple hypofertile, les couples non désireux de faire appel à l’AMP, et les couples après une ou des fausses couches.

La naprotechnologie cherche à traiter les causes sous-jacentes de l'infertilité. Ses méthodes ont une probabilité de réussite située entre 40 et 50% pour les femmes d'environ 35 ans. Pour les couples connaissant des fausses couches répétées, 80% peuvent espérer mener une grossesse à terme[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La naprotechnologie : technologie naturelle pour traiter l'infertilité », sur www.genethique.org/fr, (consulté le 17 juillet 2015) : « Sources: Famille Chrétienne (Emmanuel Pellat, Maryvonne Gasse) 18-24/06/11 »
  2. « Creighton Model FertilityCare™ System »
  3. a et b « Qu'est ce que la NaProTechnologie? », sur www.mamanvogue.fr (consulté le 13 avril 2015)
  4. Antoine Pasquier, Une piste, la NaPro, Famille chrétienne n°2140 du 19 au 25 janvier 2019, pp. 22-31
  5. « La NaProTechnologie ou Procréation Naturelle Médicalement Assistée », sur http://www.fertilitycare.fr (consulté le 13 avril 2015)
  6. « La naprotechnologie : technologie naturelle pour traiter l'infertilité », sur www.genethique.org/fr, (consulté le 17 juillet 2015) : « Sources: Famille Chrétienne (Emmanuel Pellat, Maryvonne Gasse) 18-24/06/11 »
  7. « La naprotechnologie, méthode alternative à la PMA pour les cas d'hypofertilité », sur www.genethique.org/fr, (consulté le 17 juillet 2015) : « Sources : Famille chrétienne (Anne Gavini) 20/02/2014 »
  8. « En Pologne, le gouvernement veut financer la naprotechnologie plutôt que les FIV », sur www.genethique.org (consulté le 13 avril 2015)