Musique sarde

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La Musique sarde est la musique traditionnelle de la Sardaigne. En plus de chansons folkloriques et religieuses, y compris les gosos, les formes musicales principales sont la musique du Launeddas, un antique instrument à vent à trois voix, le cantu a tenore qui est un chant polyphonique et la cantu a chiterra (le chant à guitare sarde) qui est un chant monodique.

Les launeddas[modifier | modifier le code]

Launeddas

Le launeddas est un instrument à vent, c'est une clarinette polyphonique à triple tuyaux et à anche simple. Il existe divers types de launeddas, selon l'intonation, dont les principaux sont le Punt'e organu, le Fiorassiu (en Si♭) et la Mediana (en Do). À partir de ces trois types, on peut trouver plusieurs sous-types, comme : Fiuda bagadia, Tzampognia, Spinellu, Contrappuntu, etc. Cet instrument a été joué en Sardaigne à partir de l'antiquité et survit surtout dans le Sarrabus, l'Ogliastra et la Trexenta, à Cabras et à Ovodda.

Le cantu a tenore[modifier | modifier le code]

Le tenore de Oliena

C'est une forme de chant polyphonique de grande importance dans la tradition locale, mêlant l'expression artistique d'origine et celle du monde agro-pastoral, qui caractérise fortement l'île.

Le tenore est pratiquée principalement dans les centres de la Barbagia, la Baronia, haute Ogliastra et Santu Lussurgiu et au cours des dernières décennies s'est propagé aussi dans le Logudoro.

En 2005, le cantu a tenore a été inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO.

Cantu a chiterra[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cantu a chiterra.

Le Cantu a chiterra (chant sarde avec guitare) est une forme typique de chant monodique en sarde et gallurese, avec une guitare. Ce chant est particulièrement répandu dans la partie nord de l'île ; en particulier dans le Logudoro, Goceano, Planargia et Gallura. Il est très probable que certaines des chansons qui existaient avant l'invention de la guitare, par exemple le cantu in re, avec l'avènement de l'instrument ont développé différentes variantes.

La plus connue à l'échelle internationale, dans ce genre de chant est certainement Maria Carta.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Gavino Gabriel, Canti di Sardegna, Italica Ars, Milano, 1923.
  • (it) Francesco Alziator, Il folklore sardo, Cagliari, 1957.
  • (en) Andreas Fridolin Weis Bentzon, The launeddas. A Sardinian folk-music instrument , 2 voll. Akademisk Forlag, Copenhagen, 1969
  • (it) Paolo Mercurio, dialogo del Canto a Tenore, de tenore cantu ,Solinas, Nuoro, 2001.
  • (it) Francesco Giannattasio - Bernard Lortat-Jacob, Modalità di improvvisazione nella musica sarda, «Culture musicali» 1: 3-36, 1982.
  • Auguste Boullier, L’île de Sardaigne. Dialecte et chants populaires, Paris, 1865.
  • Bernard Lortat-Jacob, Improvisation et modèle: le chant a guitare sarde, in «L'Homme», Revue française d'anthropologie, XXIV, 1, 1984.
  • Bernard Lortat-Jacob, Chroniques sardes, préface de Michel Leiris, Éditions Julliard, Paris, 1990.
  • (en) Paul Vernon, Ethnic and Vernacular Music, 1898 - 1960; A resource and guide to recordings, Greenwood Press Westport, CT- London, 1995 .
  • Marco Lutzu, Francesco Casu, Enciclopedia multimediale della musica sarda, 16 volumes, 9 DVD e 7 CD, Unione Sarda, Cagliari, 2012-2013