Michel Tibon-Cornillot

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Michel Tibon-Cornillot
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Biographie
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Michel Jean François CornillotVoir et modifier les données sur Wikidata
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Michel Tibon-Cornillot, né le à Paris et mort le à Paris[1], est un philosophe et anthropologue français, directeur de recherches à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

Intéressé par l'évolution des techniques dans le domaine de la biologie, il est l'auteur, en 1992, du livre Les Corps transfigurés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Tibon-Cornillot est agrégé de philosophie, docteur ès lettres (doctorat d'État en philosophie[2] : « Des automates aux chimères. Enquête sur la mécanisation du vivant » - Université de Paris I, ).

Il s'est d'abord intéressé aux sciences exactes, notamment aux mathématiques ; des échanges avec René Thom l'ont familiarisé avec les théories de la complexité et du chaos[2].

Il a travaillé à l'Institut Pasteur dans un laboratoire de génétique moléculaire bactérienne[2].

Il est maître de conférence en anthropologie des techniques à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS)[3].

Ses travaux de recherche en philosophie des sciences se situent à l'intersection de deux domaines : la philosophie d'une part et la biologie et la génétique de l'autre[2]. Il a également travaillé sur les représentations liées aux toxicomanies.

Opposé aux OGM, il s'engage en 2007 en faveur de la candidature de José Bové à la présidence de la République[4].

En 2014, il est candidat aux élections européennes dans la circonscription Île-de-France sur la liste Europe Décroissance conduite par Julien Volganli[5].

Publications[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Michel Tibon-Cornillot a collaboré aux revues Nécessaire et La Planète Laboratoire[7].
  • Contagion médiatique et diffusion épidémique : les mises en scène du corps moderne, Quaderni, Vol. 29, no 1, 1996, p. 145-172 Lien Persée
  • Une pétrification foudroyante, le temps d’après la "collision Fukushima", Fukushima 福島第一, 2012 [9]
  • « Déferlement des techniques contemporaines : instabilité, disparition des sociétés industrielles », p. 189-222 in La culture du risque en question, Ed La dispute, 2013 (ISBN 9782843032431)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Michel Tibon-Cornillot, penseur du « déferlement des techniques », est mort du Covid-19 », sur Reporterre, (consulté le 31 mars 2020)
  2. a b c et d Tibon-Cornillot Michel, Encyclopédie de L'Agora, 2012.
  3. « Enseignements de Michel Tibon-Cornillot, maître de conférences à l'EHESS, en 2012-2013 », sur enseignements-2012.ehess.fr (consulté le 23 mai 2019).
  4. AGEL FSE, « Représentants FN - UMP boutés hors de l'ENS », sur Association Générale des Etudiants de Limoges - Fédération Syndicale Étudiante (consulté le 23 mai 2019).
  5. « Résultats des élections européennes 2014 », sur https://mobile.interieur.gouv.fr/fr/Elections/Les-resultats/Europeennes/elecresult__ER2014 (consulté le 13 septembre 2020).
  6. http://www.editions-mf.com/?Les-corps-transfigures
  7. « Laboratory Planet / Crowdfunding », sur La Planète Laboratoire (consulté le 26 mars 2021)
  8. Michel TIBON-CORNILLOT, « Et le code s'est fait chair. A propos des mythes et des techniques biologiques. », Cahier d'économie et sociologie rurales. n°46-47,‎ , p. 153-182
  9. Pierre Fetet, « Une pétrification foudroyante : le temps d’après la collision Fukushima », sur Fukushima 福島第一 (consulté le 23 mai 2019).

Liens externes[modifier | modifier le code]