Michel Dreyfus-Schmidt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dreyfus.
Michel Dreyfus-Schmidt
Fonctions
Parlementaire français
Député
1967 - 1968
Sénateur
1980 - 2008
Gouvernement Ve République
Groupe politique SOC
Biographie
Date de naissance 17 juin 1932
Date de décès 7 septembre 2008 (à 76 ans)
Résidence Territoire de Belfort

Michel Dreyfus-Schmidt, né le 17 juin 1932 à Belfort et mort le 7 septembre 2008 dans la même ville, était un homme politique français, membre du Parti socialiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille juive d'origine alsacienne (son grand-père Moïse Schuhl fut Grand-rabbin[1]) qui avait quitté Mulhouse pour rejoindre Belfort après l'annexion allemande de 1871, il avait exercé la carrière d'avocat depuis 1954. Major de sa promotion à Sciences-Po, bâtonnier du barreau de Belfort[2], ce pénaliste respecté fut un fervent défenseur des libertés individuelles. Il s'est engagé en politique à Belfort en 1964, ville dont son père, Pierre Dreyfus-Schmidt est député-maire, militant de l'Union progressiste.

Il fut conseiller municipal et adjoint au maire de 1964 à 1971, puis conseiller général à partir de 1966 dans le canton de Belfort Ouest. Il est vice-président du Conseil général de 1976 à 1979[3].

Sa carrière nationale commence avec son élection comme député du Territoire de Belfort sous les couleurs de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) en 1967, battu lors de la dissolution de 1968 par le candidat de la droite, André Tisserand au terme d’une campagne électorale houleuse[4].

Il fut élu pour la première fois sénateur PS le 28 septembre 1980, à l'âge de 48 ans, puis réélu avec le meilleur score de France (80,05 % au 1er tour) le 24 septembre 1989, et de nouveau 27 septembre 1998. Il était aussi juge titulaire de la Haute Cour et de la Cour de justice de la République. Il y plaidera pour l'abolition de la peine de mort, pour la présomption d'innocence et pour faciliter le mariage des couples homosexuels ou l'exercice de la parentalité des parents divorcés en cas de garde alternée.

Membre du comité directeur (1969-1973) et du bureau national (1969-1971) du Parti socialiste, ce fidèle de François Mitterrand fut vice-président du Sénat de 1986 à 1998. Agnostique revendiqué, il fut cependant président de la section française du Congrès juif mondial (CJM) de 1982 à 1986 et membre du comité directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF)[5].

Il est décédé en 2008, trois semaines avant la fin de son mandat. Non investi par le PS, qui lui avait préféré Yves Ackermann, il menait une campagne dissidente[6].

Anciens mandats[modifier | modifier le code]

  • 1964 - 1971 ; 1977 - 2008 : conseiller municipal de Belfort
  • 1964 - 1971 ; 1977 - 1980 : adjoint au maire de Belfort (démissionne en octobre 1980, mais demeure conseiller municipal)
  • 1966 - 1977 : conseiller général du Territoire de Belfort
  • 1967 - 1968 : député (FGDS) du Territoire de Belfort
  • 1980 - 2008 : sénateur (SOC) du Territoire de Belfort
  • 1986 - 1998 : vice-président du Sénat

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

  • Membre de la Délégation parlementaire pour l'Union européenne ;
  • 1982 : président de la section française du Congrès juif mondial ;
  • 1983 : membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et de l'Assemblée de l'Union de l'Europe Occidentale (UEO) ;
  • septembre - mars 1984 : nommé parlementaire en mission auprès du ministre des affaires européennes Roland Dumas, chargé d'étudier la relance du Conseil de l'Europe ;
  • septembre 1984 : membre de la délégation française à la 39e session de l'assemblée générale des Nations unies ;
  • 1985 : président de l'association "Socialisme et Judaïsme" ;
  • 1996 : vice-président du Club des Jacobins, chargé de la justice ;
  • 1996 - 1998 : membre de l'Observatoire interministériel sur les sectes ;
  • 1997 : membre de la délégation du Sénat pour l'Union européenne ;
  • 1997 : vice-président de l'Office parlementaire d'évaluation de la législation ;
  • 1998 : réélu juge titulaire de la Cour de justice de la République et juge titulaire de la Haute Cour de Justice ;
  • 2000 : vice-président de la délégation française à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et à l'Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale (UEO) ;
  • 2005 : membre de la CADA
  • 2008 : bien que n'ayant pas reçu l'investiture socialiste, il devait briguer un quatrième mandat aux élections sénatoriales ;
  • Vice-président de la délégation parlementaire française de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe ;
  • Vice-président de la délégation parlementaire française à l'Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale ;
  • Membre de la Cour de Justice de la République ;
  • Membre de la Haute Cour de justice.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]