Micaela Cousino

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Micaela Cousino
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La comtesse de Paris en 2014.

Titre

Épouse du prétendant orléaniste
au trône de France


(19 ans, 7 mois et 2 jours)

Prédécesseur Isabelle d'Orléans-Bragance
Successeur Philomena de Tornos y Steinhart
Biographie
Titulature Princesse de Joinville
Comtesse douairière de Paris
Duchesse de France
Nom de naissance Micaela Ana Maria Cousino
Naissance
Vichy (France)
Décès (à 83 ans)
Paris (France)
Père Luis Maximiliano Cousiño y Sébire
Mère Antonia Quiñones de Léon y Bañuelos, marquise de San Carlos, grande d'Espagne
Conjoints Jean-Robert Bœuf
Henri d’Orléans, comte de Paris, duc de France
Enfant Alexis Francis-Boeuf[1]

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Micaela Cousino, née le à Vichy (Allier) et morte le à Paris (8e arrondissement)[2], est la seconde épouse d'Henri d'Orléans, comte de Paris, prétendant orléaniste au trône de France de 1999 à sa mort en 2019. Elle porte les titres de courtoisie de comtesse douairière de Paris et duchesse de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

La future comtesse de Paris fait carrière à la radio en France, puis dans une grande agence de presse, un grand groupe de publicité à Madrid et dans l'édition à Paris. De 1978 à , elle devient, au cabinet du ministre du Budget, Raymond Barre, responsable de la communication du ministre ainsi que de celle des hauts directeurs du ministère : législation fiscale européenne, douane, DGI[3]. Elle travaille également comme salariée de l'Association pour la recherche sur le cancer (ARC) durant un an en 1982.

Mariages[modifier | modifier le code]

Le comte et la comtesse de Paris le 27 avril 2014, à l’occasion des 800 ans de la naissance de saint Louis.

Elle épouse civilement à Saint-Cloud le Jean-Robert Bœuf (1934-2014), opérateur à la télévision française, dont elle a un fils en 1964, Alexis-Francis Boeuf, horloger[1]. Le Tribunal Civil de la Seine prononce le divorce le [4].

Elle épouse civilement en secondes noces à Bordeaux, le , Henri d'Orléans, alors comte de Clermont, fils aîné d'Henri d'Orléans, comte de Paris, prétendant orléaniste au trône de France (1940-1999). Elle le rencontre le , grâce à un ami commun, l’écrivain André Couteaux[5]. Le premier mariage religieux du prétendant orléaniste ayant bénéficié d'une reconnaissance canonique de nullité, un mariage religieux a eu lieu le , en l'église Saint-Jean-Baptiste de l'Uhabia, à Arcangues (Pyrénées-Atlantiques), petite ville du Pays basque où la comtesse de Paris a passé une partie de son enfance[6]. Henri d'Orléans meurt le au matin, le jour anniversaire de l'exécution de Louis XVI, le [7].

Mort et funérailles[modifier | modifier le code]

Micaela Cousino meurt à son domicile, rue de Miromesnil, à Paris le , à l'âge de 83 ans[2]. Le , une « messe d'À-Dieu » est célébrée par monseigneur Patrick Chauvet, recteur-archiprêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois de Paris[2]. Le , après une messe à l'église Saint-Jean-Baptiste à laquelle assistent notamment son fils et la comtesse de Paris, ses funérailles ont lieu au cimetière paysager de Karsinenea à Saint-Jean-de-Luz[8],[9],[10].

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Patronyme[modifier | modifier le code]

Le nom de famille Cousiño est dérivé de Couto de Liomil, une récompense donnée par le roi de Portugal Alphonse Ier, en récompense de services rendus[réf. nécessaire]. Le nom de famille est Coutinho au Portugal et Cousiño en Galice (Espagne)[11]. Les deux branches de cette famille ont le même blason[11]. Les Coutinho ont occupé de hautes fonctions publiques au Portugal, ils étaient comtes de Marialva, de Barba et de Redondo et s'allièrent à la famille royale de Portugal par le mariage de Guiomar Coutinho, comtesse de Marialva, avec l'infant Ferdinand (pt), fils du roi Emmanuel Ier[11].

Parents[modifier | modifier le code]

Famille Cousiño[modifier | modifier le code]

Originaires d'Espagne, les Cousiño se sont établis au Chili au XVIIIe siècle dont ils devinrent l'une des plus riches familles au XVIIIe siècle[17].

Les ancêtres en ligne masculine de Micaela Cousiño
  • Juan Antonio Cousiño, père du précédent. Espagnol, il est le premier de sa famille arrivé au Chili (en 1760)[11], d'où :
    • José Agustín Cousiño, fut l’un des plus grands pionniers du progrès économique du Chili au XIXe siècle[11], d'où :
      • Matías Cousiño (1810-1863), homme d’affaires, député et sénateur du Chili, d'où :
        • Luis Cousiño (1835-1873), homme d'affaires, homme politique et philanthrope, député de la République du Chili. Il épousa Isidora Goyenechea (1836-1897) qui possédait l'une des plus grandes fortunes du monde selon le New York Times et Le Figaro[18], d'où :
          • Luis Alberto Cousiño (1856-1917), dirigeant des mines familiales d'argent de Chañarcillo, d'où :
            • Luis Maximiliano Cousiño y Sébire (1895-1970), père de Micaela Cousiño

Armoiries[modifier | modifier le code]

La comtesse douairière de Paris porte comme armes, deux écus accolés (traditionnellement réservés aux femmes en héraldique), celui de gauche reprenant les armes de son époux le comte de Paris (à savoir : d'azur à trois fleurs de lis d'or), et de droite reprenant les armes de sa mère, la marquise de San Carlos (à savoir : échiqueté de gueules et de vair de quinze pièces et à la bordure componée de Castille et Léon) ; ses armes surmontées de la couronne royale de France[19],[20],[21],[22].

Les palais Cousiño[modifier | modifier le code]

Le trisaïeul de Micaela Cousino, Luis Cousiño Cousiño (1835-1873), fit construire plusieurs palais au Chili : à Copiapó, à Lota (450 km de Santiago), mais le plus connu est le palais de Cousiño construit en 1870 à Santiago sur un terrain de 11 000 m2[17]. Trois générations de la famille Cousiño ont habité ce palais pendant six décennies, jusqu'en 1938.

La construction a été confiée à l'architecte français Paul Lathoud. Il se compose de 12 pièces de styles différents. Pour la décoration et la construction du palais, velours, brocart, porcelaine de Sèvres, de Limoges et de Saxe ont été importés d'Europe à bord des navires de la famille. Des décorations en noyer, acajou, chêne américain, ébène, hêtre allemand y ont été sculptées à la main[17]. Les rideaux ont été brodés à la main en France et en Italie.

C’est la première propriété d’Amérique du Sud à posséder une génératrice électrique, achetée à Thomas Edison, un ami de la famille, et la première à posséder également, grâce à son système de chauffage, de l'eau froide simultanément[17] et l'un des premiers ascenseurs existants au Chili.

Aujourd'hui propriété de la ville de Santiago, il est ouvert en tant que musée depuis 1977[17] et classé monument national. Le gouvernement chilien y a reçu le président français Charles de Gaulle en 1964 à l'occasion de sa tournée en Amérique du Sud, le roi Baudoin de Belgique, la Première ministre d'Israël Golda Meir, les présidents Adolfo López Mateos du Mexique, Heinrich Lübke d'Allemagne, Giuseppe Saragat d'Italie, etc.

Côté maternel[modifier | modifier le code]

  • mère de Micaela Cousiño : Antonia Quiñones de León, marquise de San Carlos, grande d'Espagne (1895-1982),
  • grand-père de Micaela Cousiño : José Quiñones de León y de Francisco Martin, marquis de San Carlos, marquis de Alcedo (1858-1937), diplomate, secrétaire de la Légation espagnole de La Haye
  • arrière-grand-père de Micaela Cousiño : Cayo Quiñones de León y Santalla, marquis de Montevirgen, marquis de San Carlos (1818-1898), ministre plénipotentiaire
  • trisaïeul de Micaela Cousiño : José María Quiñones de León y Abaurrea, marquis de Montevirgen (né en 1788)

Autres ascendants[modifier | modifier le code]

Micaela Cousiño a aussi des ancêtres anglais :

  • Philip IV Le Despencer, baron Le Despenser (1365-1424)
  • Robert Tibetot, baron Tibetot (1340-1372)
  • Reginald Grey, baron Grey de Ruthyn (1322-1388)
  • William Deincourt, baron Deincourt (1300-1364)
  • etc.

Titulature[modifier | modifier le code]

Les titres portés actuellement par les membres de la maison d’Orléans n’ont pas d’existence juridique en France et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le « chef de maison ».

Filles de la Révolution américaine[modifier | modifier le code]

Le Chapitre Rochambeau[26] rejeta sa candidature au titre de l'une des Filles de la Révolution américaine – dont l'objet était, selon l'auteur Yves-Marie des Hauts de Bellevue, « une reconnaissance de ses titres et prétentions »[27].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Palabras en el silencio, documentaire portrait de Marc-Laurent Turpin, (50 min) – mesure-6 Films, 2009 (EAN 3-770000-653126)
  • Henri VII, Prince de France, Prince de l'Universel, documentaire historique de Marc-Laurent Turpin, (120 min), mesure-6 Films, 2009 (EAN 3-770000-653137)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « https://www.montres-de-luxe.com/Alexis-Francis-Boeuf-un-expert-horloger-en-trois-questions_a14102.html »
  2. a b et c « Micaela, la Comtesse douairière de Paris, est décédée », sur pointdevue.fr, (consulté le )
  3. Biographie de la « comtesse de Paris », « blog du comte de Paris »
  4. « https://www.la-couronne.org/tribune-de-royalistes/titres-de-madame-la-comtesse-de-paris/ »
  5. La comtesse de Paris, Le blog du comte de Paris
  6. Henri d'Orléans, 25 ans d'attente pour un mariage à l'église lci.fr
  7. « Le comte de Paris Henri d'Orléans est mort », sur FIGARO, (consulté le )
  8. Stéphane Bern, « C'était la princesse Micaela : l'hommage de Stéphane Bern », sur Parismatch.com, (consulté le ).
  9. La comtesse de Paris assistera à la messe pour la princesse Micaela à Saint-Jean-de-Luz, Noblesse et Royautés, 20 mars 2022.
  10. Alexandre de La Cerda, « La Comtesse douairière de Paris rejoindra son Pays Basque bien-aimé », sur baskulture.com, (consulté le ).
  11. a b c d et e Alejandro Meyer, Fortunas chilenas, http://tienendinero.blogspot.com/2007/08/los-cousio.html
  12. Acte de naissance n° 150 du 3 mai 1938, Cousino, Micaëla Anna Maria del Pilar. Mention n° 1 : « Légitimée par Luis Maximiliano Cousino et Antonia Maria Micaëla Quinones de Leon, son épouse. Jugement rendu le 14 décembre 1955 par le tribunal civil de Cusset et transféré le 23 février 1956. L'officier de l'état civil. ».
  13. Ancêtres de Micaela Cousiño
  14. Ancêtres de Micaela Cousiño
  15. Philippe de Montjouvent, Le Comte de Paris et sa descendance, Charenton, Éditions du Chaney, , 478 p. (ISBN 2-913211-00-3), p. 170 et 202
  16. Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha, Paris, Éditions Le Petit Gotha, coll. « Petit Gotha », (1re éd. 1993), 989 p. (ISBN 2-9507974-3-1), p. 464
  17. a b c d et e Emol, A 50 años del fuego Cómo fue el incendio que arrasó con parte del Palacio Cousiño y los testigos de su época dorada, https://www.emol.com/noticias/Nacional/2018/10/12/923638/A-50-anos-del-fuego-en-el-Cousino.html
  18. Brugmann>El palacio Cousiño Goyenechea, page de Brugmann Restauradores, consultée le 29.06.2015
  19. « Timbre édité pour le mariage religieux du comte et de la comtesse de Paris »
  20. « Anniversaire du Duc Charles-Louis de Chartres (voir les commentaires en bas de la page) » (consulté le )
  21. « Les armes des princesses de la Maison royale de France », sur Le blog de La Couronne, (consulté le )
  22. « Les titres de la princesse Micaëla d’Orléans, comtesse de Paris », sur Le blog de La Couronne, (consulté le )
  23. Selon son beau-père, feu le comte de Paris, le mariage civil de 1984 ne donnait aucun droit à l'épouse d'utiliser les titres et le prédicat de son époux.
  24. L'acte souverain du 31 octobre 1990 n'accorde pas le prédicat d'altesse royale à la princesse de Joinville. Elle reçoit en revanche une concession d'armoiries (qu'elle abandonnera le 19 juin 1999 pour prendre celles des marquis de San Carlos, sa famille maternelle). Source : Le Comte de Paris et sa descendance de Philippe de Montjouvent.
  25. a et b « Les titres de la princesse Micaëla d’Orléans, comtesse de Paris », sur Le blog de La Couronne, (consulté le )
  26. http://www.rochambeau.darfrance.org/index/index.php
  27. Yves-Marie des Hauts de Bellevue (BNF 14612000), « Le chapitre Rochambeau des Daughters of the American Revolution comprit bien que par son adhésion, c'était une reconnaissance de ses titres et prétentions qui était recherchée. »