Association pour la recherche sur le cancer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Association pour la Recherche sur le Cancer
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique reconnue d'utilité publique
But lutter contre le cancer et informer sur l'avancée de la recherche
Fondation
Fondation 1962
Fondateur Jacques Crozemarie
Identité
Siège Villejuif
Site web www.arc-cancer.net
Dissolution
Dissolution 25 juin 2012

Notes

À la suite d'une évolution statutaire, l'Association pour la Recherche sur le Cancer est devenue en 2012 la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer.

L'Association pour la Recherche sur le Cancer (ARC) était une association française de lutte contre le cancer.

En 2012, à la suite d'une évolution statutaire, l'ARC est devenue officiellement la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer dans le but de se renforcer dans l’exercice de ses missions en mobilisant plus de moyens pour la recherche, en adoptant un mode de gouvernance plus performant et en traçant de nouvelles perspectives de recherche.

Depuis sa création le 29 juin 1962 par Jacques Crozemarie, l'ARC, reconnue d'utilité publique depuis 1966, a occupé une place de premier plan dans le fonctionnement et le financement de la recherche. L'association avait pour but principal de soutenir la recherche sur le cancer. Durant toute son activité, l’ARC a apporté aux chercheurs des laboratoires qu’elle a financés, les moyens de conduire leurs projets et de couvrir l’ensemble des champs de la cancérologie. Son action a ainsi contribué à des avancées majeures dans le domaine de la prévention des cancers, de leur diagnostic et du dépistage de la maladie, mais également dans la découverte de nouveaux traitements.

Durant les 10 dernières années de son fonctionnement, l’ARC a contribué au financement de plus de 6 400 projets pour un montant total de 273 millions d’euros[1]. Ses ressources provenaient exclusivement des dons et legs de particuliers.

L'ARC avait également pour but d’informer le public sur les avancées de la recherche et sur la maladie.

Historique[modifier | modifier le code]

1962 - Création de l’Association par Jacques Crozemarie.

1966 - L’Association est reconnue d’utilité publique (elle est habilitée à ce titre à recevoir des dons et des legs).

1996 – Début janvier, publication du rapport de la Cour des comptes sur le compte d’emploi et ressources collectées en 1993 auprès du public. Ses conclusions dénoncent des malversations de tous ordres accomplies par son Président, Jacques Crozemarie. Le 25 janvier, M. Crozemarie présente sa démission. L’ARC est alors intégralement réorganisée : M. Michel Lucas est nommé Président à la tête d’un conseil d'administration renouvelé.

1996 – En mai, création d’un Conseil scientifique chargé de proposer au Conseil d’administration la stratégie scientifique de l’Association.

1997-1998 - Refonte des statuts.

1999 - L’ARC devient membre du Comité de la Charte du don en confiance. En mai, ouverture du procès du scandale de 1996. L’ARC est partie civile.

2000 – En juin, Jacques Crozemarie est reconnu coupable d'abus de confiance et d'abus de biens sociaux. Il est condamné à quatre ans de prison ferme, à 2,5 millions de francs (381 000 ) d'amende, et à 200 millions de francs (30,5 millions €) de dommages et intérêts à verser à l'ARC.

2001 - L’ARC obtient la certification de services des organismes faisant appel à la générosité du public par Bureau Veritas Certification.

2004 - Dans le cadre d’une convention avec le Ministère de la Recherche, l’ARC offre aux jeunes chercheurs qu’elle soutient, de vrais contrats de travail en remplacement du système d’allocations qui existait auparavant (ce qui se traduit par une amélioration du statut et de la protection sociale des jeunes chercheurs).

2005 – En février, publication du rapport de la Cour des Comptes sur les comptes d’emploi 1998-2002 des ressources collectées auprès du public. Ce rapport déclare en substance que l’ARC est désormais un exemple à suivre dans le domaine caritatif.

2005 – En juin, élection de M. Jacques Raynaud à la présidence de l’Association. L'ARC entre au Conseil d'administration de l'Institut national du cancer.

2007 - En juillet, l'ARC obtient, pour la première fois depuis 18 ans, le label « Campagne d'intérêt général » décerné par le gouvernement français.

2009 - L'ARC entre au Conseil d'administration de l'association française des Trésoriers et responsables d'associations.

2010 - À l'occasion de la Journée mondiale contre le cancer, l'ARC ouvre un dispositif inédit de dialogue entre les chercheurs et le grand public, sur les avancées de la recherche sur le cancer : www.questions-chercheurs.com[2].

2011 - Le 4 février 2011, lors de la Journée mondiale contre le cancer, l'ARC organise « Le Grand direct des chercheurs », un débat avec les chercheurs en cancérologie, organisé simultanément à Paris, Lyon et Marseille. En mai, le Conseil d'administration valide le projet de création de la Fondation ARC. En juin, l'Assemblée générale extraordinaire de l'ARC approuve le projet.

2012 - En janvier, remise du 40e Prix Leopold Griffuel. Le 16 mars 2012, l'ARC évolue et devient la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer. Le décret portant reconnaissance d'utilité publique de la fondation est publié au Journal officiel le 18 mars 2012. Le 25 juin 2012, publication du décret approuvant la dissolution de l’ARC et autorisant le transfert de ses biens à la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer.

Les actions[modifier | modifier le code]

L’ARC a mis en œuvre une politique de soutien à la recherche sur le cancer, se déclinant selon six axes prioritaires :

  1. découvrir les causes et les mécanismes d’apparition du cancer,
  2. améliorer la prévention et le dépistage,
  3. diagnostiquer le cancer de plus en plus précocement,
  4. améliorer les traitements existants,
  5. mettre au point de nouvelles thérapeutiques,
  6. Informer sur les avancées et les perspectives de demain.

L’ARC a organisé sa stratégie de financement autour de quatre appels à projets principaux permettant d’apporter un soutien financier important :

  • aux jeunes chercheurs en cancérologie dans les années clés de leur formation,
  • à de jeunes équipes afin de faciliter leur émergence et celle de nouvelles thématiques de recherche,
  • à des projets ambitieux et innovants menés simultanément dans plusieurs centres,
  • à des plateformes technologiques et des équipements de pointe.

En parallèle, l’ARC a développé régulièrement des appels à projets et des partenariats sur des thématiques de recherche plus ciblées et ayant une dimension très stratégique.

Enfin, l’ARC a proposé de nombreuses publications d’information scientifique et médicale réalisées avec le concours d’experts[3], ainsi qu’un site Internet en prise directe avec l’actualité relative aux avancées de la recherche sur le cancer.

Scandale financier[modifier | modifier le code]

Il émerge en 1991 via un rapport confidentiel de l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) dénonçant les énormes dépenses de l'ARC, qui consacrait 72 % des sommes versées par les 3,5 millions de donateurs à son fonctionnement et sa publicité, et seulement 28 % à la recherche. En 1996, un juge d'instruction est désigné.

L'enquête révèle des malversations de tous ordres, dont des détournements d'environ 300 millions de FF réalisés de 1990 et 1995 via des sociétés-écrans et un système de surfacturations.

En juin 2000, l'ancien président de l'ARC, Jacques Crozemarie est condamné à quatre ans de prison ferme, à de lourdes amendes et à des dommages et intérêts pour l'ARC (pour abus de confiance et abus de biens sociaux).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]