Matra (marque)

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Matra
logo de Matra (marque)

Création 1965 : Matra Automobile

2004 : Matra Manufacturing & Services
2010 : Matra Light Electric Vehicle (L.E.V.)

Dates clés 2014 : rachat par Easybike Group de Matra L.E.V. et reprise la marque Matra
Fondateurs Jean-Luc LagardèreVoir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan Sport, Techno, Performance.
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Grégory Trebaol
Actionnaires Drapeau de la France Easybike Group
Activité Vélos à assistance électrique
Société mère Easybike Group
Sociétés sœurs Solex
Site web http://matra.com

Matra, anciennement Matra Automobile puis Matra Manufacturing & Services, est une marque française du groupe normand Easybike, spécialisée dans les solutions de transport électrique de proximité, dont les vélos à assistance électrique[1].

Anciennement Matra Automobile, l'entreprise Matra Manufacturing & Services était spécialisée dans l'industrie automobile.

En septembre 2014, le groupe Lagardère SCA vend ce qu'il reste de la marque Matra, c'est-à-dire la division des vélos et scooters électriques Matra Manufacturing & Services, au groupe normand Easybike[1],[2].

Présentation[modifier | modifier le code]

Née de la reprise de la société de construction automobile Automobiles René Bonnet, elle a été constructeur d'automobiles de série et de voitures de sport. Elle s'est illustrée en compétition automobile par la construction de monoplaces (Formule 1, Formule 2, Formule 3) et de voitures Sport-prototypes, confiées à son écurie de course Matra Sports et parfois à d'autres écuries.

Les vélos des marques Matra et Solex sont assemblés dans l'usine de Saint-Lô par Mobiky Tech, une filiale d'Easybike Group.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette entreprise, filiale de la société Matra, a été fondée le par Marcel Chassagny et Marcel Floirat qui y nommèrent Jean-Luc Lagardère comme directeur-général et Philippe Chassagny (fils de Marcel) comme président[3]. Ceci afin de diversifier ses activités en s'orientant vers l'automobile de sport et de compétition et en s'appuyant, à sa création, sur le rachat de la marque Automobiles René Bonnet.

Les premières voitures s'appelaient Matra-Bonnet[4] et étaient une évolution des René Bonnet Djet puis, rapidement, prirent le seul nom de Matra Sports. La première voiture de conception propre était la 530, puis la Bagheera en 1973, puis le succès de production ira culminant avec la Renault Espace.

À la suite de ventes insuffisantes de l'Avantime en 2003, et alors que Renault cessait de confier la fabrication de l'Espace à Matra pour la transférer dans sa propre usine de Sandouville, l'usine de Romorantin est fermée l'année suivante.

En , le groupe Pininfarina SPA fait l'acquisition des activités d'ingénierie, d'essais, d'avant-projets et prototypes de Matra Automobile. La société d'ingénierie ainsi créée a pour nom Matra Automobile Engineering[5].

En 2009, Segula Technologies acquiert Matra Automobile Engineering.

Les activités automobiles non cédées, dont l'activité liée aux pièces de rechange toujours implantée à Romorantin, sont regroupées au sein de Matra Manufacturing & Services[6].

En 2004, Matra Manufacturing & Services a adopté une stratégie de développement technologique et de produits ainsi que de marketing dans le domaine des véhicules récréatifs, électriques légers et de proximité. L'entreprise aujourd'hui développe, produit et commercialise, du deux aux quatre roues, des solutions de transport électrique de proximité.

En 2013, la société MGF Easybike[7],[8], spécialisée dans les vélos à assistance électrique et déjà associée au groupe Cible pour la distribution, rachète la marque Solex et tous les modèles actuels. MGF Easybike annonce qu'une partie de la production des vélos à assistance électrique sera relocalisée en France à partir de 2014 dans un nouvel atelier situé à Saint-Lô[9] et confiée à sa filiale Mobiky Tech.

En septembre 2014, le groupe Lagardère SCA vend ce qu'il reste de la marque Matra, c'est-à-dire la division des vélos et scooters électriques Matra Manufacturing & Services, au groupe normand Easybike[1],[2].

Le 25 juin 2019, le tribunal de commerce de Coutances, dans le département de la Manche, place en redressement judiciaire Mobiky Tech, filiale du groupe Easybike chargée de l'assemblage des vélos des marques Matra et Solex, avec une période d’observation de six mois[10].

Le 17 décembre 2019, le tribunal de commerce décide de renouveler cette période d'observation de six mois supplémentaires[11].

Vélos à assistance électrique[modifier | modifier le code]

Matra Automobile Engineering[modifier | modifier le code]

Véhicules de série[modifier | modifier le code]

Matra 530 de 1971
Matra M530LX
Matra Simca Bagheera
Matra Rancho

Véhicules de compétition[modifier | modifier le code]

Matra MS630 Sport.
Matra MS650.
Matra MS670C.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Lagardère tire un trait sur la saga Matra », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 8 avril 2020)
  2. a et b « Easybike reprend les vélos électriques de Matra », sur Societe.com (consulté le 8 avril 2020)
  3. Sources : actes SSP (Archives notariales de la Seine)
  4. « Matra-Bonnet : »
  5. « Matra Automobile Engineering »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  6. « Matra Manufacturing & Services »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  7. Société dirigée alors par Grégory Trébaol, qui emploie vingt-cinq salariés et qui réalise un chiffre d’affaires de dix millions d’euros, fabriquant essentiellement des vélos électriques pour la grande distribution (Decathlon, Go Sport). Source : « Grégory Trébaol, 34 ans, directeur associé d'Easybike », sur photo.capital.fr,
  8. « MGF Easybike - identité », sur www.societe.com (consulté le 11 juillet 2019)
  9. http://www.scooter-infos.com/actualite-010278-easybike-rachete-solex-et-relocalise-en-france.html
  10. L'Usine Nouvelle, « Easybike doit recharger ses batteries - Transport », L'Usine Nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 8 avril 2020)
  11. Christophe LECONTE, « Saint-Lô. Easybike : pas encore la sortie du tunnel », sur Ouest-France.fr, (consulté le 8 avril 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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