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Matra (entreprise, 2004)

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Matra
logo de Matra (entreprise, 2004)
Logotype de Matra.
illustration de Matra (entreprise, 2004)
Une Matra Simca MS670 en 1972.

Ancien nom Matra Automobile S.A.
Création 1964 : création de Matra Automobile
Dates clés 2004 : Matra Automobile devient Matra Manufacturing & Services

2014 : rachat par Easybike Group de Matra MS et reprise de la marque Matra

2022 : Easybike Group est rebaptisé Rebirth (Group)

Fondateurs Jean-Luc LagardèreVoir et modifier les données sur Wikidata
Personnages clés Marcel Chassagny, Marcel Floirat et Jean-Luc Lagardère
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan Sport, Techno, Performance.
Siège social 4, Rue Tarbé, Paris
Drapeau de la France France
Direction Grégory Trébaol
Actionnaires Drapeau de la France Rebirth
Activité Fabrication de cycles
Produits Bicyclettes, trottinettes, voitures
Sociétés sœurs Solex
SIREN 480 781 517
Site web http://matra.com

Société précédente Matra

Matra, ou Matra Manufacturing & Services, anciennement Matra Automobile, est une entreprise française de cycles et un ancien constructeur d'automobiles de série et de voitures de sport fondé en 1964.

Née de la reprise de la société de construction automobile Automobiles René Bonnet, Matra Automobile fut un constructeur d'automobiles de série. Il s'agissait, au sein du même groupe, d'une entité distincte de Matra Sports qui s'est illustrée en compétition automobile par la construction de monoplaces (Formule 1, Formule 2, Formule 3) et de voitures Sport-prototypes.

Après scission de Matra Automobile en 2003, celle-ci devient Matra Manufacturing & Services en 2004 et réoriente les activités de la marque Matra vers le développement de véhicules récréatifs, électriques légers et de proximité.

Matra Manufacturing & Services est une filiale du groupe Matra jusqu'en 2013, date à laquelle l'entreprise est rachetée par Easybike, qui sera en 2022 rebaptisé Rebirth[1].

Les vélos Matra sont aujourd'hui assemblés à Saint-Lô par Mobiky-Tech, une filiale du Groupe Rebirth, cette usine assemblant aussi les Solex.

1964 : Matra Automobile

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Matra Automobile, filiale de la société Matra, est fondée le par Marcel Chassagny et Sylvain Floirat qui y nomment Jean-Luc Lagardère comme directeur-général et Philippe Chassagny (fils de Marcel) comme président[2]. Le but est de diversifier ses activités en s'orientant vers l'automobile de sport et de compétition et en s'appuyant, au début, sur le rachat de la marque Automobiles René Bonnet.

Les premières voitures s'appellent Matra-Bonnet[3] et sont une évolution des René Bonnet Djet puis, rapidement, prennent le seul nom de Matra Sports. La première voiture de conception propre, sous la direction de Philippe Guédon, est la 530, suivie par la Bagheera en 1973, puis le succès dans la production culmine avec la Renault Espace.

À la suite de ventes insuffisantes de l'Avantime en 2003, et alors que Renault cesse de confier la fabrication de l'Espace à Matra pour la transférer dans sa propre usine de Sandouville, l'usine de Romorantin ferme en [4].

2003 : Scission de Matra Automobile

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En , le groupe Pininfarina S.p.A. fait l'acquisition des activités d'ingénierie, d'essais, d'avant-projets et prototypes de Matra Automobile. La société d'ingénierie ainsi créée a pour nom Matra Automobile Engineering[5].

En 2009, Segula Technologies acquiert Matra Automobile Engineering[6].

2004 : Matra Manufacturing & Services

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Les activités automobiles non cédées, dont l'activité liée aux pièces de rechange toujours implantée à Romorantin-Lanthenay, sont regroupées en au sein de Matra Manufacturing & Services[7],[8].

En 2004, Matra Manufacturing & Services adopte une stratégie de développement technologique et de produits ainsi que de marketing dans le domaine des véhicules récréatifs, électriques légers et de proximité.

En 2009, Matra MS développe, produit et commercialise des véhicules du deux aux quatre roues, c'est-à-dire des solutions de transport électrique de proximité.

2014 : rachat de Matra Manufacturing & Services par Easybike (rebaptisé Rebirth)

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En , le groupe Lagardère SCA vend ce qu'il reste de la marque Matra, c'est-à-dire la division des vélos et scooters électriques Matra MS, au groupe normand Easybike, spécialisé dans les solutions de transport électrique de proximité[9],[10].

Le , le tribunal de commerce de Coutances, dans le département de la Manche, place en redressement judiciaire Mobiky-Tech, filiale du groupe Easybike chargée de l'assemblage des vélos des marques Matra et Solex, avec une période d’observation de six mois[11]. Le , le tribunal de commerce décide de mettre fin au redressement judiciaire[12].

En 2022, Easybike se rebaptise Rebirth[13].

Identité visuelle

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Automobiles Matra (production avant 2004)

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Véhicules de série

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Matra 530 de 1971.
Matra M530LX.
Matra Simca Bagheera.
Matra Rancho.

Véhicules de compétition

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Matra MS630 Sport.
Matra MS650.
Matra MS670C.

La Société Anonyme Matra-Sports se dote d'un service de course début 1965, sous l'impulsion de Jean-Luc Lagardère, et débute prudemment en Formule 3 : dès juillet 1965, J.-P. Beltoise remporte l'épreuve de Reims, suivie de six autres victoires en monoplace et trois en coupé Djet 5 la même année. Après une série de douze victoires internationales en F3 en 1966, Matra-Sports se lance aussi dans les « prototypes » : étudiés dès novembre 1965, les premiers exemplaires portent le matricule M620 (moteur V8 BMW 1,9 litre) et apparaissent en public aux essais du Mans le 2 avril 1966. En janvier 1967, un accord de coopération est signé avec le pétrolier Elf en vue, notamment, de la création d'un moteur V12 de Formule 1 ; le nouveau prototype M630 (moteur V8 Ford 4,7 litres, 380 ch) est dévoilé aux 24 Heures du Mans 1967. La première monoplace de Formule 1 Matra, la MS11, débute au Grand Prix de Monaco 1968 avec le nouveau moteur V12 Matra Type MS9 (3 litres, 390 ch) ; ce même moteur équipe aussi le M630 engagé (et non classé après une double crevaison) aux 24 Heures du Mans 1968[14].


En 1969, Jackie Stewart devient champion du monde des conducteurs sur la Matra MS80 (V8 Ford-Cosworth 3 litres, 430 ch). Aux 24 Heures du Mans de la même année, Matra engage deux nouvelles barquettes biplaces MS650, l'une à carrosserie allongée (Beltoise-Courage, 4e à l'arrivée) et l'autre à carrosserie normale (Servoz-Gavin/Muller, abandon). En 1970, la MS650 (version courte) remporte le Tour de France automobile, tandis que la nouvelle biplace MS660 (V12 Matra MS12, 435/450 ch, pointe à 320 km/h) fait ses débuts au Mans avant de s'imposer aux 1 000 Kilomètres de Paris. Après l'abandon du programme de Formule 1 fin 1972 (dernier modèle : la MS120D), Matra-Simca engage trois MS670 aux 24 Heures du Mans 1972, qui terminent 1re et 2e ; l'écurie renouvelle cet exploit en 1973 (où elle décroche aussi son premier titre de champion du monde des constructeurs) puis en 1974 avec la nouvelle MS670C, obtenant un troisième succès consécutif au Mans et un second titre mondial des constructeurs. Malgré ce palmarès, Jean-Luc Lagardère annonce le le retrait officiel de Matra-Simca de la compétition, invoquant la nécessité de faire des économies dans le contexte du premier choc pétrolier, après avoir atteint la plupart des objectifs fixés dix ans plus tôt[15].

Deux-roues et vélos à assistance électrique (production depuis 2014)

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  • Matra Automatic
  • Matra i-STEP (pour Système de Transport Electrique de Proximité).
  • E-MO (Scooter électrique)

Depuis 2023, les vélos Matra sont équipés de moteurs Yamaha Motor Company[16].

Notes et références

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  1. « Matra, Groupe Rebirth », sur matra.com (consulté le )
  2. Sources : actes SSP (Archives notariales de la Seine)
  3. Patrice Vergès, « De René Bonnet à Matra Sports (2) », sur poa.tv (consulté le )
  4. « Eclatement de Matra », sur sitematrarama.free.fr (consulté le )
  5. « L'histoire », sur matra-automobile.com (archivé par web.archive.com), (consulté le )
  6. Thibaut De Jaegher, « Matra Engineering repris par Segula », L'Usine nouvelle, (lire en ligne, consulté le )
  7. « AXR Industries prend le relais de Matra automobile à Romorantin », sur lesechos.fr, (consulté le )
  8. « Matra | La marque », sur matra.com (consulté le )
  9. « Lagardère tire un trait sur la saga Matra », La Croix, (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  10. « Easybike reprend les vélos électriques de Matra », sur Societe.com (consulté le )
  11. L'Usine Nouvelle, « Easybike doit recharger ses batteries - Transport », L'Usine Nouvelle, (lire en ligne, consulté le )
  12. Christophe Leconte, « Normandie. À Saint-Lô, Mobiky est sortie du redressement judiciaire » Accès limité, sur ouest-france.fr, (consulté le )
  13. Claire Garnier, « Easybike se rebaptise Rebirth, avec l'ambition de produire un vélo complet en France d'ici trois ans », sur usinenouvelle.com, (consulté le )
  14. René Bellu, Toutes les Simca : les dossiers complets de René Bellu, Le Conquet, René Bellu, coll. « Toutes les... » (lire en ligne), p. 29.
  15. René Bellu, Toutes les Simca, Le Conquet, Studio Gernot, p. 30, lire en ligne sur Gallica.
  16. « Vélo électrique : Solex et Matra roulent avec Yamaha », sur Cleanrider, (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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