Jean-Pierre Beltoise

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Jean-Pierre Beltoise
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Jean-Pierre Beltoise après sa victoire au GP de Zandvoort F2, en 1968

Surnom Bébel[1]
Date de naissance
Lieu de naissance Boulogne-Billancourt, France
Date de décès (à 77 ans)
Lieu de décès Dakar, Sénégal
Nationalité Drapeau de France Français
Années d'activité 1961-1979
1966-1974 (F1)
Qualité Pilote automobile
Nombre de courses 86 Grand Prix F1
Pole positions 0
Podiums 8
Victoires 1
Champion du monde 0

Jean-Pierre Maurice Georges Beltoise, né le à Boulogne-Billancourt et mort le à Dakar, Sénégal, est un pilote automobile français, fils d'un boucher de l'Essonne, et ayant trois autres frères.

Il est le symbole du renouveau du sport automobile français avec 86 Grands Prix de Formule 1 courus et deux victoires : une en championnat du monde au Grand Prix automobile de Monaco sur British Racing Motors en 1972 et une victoire hors-championnat lors de la World Championship Victory Race (en), la même année.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après deux ans de service militaire en Algérie, Jean-Pierre Beltoise débute en sport mécanique en compétition de Vitesse moto et totalise alors onze titres de champion de France. Après la Formule 1 et les courses de Sport-Prototypes, il se tourne en 1976 vers le championnat de France de Supertourisme où il obtient deux titres nationaux.

Sa carrière motocycliste sur Jonghi (125 cm3) et Bultaco (125 et 250 cm3) est encouragée par la proximité de l'autodrome de Linas-Montlhéry de la résidence de ses grands-parents, à Orly.

Sa carrière automobile est initiée par René Bonnet en 1963-64 (aux côtés de Gérard Laureau et de Roland Charrière sur DB), et s'est poursuivie dès 1965 (après un bref intermède sur Porsche 906 aux 1 000 kilomètres du Nürburgring en 1966) chez Matra, en continuité jusqu'en 1972, puis en alternance avec BRM jusqu'en 1974, rejoignant alors Ligier (1975), Inaltera-Rondeau (1976-77), puis conduisant fréquemment sur BMW. Elle a failli être définitivement compromise en 1964 aux 12 Heures de Reims sur DB (éjecté d'un véhicule embrasé, avec un coude fracturé opéré par le professeur Robert Judet pour dix mois d'absence des circuits), et, en 1971, après les 1 000 kilomètres de Buenos Aires (alors qu'il poussait sa Matra 660 en panne en traversant la piste pour rejoindre son stand, Ignazio Giunti vint la heurter par l'arrière -le pilote tentait de doubler Mike Parkes-; l'Italien trouva la mort dans l'accident et Beltoise fut quelque temps inquiété par la justice argentine pour « homicide par imprudence[2] »). À son retour en France, il est provisoirement suspendu par la FFSA, récupérant sa licence près de trois mois plus tard, après une délibération de la commission de discipline du 7 avril 1971[3].

En Formule 1, sa carrière s'est étalée sur neuf saisons entre 1966 et 1974 : il a obtenu huit podiums (une victoire à Monaco), trois deuxièmes places (Pays-Bas, France, Afrique du Sud), et quatre troisièmes (Espagne, Italie (2), Belgique) et totalisé 77 points.

Il a disputé à quatorze reprises les 24 Heures du Mans entre 1963 et 1979, pour DB (2), Matra (7), Ligier (2), et Rondeau (3), avec pour meilleur résultat une quatrième place en 1969 avec Piers Courage (sur MS650).

Il a deux fils d'un second mariage, devenus pilotes automobiles : Anthony et Julien. François Cevert, ancien pilote de Formule 1, était son beau-frère.

Jean-Pierre Beltoise était le président d'honneur de DCA, l'association de Défense des Citoyens Automobilistes.

En collaboration avec le Conseil général de la Charente-Maritime, il a pensé et souhaité le circuit de Haute Saintonge « pour l’éducation de tous à la « bonne conduite citoyenne » et pour « vivre » les loisirs mécaniques avec une approche moderne en phase avec les objectifs du Développement Durable »[4]. Ce circuit est conçu dans un esprit de développement durable et a été inauguré le [5].

Il fait également partie régulièrement du team Vaillante dans la série de fiction Michel Vaillant.

Il meurt d'un accident vasculaire cérébral à Dakar le [6]. Il est enterré à Saint-Vrain, dans l'Essonne, où il habitait depuis de nombreuses années.

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats de Jean-Pierre Beltoise en Championnat du monde de Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Points inscrits Classement
1966 Matra Sports MS5 Cosworth L4 Dunlop 1 0 Nc
1967 Matra Sports MS7 Cosworth L4 Dunlop 2 0 Nc
1968 Matra Sports
Matra International
MS7
MS10
MS11
Cosworth L4
Cosworth V8
Matra V12
Dunlop 12 11 9e
1969 Matra International MS10
MS80
MS84
Cosworth V8 Dunlop 11 21 5e
1970 Équipe Matra Elf MS120 Matra V12 Goodyear 13 16 9e
1971 Équipe Matra Sports MS120B Matra V12 Goodyear 7 1 22e
1972 Marlboro BRM P160B
P160C
P180
BRM V12 Firestone 11 9 11e
1973 Marlboro BRM P160D
P160E
BRM V12 Firestone 15 9 10e
1974 Team Motul BRM P160E
P201
BRM V12 Firestone 14 10 13e

Palmarès succinct[modifier | modifier le code]

La Jonghi 125 ACT de ses débuts.
Jean-Pierre Beltoise dans une Matra aux essais du GP du Nürburgring en 1968.
Monoplace Elina, coque polyesther puis résine, construite et engagée par l'écurie Jean-Pierre Beltoise en Formule France 1968 (6e Christian Ethuin), 1969 et 1970 ; entre autres pilotes D. Dayan puis Jean-Pierre Jarier ainsi que J-P. Moroni (victorieux à Reims). Lauréate au Mont-Dore 1968.
Beltoise au Nürburgring en 1969
La Matra MS650 12e aux 1 000 km de Brands Hatch 1970, entre les mains de Beltoise et Jack Brabham.
La F1 Matra MS120 de 1970 (3e en Belgique).
Matra Simca 670C, double championne du monde de sport endurance 1973-1974, ici celle de Jarier (au volant) et Beltoise, vainqueurs des 1 000 km du Nürburgring 1974.
  • 1961-1964 :
    Onze titres de champion de France moto en trois ans[7]
    • 1961 : 125 et 175 cm3
    • 1962 : 125, 175 et 250 cm3
    • 1963 : 125, 175 et 250 cm3
    • 1964 : 125, 250 et 500 cm3
3e du Grand Prix moto de France 1964 sur Kreidler en 50 cm3.

Il poursuit sa carrière en championnat de Supertourisme lors des années 1980, sur Peugeot 505 2.2 puis Turbo, notamment avec G.C.A.P. Sports en fin de carrière, pour un total de 8 victoires, à Montlhéry en 1982[13], à La Châtre et à AvD Grosser Preis von Deutschland d'Hockenheim en 1983[14], à Montlhéry et à Rouen-Les-Essarts en 1984[15], à Montlhéry[16] et à Grand Prix de France -au Castellet-[17] en 1986, et à Nogaro en 1987[18]... jusqu'à deux deuxièmes places obtenues encore en 1988).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Disparition d'un as du volant!, France Dimanche n°3567 du 9-15 janvier 2015, article de Benoît Franquebalme, p.18-19.
  2. Christian Moity, « L'accident », Revue L'Automobile, no 297,‎
  3. Revue L'Automobile no 300 - mai 1971
  4. Présentation du circuit, citation de Jean-Pierre Beltoise
  5. Inauguration du circuit sur le site www.100pour100moteur.com
  6. Jacques-Armand Dupuis, « Jean-Pierre Beltoise s'en est allé », sur AUTOhebdo,‎ (consulté le 5 janvier 2015)
  7. Championnat de France moto 1960-1968
  8. Premier Championnat de France de Production (Groupe 1) et de Supertourisme 1976 (sur TouringCarRacing)
  9. Championnat de France de Production 1977, sur TouringCarRacing
  10. Championnat de France 1978 de Rallycross, sur schafer-competition
  11. Championnat de France de Rallycross
  12. Championnat de France 1979 de Rallycross, sur schafer-competition
  13. Championnat de France de Voitures Production 1982, sur ToutingCarRacing.
  14. Championnat de France de Voitures Production 1983, sur ToutingCarRacing.
  15. Championnat de France de Voitures Production 1984, sur ToutingCarRacing.
  16. Montlhéry 1986 sur TouringCarRacing.
  17. Grand Prix de France 1986 sur TouringCarRacing.
  18. Nogaro 1987, sur TouringCarRacing.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Défense de Mourir, 1968, éd. Raoul Solar (rééd. 1972)
  • La Moto. D'hier et d'aujourd'hui. Les Sports. Les Motocyclistes (avec Christian Lacomde), 1971, éd. Planète
  • Beltoise, le roman d'un champion, Johnny Rives, 1973, rééd. 2012, éd. du Palmier
  • Le sport automobile - L'histoire et la pratique des différentes disciplines, avec Bénédicte Boudassou, 2000, éd. EPA (ISBN 978-2851205285) - édition enrichie de l'ouvrage avec G.M. Fraichard chez Hachette en 1973
  • Jean-Pierre Beltoise : Mon album photo, 2011, éd. L'Autodrome
  • L'épopée Beltoise, Hors-Série no 2 Auto hebdo, février 2015, 132 pages (avec DVD Il était une fois Jean-Pierre Beltoise, 52 minutes)

Liens externes[modifier | modifier le code]