Marc Kravetz

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Marc Kravetz lors du salon du livre de Paris en mars 2012.

Marc Kravetz est un grand reporter français, journaliste à France Culture, né en 1942[1]. Il a reçu le prix Albert-Londres en 1980 pour ses reportages en Iran, alors qu'il travaillait pour le quotidien Libération.

Il a présenté longtemps Le portrait du jour, une chronique quotidienne dans Les Matins de France Culture.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud (entré en 1961), Marc Kravetz a été secrétaire général du bureau national du syndicat étudiant UNEF sous la présidence de Bernard Schreiner (avril 1964-avril 1965). Il en démissionne en janvier 1965. Adhérent aux ESU (Étudiants socialistes unifiés, organisation du PSU), proche de Marc Heurgon[2], il est alors suffisamment emblématique de l'engagement estudiantin pour que, sous la plume acide de Mustapha Khayati, son nom soit utilisé pour stigmatiser tout le mouvement politisé de l'époque dans le célèbre pamphlet situationniste, De la misère en milieu étudiant, publié anonymement (mais aux frais de l'UNEF) à Strasbourg en novembre 1966[3]. À cette époque, il adhère aux thèses de l'extrême gauche et participe en compagnie de Christian Blanc et de Pierre Goldman à une session de formation révolutionnaire et de guérilla à Cuba pendant l'été 1967. En mai 68, il participe au journal Action.

Entre 1975 et 1990, il a couvert la plupart des conflits du Moyen-Orient : guerre du Liban, conflit israélo-palestinien...

En 1979, il effectue un reportage en Iran afin de couvrir un évènement d'importance : la Révolution iranienne, qui démit le Shah de ses fonctions pour instaurer la république islamique. Il écrit Irano nox à la suite de ce voyage.

De 1997 à 2000, il dirige avec Jean Bayle Air-France magazine .

Depuis 2009, Marc Kravetz est membre du Comité de parrainage de l'Institut régional du cinéma et de l'audiovisuel (IRCA) présidé par le réalisateur Magà Ettori et dont le siège social est à Bastia.

Après avoir tenu pendant plusieurs années une chronique aux Matins de France Culture, il participe entre janvier et juillet 2011 à la nouvelle émission Culturesmonde, diffusée à 11h du lundi au vendredi sur France Culture, mais ne fait plus partie de la grille de rentrée 2011 de France Culture, son style et sa rigueur journalistique ne correspondant probablement pas à la station telle que la souhaite le nouveau directeur Olivier Poivre d'Arvor[réf. nécessaire].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité personne sur le site du catalogue général de la BnF
  2. Cf. le témoignage de Jean-Daniel Benard diffusé par le Conservatoire des mémoires étudiantes, [1]
  3. On y lit en effet, à la fin du deuxième paragraphe, après une récusation du travail critique des sociologues comme Bourdieu et Passeron : « leurs disciples, les Kravetz se croient des milliers à se réveiller, compensant leur amertume petite-bureaucrate par le fatras d'une phraséologie révolutionnaire désuète ». Une note tout aussi agressive mais biographiquement intéressante précise : « Kravetz (Marc) connut une certaine notoriété dans les milieux dirigeants de l'UNEF ; élégant parlementaire, il commit l'erreur de se risquer dans la « recherche théorique » ; en 1964, publie dans les Temps modernes une apologie du syndicalisme étudiant qu'il dénonce l'année suivante dans le même périodique. »

Liens externes[modifier | modifier le code]