Malandry

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Malandry
Malandry
Rue Principale.
Blason de Malandry
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Sedan
Intercommunalité Communauté de communes des Portes du Luxembourg
Maire
Mandat
Annick Dufils
2020-2026
Code postal 08370
Code commune 08269
Démographie
Population
municipale
79 hab. (2018 en diminution de 5,95 % par rapport à 2013)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 34′ 50″ nord, 5° 11′ 48″ est
Superficie 6,87 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Carignan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Carignan
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Malandry
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Malandry

Malandry est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village-rue, à l'origine de type lorrain, situé dans un vallon traversé par le ruisseau de Prêle qui vient des Sept-Fontaines. Le territoire communal comprend une vaste forêt, limitrophe du département de la Meuse.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Malandry est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[1],[2].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Carignan, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Malandry, qui est devenue française en 1659, a fait partie de la prévôté d'Yvois puis du duché de Carignan. Village cité pour la première fois en 1134 lorsque l'abbaye d'Orval y acquiert une terre. Dudon, seigneur du lieu, entre en contestation avec le monastère. En 1275, Malandry est affranchie à la loi de Beaumont par son seigneur, vassal du comte de Chiny. À la même époque, il est question du château de Malandry. Celui-ci est attaqué par le gouverneur de Mouzon en 1551. À la veille de la Révolution, Malandry appartient à la famille de Custine. En mai 1940, la plus grande partie du village est détruite au cours des combats engagés pour l'attaque de l'ouvrage de La Ferté. D'autres combats très meurtriers se déroulent dans les bois entre Malandry et le village meusien d'Inor.

Les seigneurs de Malandry[modifier | modifier le code]

Ils ont joué un grand rôle dans l'histoire de la région. Richard de Malandry est mentionné dans la première moitié du XIIe siècle. À la suite du mariage de Jeanne de Malandry avec un baron de Chauffour, la seigneurie passe à la famille barroise des Chauffour. Au XVe siècle, Philippine de Chauffour épouse Pierre, chevalier seigneur d'Allamont. Les Allamont dont la devise était patiens esto, rien sans peine avaient pour armoiries : De gueules au croissant montant d'azur, au chef de même chargé d'un lambel à trois pendants d'azur. Les Allamont ont fourni une prestigieuse lignée de gouverneurs de la citadelle de Montmédy. Le dernier du nom, mort sans postérité, est Jean V d'Allamont tué au moment du siège de Montmédy en 1657 alors qu'il défendait la place, alors espagnole, contre les Français. Par la suite, les Mérode sont seigneurs de Malandry pour moitié. Au XVIIIe siècle, Malandry appartenait aussi aux Custine et Marie-Thérèse de Custine a assisté en 1789 à Sedan à la réunion préparatoire aux États-généraux.

Les anciennes industries[modifier | modifier le code]

Des carrières ont été exploitées dans le bois de Malandry. Autrefois, il existait une briqueterie-tuilerie, un moulin et une scierie. Dans un pré, en direction d'Inor, restes d'un bâtiment qui est le dernier vestige d'une foulerie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Eric Pieton[5]    
mars 2014 En cours
(au 23 mai 2020)
Annick Dufils [6]
Réélue pour le mandat 2020-2026
  Professeur des écoles.
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2018, la commune comptait 79 habitants[Note 3], en diminution de 5,95 % par rapport à 2013 (Ardennes : −3,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
203218249245310343370378347
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
341300285267237222195191185
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
150114104110114529410696
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2018
878362606465658479
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Malandry

Les armes de Malandry se blasonnent ainsi :

parti : au 1) de gueules au croissant d'or, au 2) d'or à la bande de sable côtoyée de deux cotices du même ; le tout sommé d'argent chargé d'un lambel d’azur.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Malandry n'a conservé qu'une puissante tour de l'ancien château seigneurial occupé présentement par une ferme. Cette tour possède une grande pièce sous croisée d'ogives avec une haute cheminée.
  • L'église Saint-Macaire, endommagée en 1940, a été construite en style néo-gothique mais elle conserve une grande partie du mobilier de l'édifice antérieur, en particulier un beau maître-autel en bois sculpté et plusieurs statues anciennes ainsi que la pierre tombale d'Anne-Scholastique de Custine décédée en 1736.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean V d'Allamont, seigneur de Malandry, gouverneur de Montmédy (1626-1657), tué sur la brèche au siège de Montmédy.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  5. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  6. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020)
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.