Lycée Émir Abdelkader

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Lycée Émir Abdelkader
Généralités
Création 1883
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Adresse
Alger
Cadre éducatif
Type Établissement public d'enseignement
Formation Lycée en Algérie
Langues étudiées arabe, français, anglais
Le grand lycée d'Alger en 1900.

Le Lycée Émir Abdelkader est le plus ancien lycée d'Alger en Algérie, anciennement Grand Lycée d'Alger puis lycée Bugeaud pendant la colonisation française. C'était un lycée de garçons. Après l'indépendance de l'Algérie en 1962, il devient un lycée mixte.

Il fut construit entre 1862 et 1868 sur les plans de Charles Mathurin Guerin Claudel et le suivi des travaux fut assuré par Pierre-Auguste Guiauchain.

Il doit son nom actuel à l'émir Abdelkader (1808-1883), résistant contre l'occupation française et fondateur du premier État algérien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un modeste établissement ouvre en avril 1833 avec une vingtaine de fils de militaires ou de fonctionnaires, ils sont plus d'une centaine deux ans plus tard. Ensuite, le gouverneur général de Damrémont attribue au collège une ancienne caserne de janissaires construite sous le dey Hassan Pacha et réaménagée pour les besoins du collège. Celui-ci devient lycée en septembre 1848.

Napoléon III, accompagné de l'impératrice Eugénie, rend visite aux cinq cents élèves du lycée au cours de son voyage officiel de 1860[1]. En 1860, les effectifs étant en croissance constante, il est décidé d'un nouvel emplacement face à la mer sur un grand terrain de 14 000 m2 à la limite du faubourg de Bab El Oued, sur la place du même nom, renommée plus tard place Jean Mermoz. Trois corps de bâtiment parallèles reliés par des galeries, et formant ainsi des cours, sont construits à partir du 10 décembre 1861, jusqu'en 1868. Le projet est mené par Charles Martinelli et Pio Maselli[2]. Le lycée est inauguré à la rentrée scolaire d'octobre 1868[3].

Une chapelle est aménagée au deuxième étage du bâtiment central. En 1922, le gouverneur général Steeg inaugure les tables de marbre en mémoire des enseignants, personnels administratifs et élèves tombés au champ d'honneur de la guerre de 1914-1918. Un monument aux morts est sculpté par Bigonnet dans la cour[4]. Le lycée compte 2 573 élèves en 1932[5].

Le lycée est touché par un bombardement d'un avion de la Luftwaffe le 24 novembre 1942, causant la mort du proviseur Lalande et de sa petite-fille adoptive, ainsi que celle du censeur, de sa femme et de ses deux enfants[2]. Le lycée évacué sert ensuite de caserne aux Anglais. Les cours ne reprennent qu'à la rentrée d'octobre 1945.

Ses classes préparatoires (littéraires, scientifiques, préparation à Saint-Cyr, etc.) comptaient parmi les plus prestigieuses de son époque, jusqu'à leur fermeture en juin 1962.

Corps enseignant[modifier | modifier le code]

À l'époque de la présence française, Émile Masqueray (1843-1894, professeur d'histoire au lycée de 1872 à 1878), le futur académicien Louis Bertrand (1866-1941, professeur de lettres classiques au lycée à la fin du XIXe siècle), l'historien Fernand Braudel (1902-1985) au milieu des années 1920, Jean Grenier (qui eut Camus et Edmond Charlot comme élèves en philosophie) et Yves Lacoste (professeur de géographie au lycée Bugeaud de 1952 à 1955) y ont enseigné. Le grand-père maternel de Guy Bedos en a été le surveillant général puis le proviseur.

Élèves[modifier | modifier le code]

On compte parmi les anciens élèves:

Notes et références[modifier | modifier le code]

Carte postale ancienne du lycée d'Alger.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]