Leboncoin.fr

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LBC FRANCE
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Logo de leboncoin.fr

Création
Forme juridique SASU
Slogan « Vendez, achetez, près de chez vous »
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Antoine Jouteau, directeur général
Produits Petites annonces gratuites
Société mère Groupe Schibsted
Effectif 350 salariés environ
Site web leboncoin.fr
Chiffre d’affaires en augmentation 198 millions d'euros (2014)[1]

leboncoin.fr est un site internet, leader des sites d'annonces gratuites en France[2], caractérisé par une interface minimaliste et accessible sans inscription préalable[3]. Il a été co-fondé et dirigé par Olivier Aizac[4]. Depuis début 2015, la société est dirigée par Antoine Jouteau[5].

Présentation[modifier | modifier le code]

Leboncoin.fr est un site de petites annonces, leader en France.

En janvier 2013, le journal Le Monde consacre trois pages au phénomène Le Bon Coin[3] et propose une analyse sociologique de son succès, spécifiquement en France. À cette occasion, le sociologue Alain Caillé souligne que le site recrée du lien social de proximité sur Internet, et constitue un espace de reconstitution de la solidarité nationale. Il est rejoint en cela par l'historien Jacques Le Goff, qui déclare :

« D'une certaine façon, Le Bon Coin est au XXIe siècle ce que la foire était au Moyen Âge. À cette époque, il n'y avait pas tellement de boutiques, ni en ville ni à la campagne. Le grand centre où les gens se procuraient de tout, c'était les foires. […] J'analyse plutôt l'essor du Bon Coin comme une expression de la « débrouillardise » française. C'est cet état d'esprit qui a attiré un nombre incalculable de gens vers Paris très tôt. […] Le site démocratise l'acquisition de produits dont une grande partie du prix peut être liée aux intermédiaires. Il propose un retour à la vie de qualité médiévale, avec convivialité et entraide. Il apparaît également très efficace sur le marché de l'immobilier, de l'automobile et de l'emploi, ce dernier point étant particulièrement important actuellement. »

Leboncoin.fr remplit à ce titre une fonction importante d'évaluation des prix du marché pour un grand nombre de biens. Il réussit à concurrencer l'une des sociétés les plus recherchées et vantées à la fin des années 1990, le site américain d'enchères en ligne eBay.

Son modèle économique est basé sur trois piliers : la publicité, les services aux professionnels et les options de visibilité[6].

Concernant les options de visibilité, il applique la stratégie commerciale dite "Freemium"[7],[8].

Historique[modifier | modifier le code]

Leboncoin.fr est créé en 2006 d'un partenariat entre Spir Communication (émanation du groupe Ouest-France) et l'éditeur norvégien Schibsted. Il s'agit d'une déclinaison du site suédois Blocket.se, créé par l'informaticien Henrik Nordström en 1996. C'est un site de petites annonces permettant la publication d'annonces de vente de tous objets, celles-ci étant accessibles par tout le monde sans inscription préalable.

Le nom du site est choisi à partir d'un sondage de plus de 400 internautes français ; il rejoint ses 31 équivalents étrangers (subito.it en Italie, segundamano.es en Espagne, bikhir.ma au Maroc, tayara.tn en Tunisie, mudah.my en Malaisie notamment[3]) avec lesquels il partage la technologie de son moteur de recherche.

Le 22 septembre 2010, Spir Communication cède ses 50 % de parts du site à son partenaire, la société norvégienne Schibsted par ailleurs copropriétaire du quotidien d'informations générale gratuit 20 minutes avec sa maison mère le Groupe SIPA - Ouest-France[9]. Leboncoin.fr est aussi le onzième site le plus visité en France en 2009[10] puis le sixième site en 2013[11], et ce devant eBay.

Le chiffre d'affaires 2013 du site est de 124 millions d’euros[1].

D'après l'enquête Médiamétrie d'octobre 2012, leboncoin.fr serait le deuxième site Web le plus populaire en France en temps passé, derrière Facebook[3] mais devant Google.

Le 27 novembre 2014, les annonces des détenteurs de "compte pro" et de "boutique pro" deviennent payantes. Ce qui entraîna la disparition de plus de 500 000 annonces de professionnels en 1 mois.

Le 4 décembre 2015, l'entreprise est condamnée pour « pratique commerciale trompeuse » pour avoir prétendu que toutes les annonces étaient relues avant leur mise en ligne[12].

En 2016, le site présente un nouveau logo et une refonte des pages[13].

Le site[modifier | modifier le code]

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le site est basé sur la confiance. Pour la plupart des transactions, vendeurs et acheteurs n'ont pas besoin de s'inscrire pour poster des annonces ou y répondre et n'ont donc pas de profil ni d'évaluation. Les vendeurs peuvent à la fois être des particuliers et des professionnels.

voiture[modifier | modifier le code]

Les petites annonces peuvent être des biens, des services ou des emplois. Elles sont réparties en sept catégories : véhicules, immobilier, multimédia, maison, loisirs, matériel professionnel et emploi / services.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Leboncoin.fr jouit d'une grande confiance, notamment dans la région Nord-Pas-de-Calais, où les braderies et les brocantes sont traditionnelles[14].

À l'inverse, dans les autres régions françaises, leboncoin.fr a été utilisé à de multiples reprises pour commettre des crimes et délits, sans que la responsabilité du site soit engagée, puisqu'il n'est qu'un outil de communication.

Le délit le plus ancien consiste à publier une annonce fictive et à faire payer par l'acheteur appâté une avance ou toute la somme par mandat anonyme (mandat-cash). Les guet-apens consistent à braquer le vendeur et son bien lors du rendez-vous fixé pour la vente. Si les guet-apens sont rares, le plus célèbre est celui de Mohamed Merah, dont leboncoin.fr permit l'identification grâce à son adresse IP. Lorsque la méfiance des utilisateurs grandit, d'autres délits apparaissent, comme verser l'argent, demander un remboursement, puis annuler le 1er versement, en sachant qu'annuler le remboursement est impossible en France, alors qu'il est loisible dans la majorité des pays du monde, dont l'Espagne au sein de l'Union européenne. En Irlande il est même possible d'annuler un chèque déjà encaissé[15].

Les signalements d'abus peuvent recevoir pour réponse « Il est possible que cette annonce soit abusive mais nous n'avons pas suffisamment d'éléments pour la supprimer. Vous êtes libre de ne pas donner suite si vous ne le souhaitez pas. », à l'exception de la vente d'objets nazis. Cette dernière, illégale depuis une jurisprudence de 2005, est d'ailleurs pénalisée par le Sénat à partir de novembre 2014[16].

En décembre 2015, Leboncoin.fr est condamné par un tribunal français, pas directement pour ses réponses insuffisantes, mais pour publicité mensongère, car les règles de diffusion mentionnaient un contrôle préalable des abus avant mise en ligne des annonces. Cette affaire faisait suite à un refus par Leboncoin.fr de retirer des annonces de vente de maroquinerie de contrefaçon. Rappelant la jurisprudence française et communautaire (Union européenne), le tribunal ajoute qu'un hébergeur ne peut être reconnu coupable de contrefaçon sur le fond, qui si la demande de retrait d'annonce est complète sur la forme. En effet, en France, les demandes de résolution extra-judiciaires, telles qu'une mise en demeure de s'acquitter de ses obligations doivent être formulées de façon suffisamment explicite et précise, c'est-à-dire avec nom véritable et coordonnées complètes du demandeur[12],[17].

En décembre 2015, deux escrocs qui utilisaient le site pour se faire payer des commandes qu'ils n'honoraient jamais ont été condamnés à huit mois de prison ferme et à indemniser leurs victimes à hauteur de 5 666 euros[18].

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le Bon Coin cartonne toujours autant », sur click2live.fr, Click2Live,‎ .
  2. Entrevue avec Olivier Aizac, « Le succès du site a remis en cause la logique du payant », sur journaldunet.com, Le Journal du Net,‎ .
  3. a, b, c et d Laure Belot, « La France au miroir du « Bon Coin », sur lemonde.fr, Le Monde,‎ .
  4. Olivier Aizac, Le Bon Coin sur lesechos.fr
  5. « Antoine Jouteau a choisi le bon coin », Les Échos, 11 février 2015.
  6. Leboncoin, le site qui valait 400 millions d'euros sur Journal du Net, 2012
  7. http://www.franceinfo.fr/emission/c-est-mon-boulot/2014-2015/le-bon-coin-vivastreet-les-nouveaux-sites-d-emploi-22-09-2014-14-45
  8. http://www.1001actus.com/leboncoin-reussite-qui-tient-dun-modele-economique-solide-113185.html
  9. Spir Communication : cède leboncoin.fr à Schibsted et lui reprend lacentrale.fr et caradisiac.com, combourse.com.
  10. Alexa, Amaury Beautru, « Les 100 sites internet les plus visités en France », sur Blog-Pro d'A. Beautru,‎ .
  11. Alexa, Amaury Beautru, « Le Top 100 des sites les plus visités en France en 2013 », sur marketing-pgc.com,‎ .
  12. a et b « Leboncoin a prétendu à tort qu’il relisait toutes les annonces avant validation », Clubic, 17 décembre 2015.
  13. http://tempsreel.nouvelobs.com/tech/20160209.OBS4313/alleluia-le-bon-coin-devient-moins-moche.html
  14. Guide Nord-Pas-de-Calais : Culture et traditions, Guide du routard, consulté le 18 décembre 2015
  15. Eric Treguier, « Le bon coin : 5 arnaques à connaître avant de répondre à une annonce », Challenges, 25 décembre 2014.
  16. Proposition de loi tendant à sanctionner la vente d'objets liés au nazisme ou à d'autres auteurs de crimes contre l'humanité, Jacques Legendre, sur le site du Sénat, 5 novembre 2014.
  17. Leboncoin.fr condamné pour pratique commerciale trompeuse, Legalis, 4 décembre 2015.
  18. « Deux escrocs sur Leboncoin iront en prison », Clubic, 14 décembre 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]