Le Vaisseau fantôme (film, 1941)

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Le Vaisseau fantôme

Titre original The Sea Wolf
Réalisation Michael Curtiz
Scénario Robert Rossen
Jack London (roman)
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros. Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1941
Durée 100 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Vaisseau fantôme (The Sea Wolf) est un film américain réalisé par Michael Curtiz, sorti en 1941.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film se déroule en 1900, au large de San Francisco . Les circonstances réunissent sur un voilier chasseur de phoques, le Ghost (litt. le "fantôme"), un pickpocket poursuivi par la police (John Garfield), une délinquante, évadée d'un bagne de femmes (Ida Lupino), et un écrivain (Alexander Knox). Le navire est dirigé par le terrible capitaine "Wolf" Larsen (Edward G. Robinson), dont le surnom signifie "loup". Il exerce une autorité implacable sur un équipage de repris de justice, mais est la proie de ses propres démons. Les morts violentes se succèdent et la situation à bord devient critique : qui réussira à quitter vivant le navire ?

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Paul Muni était pressenti pour jouer le rôle principal.

« Mieux vaut régner en enfer que servir au paradis[1] »

  • De même que Jack London avait voulu attaquer dans son roman le surhomme de Nietzsche - mais sans être compris par le public -, on a pu toute proportion gardée considérer l'adaptation du roman par M. Curtiz - lui même l'a peut-être dit - comme une attaque contre l'hitlérisme. Tel est bien le sens de la citation. D'ailleurs, Lou Larsen, comme Hitler, est un tyran autodidacte et le racisme n'est pas exclu de son autorité. « Le conflit n'est plus entre idéalisme et darwinisme comme chez Jack London, mais entre humanisme et fascisme. [...] La nuit et le brouillard, qui baignent quasiment chaque plan du film, renforcent la charge métaphorique de la traversée. [...] Équipage et passagers de la goélette sont tous déchus, y compris Ruth (Ida Lupino), qui n'est plus une poétesse comme dans le roman, mais une fille des rues. [...] L'adaptation due à Robert Rossen attribue le rôle principal au fugitif George Leach (John Garfield) et non à l'écrivain Humphrey Van Weyden (Alexander Knox). Ce pourrait être une allégorie de l'Europe occupée sous la botte nazie », note Michael Henry pour Positif[2].
  • Jacques Lourcelles estime ce film comme le chef-d'œuvre de Curtiz. Il écrit ainsi : « [...] la condensation de l'action et l'approfondissement de la pathologie des personnages sont prodigieux » et lui permettent d'aller le plus loin possible dans « la découverte de son propre univers. [...] Ici, la brochette de damnés [...], qu'il a rassemblée dans son vaisseau fantôme, [...] ne laisse aucun doute sur la vision impitoyablement noire qu'il avait de l'univers, à peine éclairée par un espoir tenace dans le triomphe ultime de l'humanisme. »[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Better to reign in Hell than serve in Heaven
  2. in : M. Curtiz : Le romanesque en perdition, Positif n°635, janvier 2014.
  3. J. Lourcelles in : Dictionnaire du cinéma - Les films, Robert Laffont, Bouquins, 1992.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]