L'Appel de la forêt

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L'Appel de la forêt
L'Appel sauvage
Image illustrative de l'article L'Appel de la forêt
Couverture de la première édition

Auteur Jack London
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Roman d'aventure animalière
Version originale
Langue Anglais américain
Titre The Call of the Wild
Éditeur Macmillan
Date de parution 1903
Version française
Traducteur Mme la Comtesse de Galard
Éditeur en feuilleton dans le journal Le Temps
Lieu de parution Paris
Date de parution 4 au 16 décembre 1905
Nombre de pages 155

L'Appel de la forêt ou L'Appel sauvage ou L'Appel du monde sauvage (titre original : The Call of the Wild) est un roman de l'écrivain américain Jack London publié aux États-Unis en 1903. En France, il a paru pour la première fois sous forme de roman en 1908[1].

Le roman relate comment un chien domestique, vendu à la suite d'un concours de circonstance comme chien de traîneau à l'époque de la ruée vers l'or, revient à ses instincts naturels une fois confronté aux pièges et à la rudesse du territoire du Yukon.

Résumé[modifier | modifier le code]

L'Appel de la forêt est d'abord paru sous forme de feuilleton dans The Saturday Evening Post le 20 juin 1903. Couverture illustrée par Charles Livingstone Bull.

Buck est un chien de Californie qui appartient au juge Miller. Il est un jour enlevé à son maître par l'aide-jardinier du juge, et vendu à un trafiquant de chiens de traîneau . Bientôt confronté à la brutalité de sa nouvelle vie , Buck doit trouver la force de survivre et s’adapter au froid de l’Alaska et du Yukon : devant s’imposer aux autres chiens de la meute, il apprend à voler de la viande ainsi qu’à se battre pour survivre . Il est tres souvent vendu jusqu’à ce qu’il devienne le chien d’un maître respectable, John Thornton. Mais lorsque son maître est tué par une tribu indienne , Buck redevient un loup et tue une partie des assassins. Rendu à la nature au milieu du Wild, la grande forêt nord-canadienne, il se mêle à une meute de loups dont il devient le chef.

Les images de mort, de cruauté, et les allusions darwiniennes à la « lutte pour la vie » sont omniprésentes tout au long du récit. London décrit la jungle du Wild comme un monde dominé par la peur (« The salient thing of this other world seemed fear »).

Historique du roman[modifier | modifier le code]

Jack London s'embarque en 1897 pour participer à la ruée vers l'or du Klondike ; atteint du scorbut il est rapatrié et commence alors à écrire en s'inspirant de son expérience dans le Grand Nord canadien. Il obtient une reconnaissance avec Le Fils du loup mais le véritable succès arrive avec L'Appel de la forêt en 1903.

Jack London tenta de répéter son succès de librairie en 1906 avec Croc-Blanc, roman de facture et de thème similaires, bien que cette fois il s'agisse d'un loup domestiqué par un homme de San Francisco.

Éditions[modifier | modifier le code]

Éditions en anglais[modifier | modifier le code]

Traductions en français[modifier | modifier le code]

  • L'Appel de la forêt, traduit par la comtesse de Galard[2], en feuilleton dans Le Temps du 3 au 16 décembre 1905, en volume en 1906 chez Félix Juven, en feuilleton dans le Journal des voyages, n° 500 au 510, du 1er juillet au 9 septembre 1906, illustrations de Joseph Beuzon
  • L'Appel du Grand Nord, traduit par Paule Perez, La Renaissance, 1968.
  • L'Appel sauvage, traduit par Jean Murray, Hachette, coll. « Bibliothèque verte », 1974.
  • L'Appel de la forêt, traduit par Jean-Pierre Martinet, Signe de Piste/La Coupole, 1991, préface de Francis Lacassin (ISBN 2-87654-061-4)
  • L'Appel de la forêt, traduit par Pierre Coustillas, Librairie Générale Française, coll. « Livre de poche – Classiques de poche », n° 6247, 2000 (ISBN 2-253-03986-1)
  • L'Appel de la forêt, traduit par Noémie Dubresson, Morsang-sur-Orge, Lire c’est Partir, 2000, (ISBN 2-914471-11-4)
  • L'Appel sauvage, traduit par Frédéric Klein, Phébus, coll. « Libretto », n° 137, 2003 préface par Michel Le Bris (ISBN 2-85940-904-1)
  • L'Appel du monde sauvage, in Jack London, Romans, récits et nouvelles, tome I, édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2016 (ISBN 9782070146475), traduit par Marc Amfreville et Antoine Cazé, Gallimard, 2016[3].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

En bande dessinée[modifier | modifier le code]

  • Peter Costanza, Stan Campbell, R. Evans, N. Nodel, Anna Sewell, etc., Classiques Illustrés, n° 22, mars 1958
  • Spirou Album+, n° 4, décembre 1982, p. 54-81
  • Raconté par Leigh Sauerwein, illustré par André Juillard, Je Bouquine, n° 2, avril 1984, p. 90-105
  • Adapté par J.-L. Bocquet, illustré par Marc-Olivier Nadel, Je Bouquine, n° 285, novembre 2007, p. 84-93
  • Adapté par Fred Simon, éditions Delcourt, 2010

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice n°: FRBNF30830032 de la Bibliothèque nationale de France
  2. Marie Joséphine Raymonde de Galard de l'Isle-Bozon (wikisource)
  3. Les traducteurs justifient ainsi leur choix pour le titre : « Si ce dernier choix [L'Appel sauvage] […] se rapproche du nôtre, il ne rend pourtant pas pleinement l'usage que fait London de l'adjectif substantivé the wild : car ce n'est pas l'appel qui est sauvage, mais plutôt la part silencieuse tapie en Buck, dans « les profondeurs de sa nature et celles plus enfouies encore qui remontaient aux origines du Temps » »