Le Pélican (navire)

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Pélican
Image illustrative de l'article Le Pélican (navire)
Le Pélican en 2006.

Histoire
A servi dans Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Commandé Pierre Le Moyne d'Iberville
Lancement 1693
Mise en service 8 avril 1697
Caractéristiques techniques
Type Vaisseau de ligne
Longueur 60 m
Maître-bau 20 m
Tonnage 500 tonnes
Propulsion Voile
Caractéristiques militaires
Armement 44 canons
Autres caractéristiques
Port d'attache Bayonne

Le Pélican est un navire de guerre français de la fin du XVIIe siècle. Construit à Bayonne, en France, le Pélican a été lancé en 1693. Le navire de 500 tonnes, équipé de 44 canons et commandé par le capitaine Pierre Le Moyne d'Iberville, s'est échoué sur les rives de la baie d'Hudson, quelques jours après une bataille héroïque, gravement endommagé par le combat et un violent orage. Le Pélican a eu une vie courte mais glorieuse.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Pélican a été mis en service en 1693. Sa première mission était une expédition au Spitzberg, placée sous le commandement d'Antoine d'Arcy de la Varenne[1].

Pour sa dernière mission, le Pélican a mis les voiles de la France, le 8 avril 1697 et s'est échoué sur les rives de la baie d'Hudson, le 8 septembre de la même année. Toutefois, en cinq mois de service, sa place dans l'histoire a été assurée comme le vainqueur de la plus grande bataille navale de l'histoire de la Nouvelle-France[2].

En apprenant que les Britanniques se préparaient à prendre le contrôle de la baie d'Hudson, Louis XIV, roi de France, a réuni une flotte de navires de guerre, composé du Pélican, du Palmier, du Wesp, et du Profond, afin de reprendre fort Bourbon, (Fort Nelson), le cœur du commerce de la fourrure.

Le Pélican coule après la bataille de la baie d'Hudson.

Le matin du 5 septembre 1697, le Pélican, temporairement séparé de ses navires jumeaux, se retrouve face à face avec trois navires britanniques: le Hampshire, le Dering et le Hudson Bay, qui transportent des fournitures à proximité du fort. Bien que l' adversaire soit supérieur en nombre, l'équipage du Pélican triomphe, ce qui lui assure une place dans l'histoire.

La victoire du Pélican, connue plus tard sous le nom de bataille de la baie d'Hudson, est certainement due en grande partie au brio du capitaine Pierre Le Moyne d'Iberville. En plus d'être un exemple de courage et de bravoure pour ses hommes, il a mené une bataille stratégique remarquable qui s'est soldée par le naufrage du Hampshire, la fuite du Dering et la capture du Hudson Bay avec sa cargaison.

Le Pélican (1992)[modifier | modifier le code]

Le Pélican dans le port de Montréal de 1993 à 1995

Une authentique réplique grandeur nature du Pélican a été construite à La Malbaie, au Québec. La construction a commencé en 1987, mais le projet a rencontré beaucoup de problèmes. Le navire a été achevé en 1992[3]. En 1991, l’architecte François Cordeau a été retiré de la direction du projet. Le concept fut alors beaucoup modifié. Le bois a fait place à l’acier jusqu’à la ligne de flottaison. C'est les Chantiers AML qui ont refait le fond du navire. Toutes sortes d’autres modifications d’importance fut également apporter pour consolider la structure[4].

Pendant deux ans, le Pélican II fut dans le Vieux-Port de Montréal comme Musée, pour finalement être vendu à une entreprise de la Louisiane en 1995. L’achat du Pélican par une entreprise de la Louisiane marque plus que le départ, vers l’étranger, d’un symbole de la Nouvelle-France. Il scelle aussi la fin, en terre québécoise, d’une véritable épopée: après sept ans de construction dans laquelle $11,5 millions ont été engloutis, le fameux bateau n’a jamais pu naviguer[5].

Le Pélican coula dans le Mississippi en 2002 et 2004

Le Pélican II fut placé dans le port de La Nouvelle-Orléans jusqu'en 2002. Il fut donné à la fondation Fort Butler. La ville de Donaldsonville l'a acquit de la fondation après avoir payé $50,000 en taxe portuaire. Il voulait restaurer le navire pour en faire une attraction touristique. Le Pélican coula une première fois dans le Mississippi en novembre 2002. En 2004, elle fut remise à flot et fut déménagé proche du centre ville de Donaldsonville. Elle fut frappé par un remorqueur au mois de mars en 2004 et fut coulé. Le ville décida de ne pas payer les coût pour le renflouer. En janvier 2008, le Pélican fut frappé à nouveau par le remorqueur Senator Stennis, qui déversa 30 gallons de son huile diesel dans la rivière Mississippi. Le carburant venant des fuites du remorqueur a forcé la fermeture du fleuve à cet endroit. La ville décida de le laisser au fond de l'eau[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liliane Stewart

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en)[PDF]PHILIPPE HENRAT, Conservateur aux Archives Nationales, French Naval Operations in Spitsbergen During Louis XIV’s Reign sur http://pubs.aina.ucalgary.ca/, consulté le 01-02-2014
  2. Canada-Québec, Synthèse Historique, Montréal, Éditions du Renouveau Pédagogique Inc, p. 122-23.
  3. a et b (en) USA Today
  4. Le Soleil, Le Soleil
  5. La Presse, La Presse

Bibliographie[modifier | modifier le code]