Le Goûter des généraux

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Le Goûter des généraux
Auteur Boris Vian
Genre comédie
Nb. d'actes Trois
Dates d'écriture 1951
Éditeur Collège de 'Pataphysique
Date de parution
Illustrateur Siné
Date de création en français (en allemand)
septembre 1965 (en français)
Lieu de création en français Allemagne de l'Ouest Allemagne de l'Ouest Stadtstheater Braunschweig (en allemand)
Drapeau de la France France Théâtre de la Gaîté-Montparnasse (en français)
Metteur en scène François Maistre
Incipit des tirades célèbres
* « Dites moi quel est le pluriel de un général/- Je ne sais pas moi...des généraux ? /- Dégénérés. Un général, dégénérés. C'est comme pour les maréchaux : un maréchal, des maraîchers »
  • « Eh bien, eh bien, il me semble que la petite classe s'amuse ! Présente-moi donc à tes camarades, Audubon. » (La mère du Général Audubon)
  • « Ça m'ennuie, que Maman ne fasse pas de quatre-quarts, il va falloir que j'achète des gâteaux secs avec mon argent de poche » (Le général Audubon, 55 ans)[1]
  • Au fait, qu'est-ce qui s'est passé le 6 juin ? Ah, c'est idiot, je confondais avec la nuit du 4 août !(le Général Lanvers de Laveste)

Le Goûter des généraux est une pièce de théâtre écrite par Boris Vian en 1951. Toutefois, ce n'est qu'en 1962, après son décès, que la pièce a été publiée par le Collège de 'Pataphysique et elle sera jouée pour la première fois en 1964, d'abord en allemand, puis en 1965 pour sa version originale en français.

Cette pièce en trois actes, écrite juste après la Seconde Guerre mondiale, est une comédie antimilitariste, fable absurde sur les institutions de l'armée, sur l'asservissement de l'intelligence humaine à la logique de la guerre.

Résumé[modifier | modifier le code]

Boris Vian met en scène quatre généraux nostalgiques du régime de Vichy et du maréchal Pétain, qui se préparent à une guerre voulue par le président du Conseil Léon Plantin. Le général James Audubon Wilson de la Pétardière Frenouillou se voit confier l'organisation de cette guerre destinée à rétablir l'équilibre économique puisque catastrophe, la production industrielle et la production agricole vont pour le mieux simultanément. Il organise alors un goûter dans son quartier général pour en régler les modalités, ce qui s'avère particulièrement complexe. Toutefois, une fois que les militaires se trouvent couverts par les civils, on trouve toute sorte d'arrangement pour permettre que se déroule la guerre. On convoque même l'Église qui donne son assentiment. Il reste néanmoins un problème de taille : contre qui faire cette guerre ?

Le président du conseil convoque donc les attachés militaires américain, soviétique et chinois pour savoir contre qui l'on va se battre. Les Chinois ne sont pas contre, mais c'est trop loin[style à revoir]. Et Américains et Soviétiques ne peuvent donner une suite favorable, ayant déjà pris un "engagement autre part". L'Allemagne, désormais dans le même camp, le Royaume-Uni, du fait d'une « désastreuse politique d'entente » ou l'Italie ne constitue pas de meilleurs candidats, puisque dans le dernier cas "il faut être deux pour combattre". C'est finalement le représentant chinois qui trouve l'idée : déclarer la guerre aux colonies nord-africaines, notamment le Maroc et l'Algérie. Dès lors, les États du Nord, sous couvert de la responsabilité française, veulent bien participer, les uns pour essayer leurs nouveaux chars, les autres pour asseoir leur nouveau rôle de puissance mondiale.

Mais cette guerre est une mascarade. Sur un front statique, on n'entend jamais le canon. Pour se détendre un peu, avec les attachés militaires en visite, on organise des réjouissances histoire de tromper l'ennui. Un nouveau goûter, une partie de roulette russe pour égayer l'ambiance donnent une fin absurde à la pièce.

Distribution[modifier | modifier le code]

Citation[modifier | modifier le code]

« Dire des idioties, de nos jours où tout le monde réfléchit profondément, c'est le seul moyen de prouver qu'on a une pensée libre et indépendante ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. Citées par Marc Lapparand, dans Boris Vian la vie contre, p. 132