Les Bâtisseurs d'empire

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Les Bâtisseurs d'empire ou le Schmürz est une pièce de théâtre écrite par Boris Vian en 1959 et créée pour la première fois, le au Théâtre Récamier à l'initiative de Jean Vilar.

Résumé[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une tragédie burlesque qui met en scène une famille qui est peu à peu chassée de sa propre maison par un bruit étrange et mystérieux. Le bruit en question serait peut-être dû à la guerre du dehors, au désordre social de l'extérieur. Les personnages logent dans une tour à logements, et chaque fois qu'ils entendent le bruit, ils déménagent à l'étage au-dessus, emportant à chaque fois un peu moins de matériel avec eux. Zénobie, la fille, remarque qu'un homme en loques, une espèce de victime de la guerre ou d'on ne sait quelle peste, est présent dans chacun des appartements dans lesquels ils emménagent, qui, soit dit en passant, sont de plus en plus petits plus ils montent dans la tour. Les autres personnages ne comprennent apparemment pas à quoi Zénobie peut bien faire allusion. Il s'agit en fait du Schmürz et ce dernier se fait maltraiter tout au long de la pièce. Presque à chaque réplique d'un personnage, à l'exception de Zénobie, le Schmürz reçoit de violents coups de pieds, de poings, de barre de fer, et de tout ce qui peut se trouver sous la main du père, de la mère et de Cruche, la domestique.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Le Schmürz, Le père, La mère, Zénobie, Cruche, Le voisin, Xavier.

Le Schmürz[modifier | modifier le code]

Le Schmürz est peut-être le personnage le plus frappant et le plus connu dans le répertoire de Vian. Dans la présentation de la pièce dans Les Œuvres Complètes de Vian l'origine du nom est décrit: "À l'origine le nom est dû à l'imagination d'Ursula, l'épouse suisse allémanique de Boris Vian. Elle avait contracté le mot 'schmerz' qui signifie douleur en allemand et le mot 'merdre', déclinaison française due à Alfred Jarry."[1]

Distribution à la création au Théâtre Récamier[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

« Je me demande si je ne suis pas en train de jouer avec les mots. Et si les mots étaient faits pour ça ? »
« C'est les jeunes qui se souviennent. Les vieux, ils oublient tout »
« Être satisfait ou gâteux, c'est bien pareil. Quand on n'a plus envie de rien, autant être gâteux » Noter que cette citation ne figure pas dans les Bâtisseurs d'empire!

Précurseurs[modifier | modifier le code]

La nouvelle Casa tomada (1951) de l’Argentin naturalisé français Julio Cortázar a traité le sujet dans une optique plus sérieuse et angoissante.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Vian, Boris. Œuvres Complètes. Fayard: Paris, 1999.