Barnum's Digest

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Barnum's Digest est ensemble de dix poèmes écrits par Boris Vian présentés en 1948 comme « traduits de l'américain par Boris Vian » et publiés en 1948 Aux Deux Menteurs, réédité en 1970 dans la collection 10/18 chez Christian Bourgois[1], dans le recueil de poèmes Cantilènes en gelée[2].

Historique de la publication[modifier | modifier le code]

Selon Noël Arnaud « Il est de tradition, depuis les premiers travaux bibliographiques faits sur Boris Vian par François Caradec dans le Dossier 12 du collège de 'Pataphysique de fixer à 1948 la date de publication de Barnum's Digest[3]. »

Précédant de peu Cantilènes en gelées, « cette plaquinette est aussi le témoignage de l'amitié qui existait entre Jean Boullet, illustrateur en 1947 d'une édition de luxe de J'irai cracher sur vos tombes, décorateur de la pièce de théâtre tirée du roman. Ensemble, les deux compères lanceront en 1950 le « faire-part de deuil de la chemise à carreaux et recommanderont le port de la chemise rayée [3] »

Le texte d'origine a été publié par les éditions Aux Deux Menteurs, 68, avenue d'Italie, Paris en 1948[4], sous forme de plaque ne portant aucune date d'impression, éditée à compte d'auteur et portant la justification de tirage suivante :

« Cette plaquinette illustrée de 10 monstres tous fabriqués par Jean Boullet a été tiraillée à deux cents cinquante exemplaires numismatés de un à deux cent cinquante[1]. »

réédités ensuite dans le recueil de poèmes Cantilènes en gelée.

Présentation[modifier | modifier le code]

Les poèmes du Barnum's Digest sont tous dédicacés à Martine Barnum Carol. Ils viennent soutenir une série de dessins de Jean Boullet, où, sous prétexte de cirque, s'affichent les goûts de l'artiste pour tous les êtres ambigus, hermaphrodites, ou d'une beauté foudroyante telles les sirènes, sphinges, femmes à barbe[1]. L'ensemble comprend :

  1. À nageoires (1948) court poème dédié à la Sirène « qui est une bête, blonde en général(...) mais la Sirène n'a pas de veine[5]. »
  2. À double entrée, avec des allusions au « touche-pipi » et au « trou-trou commun[6] »
  3. À collier provocateur et relativement abscons sur la notion de femme, de chien et de zoophilie...
  4. À griffes : le sujet est une femme à l'« air pélagiquement songeur » qui rencontre Œdipe
  5. À la colle dans lequel sont évoqués « les fusils à deux coups, à canons accolés » issus du catalogue général « de la Manufacture d'Armes et Cycles de Saint-Étienne (Loire) »
  6. À queue alternative.
  7. À privatif pétri de jeux de mots et d'inventions orthographiques, il présente les « prophesseurs de fysique », les bas nylon et les robes « nioulouques »
  8. À poil ou hommage à la femme à barbe « qui dit en baissant sa jupe : vous vous trompez».
  9. À lard (1947) trois lignes (peu amènes?) pour les femmes.
  10. À cornes dont le sujet est Carmen, la cigarière, synonyme de l'amour vache.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]