Lastman (bande dessinée)

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Lastman
Série
Image illustrative de l'article Lastman (bande dessinée)

Scénario Bastien Vivès, Balak
Dessin Bastien Vivès, Michaël Sanlaville
Genre(s) action, aventure

Pays France
Langue originale Français
Éditeur Casterman
Collection KSTЯ
Nb. d’albums 9

Lastman est une série de bande dessinée française scénarisée par Bastien Vivès et Balak et dessinée par Bastien Vivès et Michaël Sanlaville, éditée depuis mars 2013 par Casterman dans la collection KSTЯ.

En 2016, une série d'animation racontant la genèse du personnage principal est diffusée sur France 4.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans la Vallée des Rois, monde où la magie est une réalité connue, on prépare le grand tournoi annuel, parrainé par le roi et la reine. Après avoir travaillé toute l'année à l'école de combat de Maître Jansen, le jeune Adrian Velba va enfin pouvoir participer lui aussi. Malheureusement, le partenaire d'Adrian tombe subitement malade et fait défection. Comme il s'agit d'un tournoi en duo, le jeune garçon se trouve contraint d'abandonner son rêve... à moins que Richard Aldana, grand costaud aux manières rudes sorti de nulle part, ne vienne s'allier in extremis à Adrian.

Personnages[modifier | modifier le code]

Les personnages principaux[modifier | modifier le code]

Richard Aldana
Adrian Velba
Marianne Velba

Personnages de la vallée des rois[modifier | modifier le code]

Maître Jansen
Cristo Canyon
Lord Ignacio Cudna
Le Roi Virgil
La Reine Efira
Francis Sullivan
Elorna Morgan
Gregorio Lempkin
Madame Sakova

Personnages de Paxtown[modifier | modifier le code]

Tomie Katana
Milo Zotis
"H"
Peter Verkaik
Banus
Fiona Merry

Présentation[modifier | modifier le code]

La série est initialement prépubliée sur delitoon.com, site web gratuit de publication de bandes dessinées numérique[1]. Elle est décrite comme un « manga à la française », par Bastien Vivès : « on utilise le format et certains codes du manga mais on ne s'amuse pas à singer la culture japonaise », qui cite comme autres influences les films d'animation Disney et les blockbusters des années 1980-1990, dont ceux de Steven Spielberg[2].

Pour tenir le rythme de parution soutenu de vingt planches par semaine, les auteurs se répartissent le travail de manière précise : « Bastien [Vivès] imagine les grandes lignes de l'histoire, les intentions des personnages, la manière dont l'action va évoluer, puis en discute avec les deux autres ; Balak s'occupe de la mise en scène, découpe l'album en épisodes, à la manière d'une saison de série télévisée [...] Enfin, Michaël [Sanlaville] dessine avec Bastien vingt planches hebdomadaires, et chacun repasse ensuite sur les pages de l'autre[3] ». Le rythme de narration est calé sur celui des séries télévisées : « On essaie de coller au rythme de séries TV produites et diffusées vraiment vite, comme l'adaptation TV de The Walking Dead ou Game of Thrones. Et sur ce point, on doit largement saluer Balak, qui scénarise et storyboarde rapidement sans jamais perdre en qualité[4] »

Le premier cycle de Lastman s'est conclu au bout des six premiers tomes[1]. Le deuxième cycle devrait aussi faire six tomes.

Liste des volumes[modifier | modifier le code]

Hors-série[modifier | modifier le code]

Réception[modifier | modifier le code]

La série reçoit des critiques partagées de la presse généraliste et spécialisée. Du9, qui considère que l'œuvre est une réussite sur le plan formel, notamment grâce au « charme des personnages féminins typiques de Vivès, dont la beauté n'est parfois soulignée que par quelques traits », juge cependant qu'« il paraît peu probable que la série déclenche l'adhésion massive de lecteurs enfants ou pré-adolescents », les auteurs s'adressant « plutôt à des jeunes adultes ou, plus probablement, à des geeks, nostalgiques des séries japonaises et/ou sensibles au « fan service »[5] ». Télérama estime « le récit efficace et amusant, clairement inspiré de Dragon Ball d'Akira Toriyama[3] ». Le Huffington Post note que « Vivès installe les codes classiques du manga de tournoi d'arts martiaux mais pour mieux les brutaliser avec son Aldana rustre et sans honneur[6] ».

La série a connu un certain succès en Europe avec près de 100 000 volumes vendus à l'étranger, notamment en Italie, Espagne et Allemagne. 10 000 volumes seront distribués aux États-Unis en mars 2015[1].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Série télévisée d'animation[modifier | modifier le code]

Une adaptation en dessin animé, préquelle de la bande dessinée,est produite grâce à une campagne de crowdfunding réussie à l'été 2016. Les épisodes ont tous été diffusés sur France 4, les mardi soirs, du 22 novembre au 14 décembre 2016.

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Un jeu vidéo, Lastfight, développé par l'éditeur indépendant Piranaking, est sorti le 20 septembre 2016[1],[7].

Expositions[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Olivier Mimran, « Lastman, fin d'un premier cycle «hyper musclé» », sur 20 minutes,‎ (consulté le 18 février 2015)
  2. Vincent Brunner, « Lastman, le manga remixé french touch », sur lesinrocks.com,‎ (consulté le 3 décembre 2014)
  3. a et b Laurence Le Saux, « BD : Lastman, un manga à la française de Vivès, Balak et Sanlaville », sur Télérama,‎ (consulté le 3 décembre 2014)
  4. Damian Leverd, « Rencontre avec Michaël Sanlaville – dessinateur de Lastman », sur bdencre.com,‎ (consulté le 2 mars 2015)
  5. Julien Bastide, « Lastman de Balak & Michaël Sanlaville & Bastien Vives », sur du9.org,‎ (consulté le 3 décembre 2014)
  6. Alexandre Phalippou, « Lastman: Bastien Vivès rencontre Dragon Ball », sur huffingtonpost.fr,‎ (consulté le 3 décembre 2014)
  7. Gianni Molinaro, « LASTFIGHT : l'adaptation du comics LastMan s'annonce en vidéo », sur Gameblog,‎ (consulté le 26 février 2015)
  8. « BD. Les inédits des finalistes du prix de la BD Fnac pour Le HuffPost », sur huffingtonpost.fr,‎ (consulté le 3 décembre 2014)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]