Lastman (bande dessinée)

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Lastman
Série
Image illustrative de l’article Lastman (bande dessinée)

Scénario Bastien Vivès, Balak
Dessin Bastien Vivès, Michaël Sanlaville
Genre(s) action, aventure

Pays France
Langue originale Français
Éditeur Casterman
Collection KSTЯ
Première publication 2013
Nb. d’albums 12

Lastman est une bande dessinée française scénarisée par Bastien Vivès et Balak et dessinée par Bastien Vivès et Michaël Sanlaville, dont les douze tomes sont publiés entre et par Casterman dans la collection KSTЯ[1].

En 2016, une série d'animation du même nom racontant la genèse du personnage principal est diffusée sur France 4[2], puis sur Netflix en 2018[3].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans la Vallée des Rois, monde où la magie est une réalité connue, on prépare le grand tournoi annuel, parrainé par le roi et la reine. Après avoir travaillé toute l'année à l'école de combat de Maître Jansen, le jeune Adrian Velba va enfin pouvoir participer lui aussi. Malheureusement, le partenaire d'Adrian tombe subitement malade et fait défection. Comme il s'agit d'un tournoi en duo, le jeune garçon se trouve contraint d'abandonner son rêve... à moins que Richard Aldana, grand costaud aux manières rudes sorti de nulle part, ne vienne s'allier in extremis à Adrian.

Alors que l'histoire d'Adrian constitue le premier cycle de Lastman, formé par les six premiers tomes de la série, les six tomes suivants sont centrés autour du personnage d'Elorna et des interactions entre les deux mondes[4].

Présentation[modifier | modifier le code]

Les co-auteurs de la série, Balak, Michaël Sanlaville et Bastien Vivès avec le Fauve de la Série au Festival International de la BD d'Angoulême 2015.

La série est initialement pré-publiée sur delitoon.com, site web gratuit de publication de bandes dessinées numérique[4]. Elle est décrite comme un « manga à la française », par Bastien Vivès : « on utilise le format et certains codes du manga mais on ne s'amuse pas à singer la culture japonaise », qui cite comme autres influences les films d'animation Disney et les blockbusters des années 1980-1990, dont ceux de Steven Spielberg[5].

Pour tenir le rythme de parution soutenu de vingt planches par semaine, les auteurs se répartissent le travail de manière précise : « Bastien [Vivès] imagine les grandes lignes de l'histoire, les intentions des personnages, la manière dont l'action va évoluer, puis en discute avec les deux autres ; Balak s'occupe de la mise en scène, découpe l'album en épisodes, à la manière d'une saison de série télévisée [...] Enfin, Michaël [Sanlaville] dessine avec Bastien vingt planches hebdomadaires, et chacun repasse ensuite sur les pages de l'autre[6] ».

Le rythme de narration est calé sur celui des séries télévisées : « On essaie de coller au rythme de séries TV produites et diffusées vraiment vite, comme l'adaptation TV de The Walking Dead ou Game of Thrones. Et sur ce point, on doit largement saluer Balak, qui scénarise et storyboarde rapidement sans jamais perdre en qualité[7] »

Le premier cycle de Lastman, traitant de l'arrivée de Richard Aldana dans la Vallée des Rois et son retour à Paxtown, s'est conclu au bout des six premiers tomes[4]. Le deuxième cycle, qui suit les personnages de Richard, Adrian et Elorna, s'achève lui aussi à la fin du sixième tome au bout de quatre ans, signant la fin de la série sur un total de douze tomes[8],[9].

Liste des volumes[modifier | modifier le code]

Hors-série[modifier | modifier le code]

  • Sexy Sirène, (ISBN 978-2-203-07850-5)
  • Un spin-off intitulé Lastman Stories - Soir de match (ISBN 978-2203121966) est publié en avec Alexis Bacci comme co-auteur avec Bastien Vivès. Il se déroule entre le dessin animé et la bande dessinée et suit le personnage de H en personnage principal. Le tome est un one-shot de 201 pages, mais pourra éventuellement être suivi par d'autres histoires selon l'accueil du public. Il reçoit un prix Daruma du jury à la Japan Expo 2019 pour le prix du meilleur manga international[10].

Critiques[modifier | modifier le code]

La série reçoit des critiques partagées de la presse généraliste et spécialisée. Du9, qui considère que l'œuvre est une réussite sur le plan formel, notamment grâce au « charme des personnages féminins typiques de Vivès, dont la beauté n'est parfois soulignée que par quelques traits », juge cependant qu'« il paraît peu probable que la série déclenche l'adhésion massive de lecteurs enfants ou pré-adolescents », les auteurs s'adressant « plutôt à des jeunes adultes ou, plus probablement, à des geeks, nostalgiques des séries japonaises et/ou sensibles au « fan service »[11] ». Télérama estime « le récit efficace et amusant, clairement inspiré de Dragon Ball d'Akira Toriyama[6] ». Le Huffington Post note que « Vivès installe les codes classiques du manga de tournoi d'arts martiaux mais pour mieux les brutaliser avec son Aldana rustre et sans honneur[12] ».

La série a connu un certain succès en Europe avec près de 100 000 volumes vendus à l'étranger, notamment en Italie, Espagne et Allemagne. 10 000 volumes seront distribués aux États-Unis en [4].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Série télévisée d'animation[modifier | modifier le code]

Une adaptation en dessin animé, préquelle de la bande dessinée, est produite grâce à une campagne de crowdfunding réussie à l'été 2016[13]. Les épisodes ont tous été diffusés sur France 4, les mardi soirs, du au . Le , Netflix propose en France l'intégrale de la 1re saison[14].

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Un jeu vidéo, LASTFIGHT, développé par l'éditeur indépendant Piranaking, est sorti le sur PC et le sur consoles[4],[15].

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Lastman : universe au Festival d'Angoulême 2016. Exposition interactive[16]. Production 9eArt+ / Casterman, Commissariat : Thomas Mourier, Scénographie : Élodie Descoubes[17]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « LASTMAN – Tome 1. », SambaBD,‎ (lire en ligne, consulté le 3 décembre 2018)
  2. « L'animé "Lastman" enfin sur France 4 ! [vidéo] », Mouv,‎ (lire en ligne, consulté le 3 décembre 2018)
  3. [1] Page de la série animée dans le catalogue Netflix France
  4. a b c d et e Olivier Mimran, « Lastman, fin d'un premier cycle «hyper musclé» », sur 20 minutes, (consulté le 18 février 2015)
  5. Vincent Brunner, « Lastman, le manga remixé french touch », sur lesinrocks.com, (consulté le 3 décembre 2014)
  6. a et b Laurence Le Saux, « BD : Lastman, un manga à la française de Vivès, Balak et Sanlaville », sur Télérama, (consulté le 3 décembre 2014)
  7. Damian Leverd, « Rencontre avec Michaël Sanlaville – dessinateur de Lastman », sur bdencre.com, (consulté le 2 mars 2015)
  8. « Lastman, fin d’un premier cycle «hyper musclé» », sur www.20minutes.fr (consulté le 3 décembre 2018)
  9. BFMTV, « Lastman: la fin de la série culte racontée par ses créateurs », sur BFMTV (consulté le 5 décembre 2019)
  10. « Sélection officielle manga », sur www.japan-expo-paris.com (consulté le 9 avril 2019)
  11. Julien Bastide, « Lastman de Balak & Michaël Sanlaville & Bastien Vives », sur du9.org, (consulté le 3 décembre 2014)
  12. Alexandre Phalippou, « Lastman: Bastien Vivès rencontre Dragon Ball », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 3 décembre 2014)
  13. Damian Leverd, « Rencontre avec Balak, coauteur de Lastman », bdencre.com,‎ (lire en ligne, consulté le 12 mai 2017)
  14. « Lastman sur Netflix : connaissez-vous la série animée française qui fait parler d'elle ? », Allociné,‎ (lire en ligne, consulté le 30 juillet 2018)
  15. Gianni Molinaro, « LASTFIGHT : l'adaptation du comics LastMan s'annonce en vidéo », sur Gameblog, (consulté le 26 février 2015)
  16. « Lastman Universe, l'expo coup de poing », sur www.20minutes.fr (consulté le 28 février 2019)
  17. Festival International de la bande dessinée, « Lastman : Universe - 46e Festival de la Bande Dessinée d'Angoulême », sur www.bdangouleme.com (consulté le 28 février 2019)
  18. « BD. Les inédits des finalistes du prix de la BD Fnac pour Le HuffPost », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 3 décembre 2014)
  19. « BD : Vincitori Gran Guinigi 2015 »
  20. « Daruma 2019 : le palmarès manga - Japan Expo Paris », sur www.japan-expo-paris.com (consulté le 5 décembre 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

  • Paul Giner, « Lastman, t. 12 : un dernier pour la rouste », Casemate, no 130,‎ , p. 70.
  • Balak (int.), Bastien Vivès (int.) et Frédéric Bosser, « Lastman, l'art de la bagarre », dBD, no 139,‎ décembre 2019 - janvier 2020, p. 36-41.
  • Philippe Peter, « Lastman, t. 12 : la fin du premier homme », dBD, no 139,‎ décembre 2019 - janvier 2020, p. 105.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]