Lamoricière (navire)
| Lamoricière | ||
Carte postale du Lamoricière | ||
| Type | Paquebot | |
|---|---|---|
| Histoire | ||
| Chantier naval | Swan Hunter | |
| Lancement | ||
| Mise en service | 1921 | |
| Statut | Naufrage le | |
| Équipage | ||
| Commandant | Galetti (1921) Joseph Brondi (1926) Sénès (1934) Joseph Milliasseau (1937-1942) |
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| Équipage | 97 | |
| Caractéristiques techniques | ||
| Longueur | 117,34 m (HT) 112,78 m (370 pi) (LP) |
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| Maître-bau | 15,24 mètres (50 pieds) | |
| Tirant d'eau | 9,08 mètres (29,8 pieds) | |
| Déplacement | 5 000 tonnes | |
| Port en lourd | 1 452 tonnes | |
| Tonnage | 4 713 tonneaux | |
| Propulsion |
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| Puissance | 7 000 ch ou 8 000 ch | |
| Vitesse | aux essais : 18,3 nœuds en croisière : 16 nœuds, puis 10 nœuds après 1940. |
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| Caractéristiques commerciales | ||
| Ponts | 2 | |
| Passagers | 360 :
6 en cabine de luxe |
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| Capacité | 2 100 m3 | |
| Carrière | ||
| Propriétaire | Compagnie générale transatlantique | |
| Pavillon | ||
| Port d'attache | Marseille | |
| Indicatif | ||
| Coût | 26,5 millions de francs | |
| Localisation | ||
| Coordonnées | 40° 23′ nord, 4° 23′ est | |
| Géolocalisation sur la carte : mer Méditerranée
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Le Lamoricière est un paquebot de la Compagnie générale transatlantique, mis en service en sur les lignes d’Afrique du Nord, au départ de Marseille, service qu’il assurera jusqu’à son naufrage en 1942. En 1940, il est transformé à la chauffe au charbon du fait des restrictions de guerre. Il coule près des Baléares lors d'une tempête en , faisant 301 victimes.
Il porte le nom du général Christophe de Lamoricière (1806-1865).
Conception et construction
[modifier | modifier le code]Le Lamoricière est construit pour le compte de la Compagnie générale transatlantique dans les chantiers britanniques de Swan Hunter & Wigham Richardson (Newcastle)[Lien 1].
Le Lamoricière mesure 370,0 pi (112,78 m) de long (117,34 m (HT)[Presse 1]) et 50,0 pi (15,24 m) par le travers, avec un tirant d'eau de 29,8 pi (9,08 m)[1]. Sa jauge brute est de 4 713 tonneaux et sa jauge nette de 1 979 tonneaux[1]. Son déplacement est de 5 000 tonnes[Presse 2] et son port en lourd de 1 452 tonnes[Lien 2],[Lien 3].
Le coût de la construction est de 26,5 millions de francs[Presse 3].
Coque et machines
[modifier | modifier le code]Pour assurer sa flottabilité, outre le double fond, le navire est divisé sur sa longueur en dix compartiments étanches séparés par neuf cloisons qui montent jusqu'au pont supérieur[Presse 1].
Le Lamoricière peut transporter 2 100 m3 de cargaison, répartis en trois cales à l'avant et à l'arrière, ainsi que dans quatre compartiments au deuxième entrepont[Presse 1]. La partie arrière de l'entrepont est réservé aux marchandises.
Situées dans deux compartiments, les soutes à charbon sont longitudinales, et placées de chaque bord de part et d'autre des chaudières. Ce sont six chaudières simples[Presse 4] alimentées à volonté au charbon ou au mazout[Presse 5],[Presse 6] pour fournir la vapeur nécessaire aux machines.
Deux turbines à vapeur Parson à simple réduction[2] activent notamment les hélices latérales[Presse 4]. Pour entrainer l'hélice centrale[Presse 4], le Lamoricière est aussi doté d'une machine à vapeur à triple expansion, dont les quatre cylindres sont de diamètre respectif de 79 cm (31,1 po), 122 cm (48 po) et de 135 cm (53,1 po) pour les deux derniers, et dont la course du piston fait 114 cm (44,9 po)[1],[note 1].
Les trois machines ont une puissance totale de 8 000 ch[Lien 2],[Lien 3][note 2].
Le Lamoricière est propulsé lors de ses essais à 18,3 nœuds (34 km/h)[Presse 2], mais sa vitesse en service est de 16 nœuds (30 km/h)[Presse 5].
Structure
[modifier | modifier le code]Les registres de la Lloyds indiquent que le Lamoricière possède deux ponts, avec un gaillard d'avant de 5,5 m, un pont passerelle 48,2 m et un pont de dunette 7,6 m[1]. La presse indique 3 ponts complets plus une teugue, un château et une dunette[Presse 5].
Aménagements des passagers
[modifier | modifier le code]Le paquebot peut accueillir 6 passagers dans deux suites de luxe, 106 en première classe, 116 en deuxième classe et 132 en troisième classe[Presse 5],[Presse 4]. Les aménagements des passagers sont répartis sur quatre ponts (le pont principal, le pont supérieur, le pont-promenade et le pont des embarcations)[Presse 1].
Pont principal
[modifier | modifier le code]A l'avant du pont principal, se trouvent un poste d'équipage et sept postes de passagers de 3e classe. Leur salle à manger est au-dessus, dans un roof isolé du pont supérieur. La partie tribord du pont principal est occupée par des cabines de 2e classe. La partie bâbord comprend des locaux de service et les logements du personnel des machines, ainsi que les cuisines des 1re classe[Presse 1].
Pont supérieur
[modifier | modifier le code]Sur le pont supérieur, à l'avant, la salle à manger des 1re classe, et à l'arrière, celle des 2e classe. Entre les deux, les cabines des 1re classe, chacune avec un hublot[Presse 1].
Pont-promenade
[modifier | modifier le code]Sur le pont-promenade, un roof dans la partie centrale contient les cabines de luxe et les meilleures cabines de 1re classe[Presse 5]. À l'arrière, la promenade des 2e classe, leur salon et leur fumoir. L'avant de ce pont est équipé de châssis vitrés[Presse 1].
Pont des embarcations
[modifier | modifier le code]Sur le pont des embarcations, à l'avant le salon de conversation des 1re classe et leur fumoir, et vers l'arrière se trouve le roof des officiers et de la T.S.F.[Presse 5],[Presse 1].
Décoration
[modifier | modifier le code]La décoration confiée à des décorateurs de Paris et de Londres, a été étudiée pour les lignes de Méditerranée. Le salon de 1re classe est de style moderne, avec 4 tableaux de l'école moderne représentant les quatre saisons. Il est surmonté d'un dôme qui l'éclaire. La salle à manger à l'avant du château est éclairée sur trois faces[Presse 1].
Equipements
[modifier | modifier le code]Le Lamoricière est muni de la T.S.F.[1], puis d'un système de radiogoniométrie (Direction Finder)[2]. Son indicatif est FNST[2].
Commandants
[modifier | modifier le code]Le premier commandant du Lamoricière fut le commandant Galetti (1921)[Presse 4]. Parmi ses successeurs, les commandants Joseph Brondi (1926)[Presse 7] et Sénès (1934)[Presse 8]. Le dernier fut le commandant Joseph Milliasseau (1937-1942)[Lien 4].
L'équipage est initialement composé d'environ 97 membres[Presse 9].
Carrière
[modifier | modifier le code]Lancé le [Presse 5], le Lamoricière est mis en service en sur la ligne Marseille-Alger[Presse 10]. Il desservira par la suite d'autres lignes d'Afrique du Nord depuis Marseille, son port d'attache[1] (notamment Marseille-Oran[Presse 11]),[note 3].
La carrière du paquebot ne semble pas avoir connu de grande difficulté de navigation, ni de collisions, jusqu'à son naufrage.
Dans la nuit du , un militaire du premier bataillon d'Afrique se jette par-dessus bord. À bord d'un youyou, des marins du Lamoricière réussissent à le ramener à bord[Presse 13],[Presse 14].
Le , l'hydravion de la ligne commerciale Marseille-Alger est contraint d'amerrir aux alentours de Minorque. Les recherches restent vaines. Le lendemain, un message annonce que le pilote Laborde et le radiotélégraphiste reviennent à Marseille à bord du Lamoricière[Presse 15].
Passagers notables
[modifier | modifier le code]En , le Lamoricière rapatrie le corps du compositeur Camille Saint-Saëns d'Alger à Marseille[Presse 16], puis en février 1922, les dépouilles de trois militaires algérois[Presse 17]. En , le Lamoricière transporte le cercueil du roi Behanzin du Dahomey[Presse 18] lors de son retour dans son pays.
En , le général Mangin traverse la Méditerranée à bord du Lamoricière pour une inspection au Maghreb[Presse 19]. Le maréchal Franchet d'Esperey monte à bord du Lamoricière à plusieurs reprises (septembre 1922[Presse 20], ).
Parmi les voyageurs de marque, l'ex-Premier ministre britannique Ramsay MacDonald[Presse 21],[Presse 22] en 1926. L'équipe de France de football pour un match de bienfaisance en [Presse 23]. Charlie Chaplin traverse de Marseille à Alger en [Presse 24]. Il revient sur le Lamoricière le [Presse 25].
Le Lamoricière a parfois une cargaison spéciale : la locomotive "Paramount", support publicitaire de la firme cinématographique[Presse 26]; des cracks (chevaux de course) qui vont concourir sur les hippodromes de métropole.
Transformations
[modifier | modifier le code]Le Lamoricière subit une transformation en 1934 qui porte sur les machines et les chaudières, l'électricité et l'éclairage, le système de ventilation, les peintures des cabines, le remplacement des matelas par des matelas à ressorts[Presse 27].
En 1940, du fait des restrictions allemandes sur le mazout, le Lamoricière est transformé à la chauffe au charbon[Lien 3]. Cette modification lui limite sa vitesse à 10 nœuds. Elle implique aussi la construction de « portelones », des portes de chargement du charbon ouvertes dans la coque (des sortes de sabords). En , le Bureau Veritas, garantit que la chauffe au charbon est rétablie en conformité et l'étanchéité des portes des soutes assurée. Il maintient la côte n°1 au paquebot[Presse 28].
Sur la foi de rapports du chef mécanicien indiquant l'état défectueux de certaines parties de la coque, notamment sur les « portelones », qui avaient fui par gros temps en et , des réparations et des révisions sont effectuées[Presse 28],[Presse 29].
Le naufrage
[modifier | modifier le code]Le mardi à 17 heures, le Lamoricière quitte Alger pour Marseille. Sous les ordres du commandant Joseph Milliasseau, 121 membres d’équipage. À bord se trouvent 272 passagers, dont 88 personnels militaires et un groupe de 16 enfants âgés de 10 à 14 ans[4]. Ces enfants du Centre Guynemer sont accompagnés de deux infirmières[Presse 9]. Le Lamoricière transporte aussi une cargaison de 330 tonnes, principalement des légumes[Presse 29].
Le mercredi 7, en fin de matinée, le navire aborde un coup de vent surgissant du golfe du Lion[4]. À 17 heures, le vent est Nord Nord-ouest et de force 8, la mer est grosse et la houle forme des creux de 6 mètres[Presse 29]. Une voie d’eau se déclare, mouillant le charbon, mais les pompes sont mises en service et le paquebot poursuit sa route[4].
Le à 22 h 54, le paquebot capte un SOS du cargo Jumièges, de la compagnie Worms : « AVARIES GRAVES - NE FAISONS PLUS LA ROUTE - CALES PLEINES D’EAU - POSITION 40º25 N 04º25 E »[4],[note 4]. Le Jumièges est en difficulté à 17 milles du Lamoricière, au large des îles Baléares[Presse 29]. Le commandant Milliasseau décide de se dérouter pour lui porter secours, mais arrivé vers 3 h 30 au point signalé par le cargo, celui-ci est introuvable[Presse 30],[Lien 4].
Le paquebot reprend sa route vers Marseille et passe entre Majorque et Minorque vers midi le [5]. Les vents sont de force 7 à 9 sur l'échelle de Beaufort, avec des vagues de 7 mètres. le Lamoricière subit à son tour de graves avaries : l'eau s'engouffre dans les soutes à charbon par les "portelones" qui présentent une étanchéité médiocre, et le navire commence à prendre de la gîte.
La puissance du paquebot, déjà limitée depuis la transformation de 1940, l'est plus encore par l'utilisation d'un charbon de qualité médiocre (35 % de cendres[Presse 29]). Vers 14 heures, craignant de manquer de combustible, le commandant Milliasseau décide de virer pour s'abriter sous Minorque[4]. La manœuvre commence à 15 heures, mais le navire tombe en travers de lame et roule[4]. À 16 heures, malgré l'eau embarquée, la manoeuvre est cependant exécutée[Presse 29],[Presse 9]. À 16 h 45, l'inondation totale des soutes à charbon provoque l'arrêt des machines[Presse 29]. Désormais, le Lamoricière n'est plus manoeuvrant et peine à faire face aux vagues déferlantes.
À 17 h 10, le Lamoricière envoie un message : « NE POUVONS PLUS FAIRE ROUTE - NE SOMMES PLUS MAITRES DE NOTRE MANŒUVRE - CHAUFFERIES ENVAHIES PAR L’EAU PROGRESSIVEMENT - QUATRE CHAUDIERES ETEINTES - NOUS EFFORÇONS VIDER EAU PAR MOYENS DE FORTUNE. DEMANDONS URGENCE PRESENCE NAVIRE CAPABLE REMORQUER CAS ECHEANT POSITION APPROXIMATIVE 40.38N 04.38E. ESTIMONS DERIVE 3 MILLES A L’HEURE DANS LE S.S.E.. - MILLIASSEAU » [4].
A 17 h 30, le Lamoricière dérive en prenant de la bande[Presse 29]. Les tentatives faites pour déplacer la cargaison pour redresser le paquebot échouent[4].
La combustion des bois d'épontillage et du mobilier de cabines n'a pas permis de faire remonter la pression de vapeur. Les dynamos et les pompes sont hors service vers 21 heures.
Le , dans des vagues de 12 mètres et des vents de force 9, la gite bâbord du paquebot s'accentue. Le Lamoricière lance un premier SOS à 01 heure du matin[Presse 31]. Alertés par les messages de détresse, plusieurs navires se portent à son secours : les paquebots Gouverneur-Général-de-Gueydon et Gouverneur-Général-Chanzy de la Compagnie générale transatlantique, le croiseur Jean de Vienne et l'aviso dragueur L'Impétueuse de la marine nationale française, ainsi que le remorqueur Obstiné de la compagnie Chambon.
À 8 h 40, le Gouverneur-Général-de-Gueydon arrive le premier en vue du Lamoricière par le travers de Minorque[Presse 32]. Il tente à plusieurs reprises de passer une remorque au navire en perdition, mais toutes les tentatives échouent[4].
À 11 heures le , l'ordre d'abandonner le navire est donné. Les embarcations de sauvetage bâbord, les seules accessibles, sont mises à l'eau. Le groupe d'enfants et leurs accompagnatrices sont placés dans un canot. Une lame décroche le garant arrière, tandis que le garant avant tient toujours. Tous les occupants sont précipités à la mer et disparaissent[4]. Dans l'impossibilité d'utiliser les canots, des radeaux sont construits[Presse 31].
Le vers 12 h 40, le Lamoricière coule à la latitude de 40°38N et la longitude de 04°38E [note 5] près des côtes de Minorque[note 6].
Malgré la houle, les opérations de sauvetage se poursuivent le reste de la journée[Presse 9]. Le Gouverneur-Général-de-Gueydon recueille 55 personnes, le Gouverneur-Général-Chanzy 25 et L'Impétueuse 13. Pour ces derniers, ils étaient sur un radeau et quatre marins de l'aviso les ont hissés à bord[Presse 33],[Presse 34],[Presse 35]. Ils seront transbordés sur le Jean de Vienne qui les débarquera à Marseille.
Bilan
[modifier | modifier le code]Seuls 93 personnes (53 passagers et 40 membres d’équipage)[Presse 9] seront sauvés, dont deux enfants du centre Guynemer.
Le bilan du double naufrage s'élève à 301 morts pour le Lamoricière, et vingt morts pour le Jumièges[4]. Parmi les victimes du Lamoricière se trouve le mathématicien polonais Jerzy Różycki, qui a contribué au déchiffrement d'Enigma [Lien 5],[note 7].
Par décision du secrétaire d'État à la Marine Auphan en date du , la mention « Morts pour la France » est attribuée aux marins du Jumièges, ainsi qu'aux marins et aux passagers du paquebot Lamoricière[Lien 6].
L'aspect juridique
[modifier | modifier le code]L'enquête établit que le naufrage était dû à la transformation de la chauffe au mazout par celle au charbon et à la mauvaise qualité de celui-ci, entraînant un manque de puissance des machines dans la tempête[Presse 30], mais aussi au fait qu'il avait quitté sa route en pleine tempête pour aller porter secours sans succès au Jumièges, et ce par fort vent de travers qui eut raison de l'étanchéité des sabords.
Dans son jugement du , le tribunal de commerce de Marseille exonère la Compagnie générale transatlantique et le commandant Milliasseau d'une quelconque faute. Par contre, il condamne la Marine marchande (l'État) pour avoir fourni un charbon de mauvaise qualité[Presse 28].
Le , la cour d'appel d'Aix-en-Provence confirme le jugement relatif à la compagnie, mais invalide celui concernant la Marine marchande[Presse 28].
La cour d'appel d'Aix-en-Provence le concluent à une faute d'exploitation, notamment à cause du charbon de très mauvaise qualité[Presse 36]. Cependant, faisant application de l'article 1384 du code civil[Presse 37], la cour d'appel met hors de cause la Compagnie générale transatlantique et ne lui imputant qu'un cinquième des responsabilités, le reste étant attribué au cas de « force majeure »[Presse 36].
L'arrêt rendu par la Cour de cassation le évoquant un violent cyclone « dépassant le caractère de la tempête prévisible en cas de voyage sur mer » confirme le jugement rendu en appel[Presse 36],[note 8]. Cette répartition des responsabilités (et des dédommagements induits) a été appelé le « Principe du Lamoricière »[7].
L'épave
[modifier | modifier le code]L'épave du Lamoricière est retrouvée en par une équipe de plongeurs italiens et espagnols, par 156 mètres de profondeur à dix kilomètres au large du Cap Favaritx, au nord-est de Minorque[Presse 39],[Presse 40],[Lien 7].
Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Calcul de la puissance nominale[3]
Diamètre du cylindre basse pression : D=53 pouces
Course du piston : s=45 pouces
Formule pour une machine à triple expansion : P = ( D2 √s ) / 100
Résultat : P = (53 2 x √45) / 100 = 188
La puissance de la machine triple expansion est de 188 CVN. - ↑ Plusieurs journaux annoncent une puissance de 7 000 ch[Presse 2],[Presse 6].
- ↑ La presse indique que le Lamoricière a vogué vers Constantinople en [Presse 12].
- ↑ Le Jumièges a été construit en 1913; 79 m de long, 11,44 m de large et 4,88 m de creux. Sa jauge brute était de 1 873 tonneaux. Il filait 10 nœuds. Le Havre était son port d'attache avant guerre[Presse 9].
- ↑ peut-être 40º00N - 04º22E [4]).
- ↑ Conformément au code d'honneur en usage dans la marine, le commandant Milliasseau périra avec son navire, attendant debout sur sa passerelle de commandement l'engloutissement final (témoignages de rescapés et citation à l'ordre de la Marine marchande).
- ↑ Avec Różycki, deux collègues périssent : Piotr Smoleński (en) et le capitaine Jan Graliński (en) (chef de la section russe du bureau du chiffrement interbellum de l’état major polonais)[6],[Lien 5].
- ↑ Outre le Lamoricière et le Jumièges, le bateau-citerne Le Tunisien, anciennement Cap-Griz-Nez (1 500 tonneaux, construit en 1904), sombre aussi lors de cette tempête[Presse 38].
Liens externes
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) « LAMORICIÈRE », 3 photos et un article du Shields Daily News du ., sur Tyne Built Ships (consulté le )
- 1 2 « Paquebot Lamoricière », sur French Lines (version du sur Internet Archive)
- 1 2 3 « Le 9 janvier 1942, le paquebot Lamoricière coulait au large des Baléares », sur babelouedstory.com (consulté le )
- 1 2 « MILLIASSEAU Joseph, Auguste, Marie »,
- 1 2 « Arbre généalogie consacré aux 394 victimes du naufrage du Lamoricière en 1942. », sur Généanet (consulté le )
- ↑ Archives nationales (20120318/9), « DISPARITIONS EN MER, ACCIDENTS, CONDITIONS SANITAIRES », , p. 10
- ↑ Jean-Marie Decorse, « Baléares. Voilà un an, on retrouvait l'épave du navire du Lamoricière »,
Presse
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Le Yacht, 19 février 1921, p. 94-95.
- 1 2 3 Akhbar, 12 février 1921, p. 3.
- ↑ Le Monde illustré, 20 août 1921, p. 617.
- 1 2 3 4 5 Shields Daily News, 21 mai 1921.
- 1 2 3 4 5 6 7 Le Petit Fanal Oranais, 11 septembre 1920.
- 1 2 Le Yacht, date=19 février 1921, p. 94-95.
- ↑ L'Écho de la Corse et de l'Algérie, 30 janvier 1926, p. 3.
- ↑ Annales du sauvetage maritime, juillet 1934, p. 185.
- 1 2 3 4 5 6 L'Ouest-Éclair, 12 janvier 1942, p. 1-2.
- ↑ Le Yacht, date=02 avril 1921, p. 163.
- ↑ Bulletin de la C.G.T., 15 juillet 1925, p. 13.
- ↑ Les Dernières nouvelles de Strasbourg, 07 septembre 1930.
- ↑ Le Journal du Midi, 25 novembre 1922, p. 3.
- ↑ J.O., 09 octobre 1923, p. 5.
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- ↑ Le Sud, 15 avril 1931, p. 7.
- ↑ Le Grand écho du Nord de la France, 27 avril 1931.
- ↑ Le Petit Tlemcénien, 08 mai 1930, p. 1.
- ↑ L'Africain, 11 février 1934, p. 2.
- 1 2 3 4 Recueil Dalloz, 03 janvier 1946, p. 196.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Le Journal, 19 février 1942, p. 3.
- 1 2 Renault 2022.
- 1 2 La Dépêche algérienne, 15 janvier 1942, p. 1.
- ↑ L'Echo d'Alger, 13 janvier 1942, p. 1.
- ↑ L'Ouest-Eclair, 23 janvier 1942, p. 1.
- ↑ Annales du sauvetage maritime, janvier 1942, p. 11-12.
- ↑ Le Petit Marseillais, 15 janvier 1942, p. 1.
- 1 2 3 L'Echo d'Oran, 21 juin 1951, p. 1.
- ↑ Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, 07 janvier 1949, p. 2.
- ↑ Ouest-Eclair, 23 janvier 1942, p. 1.
- ↑ Saboureau 2012.
- ↑ Agence France Presse 2008.
Articles de presse
[modifier | modifier le code]- « Un nouveau paquebot transatlantique : le "Lamoricière" », Le Petit fanal oranais, , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
- « Un nouveau paquebot », Akhbar : journal de l'Algérie, , p. 3 (lire en ligne, consulté le )
- « Le paquebot "Lamoricière" de la Compagnie générale transatlantique », Le Yacht, no 1978, , p. 94-96 (lire en ligne, consulté le )
- « Nouvelles et faits nautiques », Le Yacht, no 1984, , p. 163 (lire en ligne, consulté le )
- (en) « New Walker built Vessel for French Owners. », Shields Daily News, (lire en ligne, consulté le )
- « Etudes financières - La Compagnie générale transatlantique », Le Monde illustré, , p. 617 (lire en ligne, consulté le )
- « La semaine - France », Journal de Limoux, , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
- « Le retour de nos morts glorieux », L'Echo d'Alger, , p. 2 (lire en ligne, consulté le )
- « Courrier d'Algérie », Les Annales coloniales, no 73, , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
- « Nouvelles diverses », Le Télégramme des Vosges, , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
- « Le "Bat'd'Aff'" avait le cafard », Le Journal du Midi, , p. 3 (lire en ligne, consulté le )
- « Direction de l'inscription maritime à Alger », Journal Officiel, , p. 5 (lire en ligne, consulté le )
- « Départ de Marseille pour Oran tous les samedis à 16 heures » (Compagnie générale transatlantique), Bulletin de la C.G.T., no 303, , p. 13 (lire en ligne, consulté le )
- « Informations - Ajaccio », L'Écho de la Corse et de l'Algérie, , p. 3 (lire en ligne, consulté le )
- « Ce qu'a déclaré hier M. Mac Donald en s'embarquant pour l'Algérie », Le Quotidien, , p. 3 (lire en ligne, consulté le )
- Jean Tourette, « MacDonald chez nous », Le Cri populaire, , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
- « Match de bienfaisance », Le Journal du midi, , p. 3 (lire en ligne, consulté le )
- « Les restes du roi Behanzin en route pour le Dahomey sont arrivés à Marseille », Le Petit Parisien, , p. 3 (lire en ligne, consulté le )
- « Un Raid cinématographique », Le Petit Tlemcénien, , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
- « L'aviation coloniale - Un hydravion en remorque », Les Annales coloniales, , p. 2 (lire en ligne, consulté le )
- « Bref... », Les Dernières nouvelles de Strasbourg, , p. 3 (lire en ligne, consulté le )
- « Charlot quitte la France », Le Sud, , p. 7 (lire en ligne, consulté le )
- « Charlie Chaplin est de retour à Marseille », Le Grand écho du Nord de la France, , p. 3 (lire en ligne, consulté le )
- « Le "Lamoricière" complètement rénové va reprendre son service rapide entre Marseille et Alger », L'Africain, , p. 2 (lire en ligne, consulté le )
- « Sommes encaissées du 15 juin au 15 décembre 1934 », Annales du sauvetage maritime, , p. 185 (lire en ligne, consulté le )
- « Le paquebot "Lamoricière" sombre dans la tempête au large des Baléares », L'Ouest-Éclair, no 10440, , p. 1-2 (lire en ligne, consulté le )
- H. Dufor, « Les ultimes recherches n'ont donné aucun résultat », L'Echo d'Alger, , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
- « Les derniers instants du "Lamoricière" », La Dépêche algérienne, , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
- « Comment quinze naufragés du Lamoricière accrochés à un radeau... », Le Petit Marseillais, , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
- Jean Trogoff, « Après le naufrage du "Lamoricière" », L'Ouest-Eclair, , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
- « L'héroïsme de nos marins dans le sauvetage des naufragés du "Lamoricière" », L'Ouest-Eclair, , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
- « Les conclusions de la commission d'enquête », Le Journal, , p. 3 (lire en ligne, consulté le )
- Édouard Peisson, « Le naufrage du Lamoricière », Candide, 05 et 12 août 1942
- « Armées de mer, de terre et de l'air », Annales du sauvetage maritime, , p. 11-12 (lire en ligne, consulté le )
- « Arrêt de la cour d'Aix du 04 décembre 1945 », Recueil Dalloz, , p. 195-197 (lire en ligne, consulté le )
- « La cour dégage la responsabilité de la Transat dans le naufrage du "Lamoricière" », Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, , p. 2 (lire en ligne, consulté le )
- « La catastrophe du "Lamoricière" surtout causée par un cyclone imprévisible et d'une violence exceptionnelle », L'Echo d'Oran, , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
- Christelle Bosquet (Sources : Article de Charles FINIDORI, ancien officier de la marine marchande et auteur. Extrait du livre de Pierre GALLOCHER, « Méditerranée mer cruelle - 1830/1950 - 120 ans de drames et fortunes de mer »), « Le drame du Lamoricière », Bulletin de la French Lines, French Lines, no 29, février-mars-avril 2002, p. 2-3 (ISSN 1280-9861, lire en ligne [PDF], consulté le )
- Agence France Presse, « L'épave d'un paquebot français retrouvée », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le )
- Aurélie Saboureau, « La fin tragique du Lamoricière: un naufrage français éclipsé par la guerre. », Epaves de paquebots, (lire en ligne, consulté le )
- Olivier Renault, « Il y a 80 ans sombrait un géant de la Méditerranée », Ouest-France, no 23597, 8-9 janvier 2022, Histoires d'Ouest (ISSN 0999-2138, lire en ligne, consulté le )
Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 6 Lloyds 1923, p. 666
- 1 2 3 Lloyds 1939, p. 514
- ↑ Lloyds 1907, p. 43
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Bulletin de la French Lines n°29, février-Mars-Avril 2002, p. 2-3.
- ↑ (en) « Lamoricière sinking »
, sur New York Times, - ↑ Kozaczuk 1985
- ↑ (en) Bryant G. Garth, International Encyclopedia of Comparative Law, vol. VII, (lire en ligne), chap. 16 (« Remedies for breach of contract »), p. 71-72
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Auteur anonyme (Maguy Dumond-Courau), Naufragée, Lyon, France, Éditions Lardanchet, , 225 p. (réédité en 1946). En réalité c'est Maguy Dumond-Courau qui y relatait son expérience toute fraîche de rescapée du naufrage mais qui, très touchée par la disparition de son mari – ils étaient jeunes mariés –, ne voulait pas se faire de la publicité sur cette tragédie ni être dérangée dans son deuil par les curieux, d'où l'anonymat. Maguy Dumond-Courau refera sa vie et est morte à l'âge de 101 ans en 2013 ; elle était la toute dernière rescapée de ce naufrage.
- Maguy Dumond-Courau, Le Naufrage du « Lamoricière », Louviers, France, L'Ancre de marine Éditions, , 300 p. (ISBN 9782841412365). (La première partie reprend, avec photos, le texte intégral de Naufragée, paru anonymement en 1943 ; la seconde partie étudie les causes du naufrage et les explique.)
- (en) Władysław Kozaczuk, Enigma: how the German machine cipher was broken, and how it was read by the Allies in World War Two, Frederick, Md., Univ. Publ. of America, , 2e éd., 128 p. (ISBN 978-0-89093-547-7)
- (en) Lloyds, Lloyd's Register of Shipping 1907, vol. Steamers, Londres, , 1256 p. (lire en ligne), p. 43.

- (en) Lloyds, Lloyd's Register of Shipping 1923, vol. Steamers, Londres, , 1532 p. (lire en ligne), p. 666.

- (en) Lloyds, Lloyd's Register of Shipping 1939, vol. Steamers, Londres, , 1176 p. (lire en ligne), p. 514.

Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) « Report of the sinking »
- « Dossier les enfants Guynemer - Le drame du Lamoricière (3è partie) », sur cdha
- « 1942.00.Article sur le naufrage du Jumièges (non signé, ni daté) »
- « Chaque jour, une épave : 9 janvier 1942, la catastrophe du Lamoricière », sur Plongée Infos, (consulté le )