Lamoricière (navire)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lamoricière.

Lamoricière
Type Paquebot
Histoire
Chantier naval Swan Hunter, Newcastle
Lancement 1920
Mise en service 1921
Statut Naufrage en janvier 1942
Caractéristiques techniques
Longueur 112,72 m
Maître-bau 15,24 m
Port en lourd 1 452 tpl
Tonnage 4 712 tonneaux
Propulsion 1 alternateur triple expansion 4 cylindres et 2 turbines simple réduction, 3 hélices
Puissance 8 000 ch
Vitesse 18 nœuds
Carrière
Pavillon Drapeau de la France France

Le Lamoricière est un paquebot de la Compagnie générale transatlantique, mis en service en février 1921 sur les lignes d’Afrique du Nord, au départ de Marseille, service qu’il assurera jusqu’à son naufrage en 1942. En 1940, il est transformé à la chauffe au charbon du fait des restriction de guerre.

Il porte le nom du général Christophe de Lamoricière.

Le navire[modifier | modifier le code]

Construit dans les chantiers britanniques de Swan Hunter & Wigham Richardson (Newcastle, Angleterre) et inauguré en 1921, le paquebot mesure 112 mètres de long, pour une jauge brute de 4712 tonneaux. Avec son moteur diesel de 8000 CV, il peut atteindre une vitesse de 18 nœuds avant qu'il ne soit transformé en 1940 à la chauffe au charbon du fait des restriction allemandes sur le fuel [1] .

Le naufrage[modifier | modifier le code]

Le 6 janvier 1942, il quitte Alger pour Marseille avec 272 passagers et 122 membres d’équipage à son bord. Le lendemain soir, il se déroute pour porter secours au cargo Jumièges de la compagnie Worms, en difficulté au large des îles Baléares. Le paquebot essuie une violente tempête : l’eau s’engouffre dans les soutes par les sabords mal joints et le navire commence à prendre de la gîte. Il lance un SOS et plusieurs navires se portent à son secours, en particulier les paquebots Gouverneur Général Chanzy et Gouverneur Général de Gueydon de la Transat, mais le 9 janvier, peu après midi, il sombre corps et biens. Le naufrage sera mis sur le compte de la mauvaise qualité du charbon et du manque de puissance des machines dans la tempête. Seuls 93 passagers et membres d’équipage seront sauvés.

Le bilan du double naufrage s'élève à 301 morts pour le Lamoricière, et 20 morts pour le Jumièges.

L’épave du Lamoricière a été retrouvée en mai 2008 par une équipe de plongeurs italiens et espagnols, par 156m de profondeur à 10 kilomètres au large du Cap Favaritx, au nord-est de Minorque [2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « A LA RECHERCHE DU PAQUEBOT LAMORICIERE », sur babelouedstory.com (consulté le 15 juin 2018)
  2. « La fin tragique du Lamoricière: un naufrage français eclipsé par la guerre. », Epaves de paquebots,‎ (lire en ligne, consulté le 15 juin 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maguy Dumond Courau, Le Naufrage du « Lamoricière », Louviers, France, L'Ancre de marine Éditions, , 300 p. (ISBN 9782841412365)
  • Auteur anonyme, Naufragée, Lyon, France, Éditions Lardanchet, , 225 p. (en réalité c'est Maguy Dumond qui y relatait son expérience toute fraîche de rescapée du naufrage, mais qui, très touchée par la disparition de son mari -ils étaient jeunes mariés-, ne voulait pas se faire de la publicité sur cette tragédie. Maguy Dumond Courau est morte à l'âge de 101 ans en 2013, elle était la toute dernière rescapée de ce naufrage.

Lien externe[modifier | modifier le code]