Guadeloupe Télévision

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis La Une Guadeloupe)
Aller à : navigation, rechercher
GTV (Guadeloupe Télévision)
Image illustrative de l'article Guadeloupe Télévision

Création
Disparition
Propriétaire TCI-La Une Guadeloupe, soutenue par la SAGIPAR
Format d'image 576i (SDTV)
Langue Français et Créole guadeloupéen
Pays Drapeau de la France France
Statut Généraliste locale mixte
Siège social Drapeau de la France Parc d'activités de La Jaille 97122 Baie-Mahault
Ancien nom Télé Caraïbes International (1991-1995)
La Une Guadeloupe (1995-2010)
Site web www.guadeloupe-television.com (en construction)
Diffusion
Numérique TNT : chaîne no 2
Satellite CanalSat Caraïbes : chaîne no 21

TNT+ Caraïbes : chaîne no 
La TV d'Orange Caraïbe : chaîne no 30

Câble Numericable : chaîne no 6
ADSL Box Mediaserv : chaîne no 4
OnlyBox : chaîne no 2
Orange Caraïbes : chaîne no 
Aire Drapeau de la Guadeloupe Guadeloupe (TNT/SAT/Câble/ADSL)
Drapeau de la Guyane Guyane (SAT)
Drapeau de la Martinique Martinique (SAT/Câble/ADSL)
Drapeau de Saint-Barthélemy Saint-Barthélemy (SAT/ADSL)
Drapeau de Saint-Martin Saint-Martin (SAT/ADSL)

Guadeloupe Télévision (auparavant connue sous les noms de TCI Guadeloupe, puis de La Une Guadeloupe était une chaîne de télévision généraliste privée commerciale mixte française de proximité diffusée dans le département d'outre-mer de la Guadeloupe.

Histoire de la chaîne[modifier | modifier le code]

En décembre 1991, la Guadeloupe comptait sixchaînes de télévision, les deux chaînes publiques RFO 1 et RFO 2 et quatre chaînes privées pirates, Télé Caraïbes International (TCI), Canal 10, Archipel 4 (ex-KCTV) et Éclair TV.

Pour assainir la situation, le CSA procède à un appel à candidatures visant à implanter deux chaînes privées en Guadeloupe et, après avis consultatif du conseil régional, autorise le TCI à émettre légalement, mais cette dernière n'utilisera sa licence de diffusion guadeloupéenne que quatre ans plus tard.

TCI s'est très vite retrouvée en difficulté financière face à un marché publicitaire antillais très étroit, ne dépassant pas les 120 millions de francs, et dont l'essentiel des ressources était capté par RFO. De plus, la chaîne, dotée d'un capital très morcelé, se proposait de diffuser essentiellement des programmes de TF1 qu'elle se faisait exclusivement expédier par satellite au tarif prohibitif de 170 francs la minute. TCI voulait faire une télévision régionale diffusant sur la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane française afin de mutualiser les coûts, mais aucun accord n'ayant jamais été trouvé, les économies d'échelle attendues ne se sont pas produites. La chaîne est en redressement judiciaire dès 1995 et son audience s'effondre à 9 % au profit de la concurrence.À ce moment-là, TCI Guadeloupe prend le nom de La Une Guadeloupe, en référence à la grande chaîne nationale qu'est TF1.

La Une Guadeloupe est autorisée par le CSA le , mais dès 2000, la chaîne perd de l'audience, donc des recettes publicitaires, face à CanalSat Caraïbes qui reprend l'intégralité des programmes de TF1 et M6, mais aussi de la chaîne musicale MCM . La Une Guadeloupe dépose son bilan en janvier 2000 face à une dette de 13 millions de francs pour un chiffre d'affaires annuel de 15 millions et est placée sous le contrôle d'un administrateur judiciaire tout en poursuivant son activité. Une première vague de licenciement concerne douze salariés de la rédaction et de la production qui quittent l'antenne, la situation se détériore encore et les productions locales s'éteignent progressivement entre 2004 et 2005, faute de moyens.

À la suite de la décision du 17 janvier 2002 de ne pas reconduire, hors appel aux candidatures, l'autorisation attribuée à TCI Guadeloupe, le CSA lance le 26 février 2003, un appel aux candidatures portant sur les zones de La Basse-Terre et de La Grande-Terre (4 fréquences) en Guadeloupe. Après audition des candidats (L'A1 Guadeloupe, Éclair TV, Canal 10 et TV Magick) et au vu de l'avis du conseil régional, le Conseil a retenu, le , la candidature de la société TCI. Après conclusion de la convention correspondante, l'autorisation de l'A1 Guadeloupe à utiliser une fréquence est renouvelée le pour une période de cinq ans à compter du .

Les directions se succèdent, les rédacteurs en chef aussi. Fin 2006 début 2007, une nouvelle vague de licenciements prive la Une de huit de ses salariés. Les chiffres ne sont toujours pas bons. Le chiffre d'affaires de près de 2,5 millions d'euros en 2003, chute de plus de 50 % et tombe à un million d'euros en 2006, les dettes s'élevant à 1,8 million d'euros. Des projets d'investissement en matériel, d'amélioration du fonctionnement de la régie publicitaire, entre autres, sont proposés pour relancer la machine.

Le , les employés de La Une Guadeloupe entament un mouvement de grève pour réclamer le paiement de leurs salaires non versé depuis trois mois et l'amélioration de leurs conditions de travail. La chaîne de télévision privée cesse alors d'émettre et son PDG, José Gaddarkhan, décide de déposer le bilan le 14 avril. La liquidation judiciaire est finalement prononcée le 20 mai avec poursuite de l’activité. Le , le Tribunal de Commerce de Pointe-à-Pitre attribue un contrat de location-gérance à La Nouvelle Société TCI-La Une Guadeloupe, soutenue par la SAGIPAR, le fonds d’investissement de la Région. Seuls cinq des onze salariés sont repris.

La chaîne, qui se veut à la fois un miroir de la Guadeloupe, une fenêtre sur le monde, un média de grande qualité et une entreprise rentable, a repris ses émissions le avec six salariés de l'ancienne structure sous le nouveau nom de Guadeloupe Télévision (GTV)[1].

Le lundi 22 avril 2013, les actionnaires, BUT, Groupe André Saada, Groupe Loret, Semsamar, Région Guadeloupe (par l’intermédiaire de son fonds d’investissement, la SAGIPAR), Marie-Paule Bélénus et Pierre Fabbri, ont refusé de mettre une nouvelle fois au pot lors de la dernière assemblée générale provoquée par l'administrateur judiciaire, Me Segard. GTV est donc mise en liquidation jeudi , après trois ans d'activités en trompe-l'œil. La conséquence des pertes cumulées depuis la création de l’entreprise, fin 2010 (deux millions d'euros), sans réelle réflexion sur la viabilité d'une nouvelle chaîne locale de télévision, dans un marché trop petit.

Le 26 juin 2013, le CSA lance un appel pour un service de télévision locale en haute définition opérant en Guadeloupe, puis adopte un projet de convention. Le projet dit Karukéra TV (KTV), financé par le Conseil régional de la Guadeloupe a été validé par le CSA le 23 avril 2014 et a été par conséquent amené à prendre le canal autrefois occupé par GTV. Cette nouvelle chaîne de télévision s'identifie comme une chaîne généraliste, avec une grosse part offerte à l'information de proximité, grâce à des productions locales, mais aussi à l'ouverture sur le reste de la Caraïbe, grâce à des partenariats avec des télés présentes dans le reste de la zone pour offrir une meilleure visibilité de cette grande région dans laquelle nous vivons. Il s'agira, non seulement de la toute première chaîne de télévision locale d'Outre-Mer à émettre en haute définition (HD), mais aussi de l'ensemble du territoire français[2].

En janvier 2014, un article de France-Antilles (édition Martinique) révèle que le CSA a décidé d'accorder une fréquence à une chaîne de télévision privée locale destinée à remplacer GTV et que la chaîne de télévision Martiniquaise ATV fut prête à lancer une déclinaison pour la Guadeloupe[3].

Le 25 mars 2014, la nouvelle fut confirmée, lorsque ATV Guadeloupe débarque sur CanalSat Caraïbes. Mais elle ne commencera à émettre ses programmes qu'à la mi-avril de cette même année. C'est donc ATV Guadeloupe qui remplace GTV. [4].

Le 7 novembre 2014, le projet de la chaîne Karukéra TV fut rebaptisé Alizés Télévision (parfois appelée Alizés Guadeloupe) et cette nouvelle chaîne entra officiellement en ondes le 27 janvier 2015 sur CanalSat Caraïbes et sur Numéricable. Elle est diffusée depuis octobre de cette même année sur la TNT locale (Position 12) et prochaînement sur la télé d'Orange. Le PDG de la nouvelle chaîne, Robert Moy, qui avait auparavant dirigé RFO Guadeloupe (devenue depuis Guadeloupe 1ère) de 2002 à 2004 a déclaré que c'est une chaîne locale de proximité. Cette dernière proposera également des émissions des chaînes nationales que sont TF1 et M6, ainsi que de l'info et des séries. De plus, un accord de partenariat a été conclu avec la radio locale Zouk & News dirigée par Philippe Vidal[5].

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Présidents Directeurs généraux :

  • José Gaddarkhan : 11/12/1991-02/09/2010
  • Marie-Paule Bélénus-Romana : 30/11/2010-26/04/2013

Capital[modifier | modifier le code]

Le capital de Télé Caraïbes International Guadeloupe (TCI Guadeloupe) était de 248 000 euros détenu par José Gaddarkhan, CFVE, Général Bazar Bricolage SARL et Delta Ingenierie Antilles SARL.

Depuis le 2 septembre 2010, La Une Guadeloupe est éditée par la Nouvelle Société TCI-La Une Guadeloupe qui est majoritairement déténue par la Région Guadeloupe par le biais de la SAGIPAR (Société Antilles-Guyane d'Investissement et de Participation), Loret Telecom, la société Vaïtilingon, la SEMSAMAR de Marie-Paule Bélénus-Romana, la société ACE de Jean-Paul Fischer et Trace TV.

Télévision numérique terrestre[modifier | modifier le code]

Canal Vidéo Aspect Programmation
2 576i 16:9 Guadeloupe Télévision (GTV)


Programmes[modifier | modifier le code]

La Une Guadeloupe proposait à l'origine 60 % de programmes nationaux rachetés aux chaînes nationales métropolitaines privées TF1 et M6 et 40 % de productions locales (économie, sport, culture, tourisme, politique etc.).

La grille des programmes de Guadeloupe Télévision comprend essentiellement des fictions, de la rediffusion d'émissions locales, de l'information ainsi que des programmes sélectionnés à partir des grilles des chaînes nationales privées TF1, M6 et BFM TV proposés à des horaires adaptés aux téléspectateurs guadeloupéens. Un accord de mutualisation a été signé avec les chaînes privées ATV en Martinique et ATG en Guyane pour l'achat de programmes en syndication.

Émissions (du temps de GTV)[modifier | modifier le code]

  • Le 19H : GTV News
  • GTV News Hebdo : Rétrospective de l'actualité de la semaine
  • La météo
  • À la recherche de Miss Guadeloupe pour Miss France
  • Echo €co
  • C Mécanik
  • GTV Boutik
  • GTV Ciné
  • Les Grands Dossiers de GTV
  • Pozé Kozé
  • Shaka Spirit
  • Daily Buzz
  • Guilly Guilly
  • Té Péyi
  • Le Sénat
  • Ki Jan Twouvèy'?

Émissions nationales (TF1, M6 et BFM TV)[modifier | modifier le code]

  • Évènements sportifs de TF1 : Matches de l'équipe de France, Ligue des Champions, Euro 2012, Grands Prix de Formule 1...
  • Téléfoot
  • AutoMoto

Séries[modifier | modifier le code]

Séries américaines

Dessins animés

Télénovelas

Anciennes émissions (La Une Guadeloupe, 1995-2010)[modifier | modifier le code]

  • Le 19H (ou Niouz' ou Gwadactu) : le journal télévisé de la Une Guadeloupe.
  • Invité à la Une
  • Le Journal Politique
  • Show Time
  • Kaw Ka Di
  • Pawol 5é4
  • Focus
  • Plein Pot : magazine des sports mécaniques
  • Plan d'O : magazine de la mer
  • La Une Éco : magazine économique
  • La Une Agricole : magazine sur l'agriculture
  • Istwa An Nou : magazine sur l'histoire de la Guadeloupe, présenté par l'historien Raymond Gama
  • Com.Une : magazine de découvertes sur les communes de la Guadeloupe
  • Auto ... Route : magazine sur les routes de Guadeloupe
  • Le Forum : émission de débat
  • Le Journal Économique : émission de débat sur l'économie locale
  • En Direct de la Région : magazine réalisé avec la collaboration du Conseil Régional de la Guadeloupe
  • En direct du Département : magazine réalisé avec la collaboration du Conseil Général (ou départemental) de la Guadeloupe
  • Cha M'Amuse : émission pour enfants
  • Géné Ado : magazine pour ados
  • Mizik : magazine musical hebdomadaire
  • Les Trouvailles d'Emma
  • Ca Presse : magazine d'information quotidien présenté par Dominique Mirval
  • Plein Écran : magazine politique présenté par Dominique Mirval
  • M'Zik'Lip : classement quotidien des meilleurs tubes diffusés sur les radions et télévisions locales
  • Clap à la Une : magazine du cinéma (sortie, coulisses, etc.)
  • L'A1 NRJ News : magazine musical hebdomadaire réalisé avec la collaboration de NRJ Guadeloupe
  • ToToTo : magazine quotidien sur différents thèmes avec démonstrations de danse ou de chants en fin d'émission

Audience[modifier | modifier le code]

Guadeloupe Télévision est la deuxième chaîne hertzienne la plus regardée en termes d'audience en Guadeloupe[réf. nécessaire].

Diffusion[modifier | modifier le code]

La Une Guadeloupe puis Guadeloupe Télévision furent diffusées sur le réseau analogique hertzien UHF SÉCAM K’ du département via trois émetteurs TDF (canal 32 de l'émetteur de Basse-Terre la Citerne, 53 de l'émetteur de Morne-à-Louis et 43 de l'émetteur de Deshaies Piton Sainte-Rose) qui ont tous été éteints le vers 10h, date du passage définitif de la Guadeloupe au tout numérique terrestre.

Guadeloupe Télévision est aujourd'hui diffusée dans le département de la Guadeloupe sur le second canal du multiplex ROM 1 de la TNT sur douze émetteurs TDF (Basse-Terre La citerne sur le canal 36, Bouillante Village sur le canal 25, Deshaies Piton Sainte-Rose sur le canal 40, Deshaies Pointe Ferry sur le canal 36, Petit-Bourg Morne-à-Louis sur le canal 48, Pointe-à-Pitre Arnouville sur le canal 25, Saint-Claude Matouba sur le canal 26, Vieux-Habitants Morne Claire Fontaine sur le canal 30, Vieux-Habitants Morne Surelle sur le canal 37, Capesterre-de-Marie-Galante Le Haut du Morne sur le canal 37, La Désirade Morne Cybèle sur le canal 37 et Les Saintes Château d'eau sur le canal 21) au standard UHF PAL MPEG-4 et au format 16/9 SDTV depuis le .

La Une Guadeloupe fut diffusée par satellite sur le chaîne no 14 de CanalSat Caraïbes du à fin 2010, où elle fut supprimée à la suite de l'arrêt de ses émissions. Guadeloupe Télévision est reprise sur CanalSat Caraïbes (canal no 21, puis canal no 26) et sur la TV d'Orange Caraïbe (canal no 30).

Elle est aussi diffusée par câble sur Numericable et par télévision IP sur Box Mediaserv et OnlyBox.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]