La Route (film, 2009)

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La Route
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Présentation de l'équipe du film lors du Festival de Venise 2009
Titre québécois La Route
Titre original The Road
Réalisation John Hillcoat
Scénario Joe Penhall
Musique Nick Cave
Warren Ellis
Acteurs principaux
Sociétés de production 2929 Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Anticipation
post-apocalyptique
Durée 111 minutes
Sortie 2009


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Route (The Road) est un film dramatique d'anticipation post-apocalyptique américain réalisé par John Hillcoat, sorti en 2009. Il est tiré du roman du même nom écrit par Cormac McCarthy.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Sur une terre post-apocalyptique, ravagée par un cataclysme dont l'origine est inconnue, les animaux et les plantes disparaissent, tandis que quelques humains survivent. Dans ce paysage de cendres où règnent le froid et la faim, le plus grand danger est le cannibalisme. Un homme et son jeune fils veulent rejoindre la mer en direction du Sud. Mais sur ces routes désolées où la barbarie a repris ses droits, il faut trouver un espoir de survie.

Résumé[modifier | modifier le code]

L'histoire prend place dans un décor post-apocalyptique, plus particulièrement dans une forêt aux arbres calcinés, au sol recouvert de cendres et surtout sans aucune faune. Les premiers personnages qui apparaissent dans ce décor désolé sont un homme (interprété par Viggo Mortensen) et son jeune fils (Kodi Smit), poussant un chariot de supermarché avec à l'intérieur ce qui semble être leurs effets personnels. L'homme commence alors un monologue:

"Les horloges se sont arrêtées à 1h17 un matin. Il y a eu un long cisaillement de lumière vive, puis une série de commotions cérébrales faibles. En moins d’un an, il y avait des feux sur les crêtes et des chants dérangés. Le jour, les morts empalés sur les pointes le long de la route. Je crois que c’est en octobre, mais je n’en suis pas certain. Je n’ai pas tenu de calendrier depuis cinq ans. Chaque jour est plus gris que celui d’avant. Chaque nuit est plus sombre, au-delà de l’obscurité. Le monde devient plus froid semaine après semaine alors que le monde meurt lentement. Aucun animal n’a survécu. Toutes les récoltes ont disparu depuis longtemps. Un jour, tous les arbres du monde tomberont. Les routes sont peuplées de réfugiés qui remorquent des chariots et des gangs de rue à la recherche de carburant et de nourriture. Il y a eu du cannibalisme. Le cannibalisme est la grande crainte. Je m’inquiète surtout pour la nourriture. Toujours la nourriture. La nourriture et nos chaussures. Parfois, je raconte au garçon de vieilles histoires de courage et de justice, aussi difficiles qu’elles soient à retenir. Tout ce que je sais c’est que l’enfant est mon mandat et s’il n’est pas la parole de Dieu, alors Dieu n’a jamais parlé[1]."


Un flash-back nous renvoie quelques années en arrière, juste quelques mois après le début de l'apocalypse. La femme de l'homme alors enceinte, perd les eaux et fait part à celui-ci de son inquiétude concernant la mise au monde de son enfant dans ce contexte. Elle finit par accoucher. Lorsque l’homme tire sur un intrus en utilisant l’une des trois balles qu’ils ont économisées pour leur famille en dernier recours, elle l’accuse de gaspiller délibérément la balle pour empêcher son suicide. Enlevant son manteau et son chapeau, elle marche dans les bois et disparait.

De retour dans le présent, nous voyons l'homme et l'enfant se cacher à l'apparition d'un gang de cannibales. L'homme finit par en abattre un afin de sauver son fils, ne lui laissant qu'une seule balle dans son pistolet.

L’homme et l’enfant continuent leur route et finissent par tomber sur un manoir, a priori déserté. En explorant les lieux, ils découvrent une trappe dans un plancher et décident d’y descendre. Ils découvrent alors avec horreur que des gens affamés y sont gardés prisonniers afin d’être utilisés comme repas par des cannibales. L’homme fait immédiatement demi-tour, enfermant les prisonniers qui le supplient pourtant de les aider. Ils aperçoivent par une fenêtre les cannibales de retour et décident de se cacher dans une salle de bain, où des restes humains ont été laissés. Pendant que les propriétaires des lieux s’installent dans la pièce à vivre, l’homme essaie d’observer discrètement ces derniers. Lorsqu’il comprend qu’une des cannibales se dirige vers la pièce où ils se cachent, l’homme se prépare au pire et pointe son arme à feu sur son fils, voulant lui épargner une mort atroce. Alors qu’il s’apprête à tirer, les prisonniers tentent de forcer la trappe dans laquelle ils sont piégés, provoquant du bruit et alertant les cannibales. L’homme profite de cette opportunité pour s’échapper avec son fils du manoir.

Plus loin sur la route, l’homme et le garçon découvrent un abri souterrain rempli de conserves de nourriture et de pièces aménagées. Ils en profitent pour se laver, se brosser les dents et manger. Quand ils entendent des bruits au-dessus, dont un chien, il décide qu’il est trop dangereux de rester. Ils repartent donc sur la route.

Ils finissent par tomber sur un vieil homme presque aveugle et le fils persuade son père de partager la nourriture avec lui. Ils partagent un repas ensemble autour d’un feu.

Arrivés sur la côte, l’homme laisse le garçon garder leurs possessions pendant qu’il nage pour récupérer un lance-fusée et des munitions sur un navire échoué. Le garçon s’endort et découvre à son réveil que leurs fournitures ont été volées. L’homme poursuit le voleur et finit par le rattraper. Pour se venger, il lui prend tout même ses vêtements, le laissant nu et humilié. L’enfant insiste pour que son père ne se comporte pas de façon aussi inhumaine et ce dernier finit par laisser des vêtements et une boîte de nourriture pour le voleur.

Alors qu’ils traversent une ville en ruine, l’homme est touché à la jambe par une flèche. Il tue son guetteur avec un pistolet de détresse trouvé sur le navire et trouve la compagne de l’archer dans la même pièce. L’homme pense que l’archer et la femme les suivaient, mais elle lui annonce que c’était l’inverse. Il la laisse pleurer sur le corps de son compagnon.

Affaiblis, l’homme et le garçon abandonnent leur chariot et la plupart de leurs biens. L’état de l’homme se détériore et il finit par s’allonger sur la plage. Se sentant mourir, il s’excuse auprès de son fils qui ne peut s’empêcher de pleurer. La nuit passe et lendemain matin, l’enfant se réveille avec son père mort.

Dorénavant orphelin, le garçon survit seul. Il finit par être approché par un homme qui, avec sa femme, ses deux enfants et son chien, le convainc qu’il ne lui veut aucun mal et lui propose de le prendre sous sa protection. La femme explique qu’ils ont suivi le garçon et son père. Le garçon les rejoint et continue la route avec eux. La fin reste ouverte et on ne sait pas si le couple est bien intentionné ou s'ils ont menti à l’enfant.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Légende : VF = Version Française[réf. nécessaire] et VQ = Version Québécoise[3]

Production[modifier | modifier le code]

"La Route" de Cormac McCarthy

Il s'agit de la troisième adaptation au cinéma d'une œuvre de Cormac McCarthy, après De si jolis chevaux de Billy Bob Thornton et No Country for Old Men des frères Coen. Les personnages du film n'ont pas de nom, sauf Élie le vieil homme. Le réalisateur John Hillcoat et le scénariste Joe Penhall ont commencé l'adaptation du livre en 2007. Le roman est dépouillé dans sa narration, le film le sera dans sa mise en scène. Un film d’une tristesse infinie avec peu de dialogues et dont les thèmes principaux sont l’instinct de survie, la relation père-fils et enfin un peu de la violence et de l'horreur très présente dans le livre de Cormac McCarthy.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage du film s'est principalement fait en Pennsylvanie, autour du lac Erié et dans les zones minières, en Louisiane dans les régions frappées par l'ouragan Katrina, en Oregon et sur le Mont Saint Helens[4].

Critique[modifier | modifier le code]

La Route est présenté en première mondiale et en compétition le à la 66e Mostra de Venise, puis aux festivals de Telluride (Colorado), de Toronto, Sitges et Londres.

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
8 117 000 $[2] [5] 16[5]
Drapeau de la France France 503 083 entrées[6]
Alt=Image de la Terre Mondial 27 635 305 $[2] - -

Distinctions[modifier | modifier le code]

Les acteurs Kodi Smit-McPhee et Viggo Mortensen, à la première du film à la Mostra de Venise 2009

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en-US) « The Road, Man », sur www.monologuedb.com (consulté le 7 mai 2020)
  2. a b et c (en) « The Road », sur Box Office Mojo (consulté le 21 mars 2016)
  3. « Fiche du doublage québécois du film » sur Doublage Québec, consulté le 20 décembre 2014
  4. Notes de production, Physical production, « La Route (The Road en VO) », sur Theroad-movie.com, (consulté le 7 novembre 2009)
  5. a et b (en) « The Road - weekly », sur Box Office Mojo (consulté le 21 mars 2016)
  6. «   », sur JP box-office.com (consulté le 21 mars 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]