Je suis une légende (film, 2007)

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Je suis une légende
Description de l'image Je suis une légende (film, 2007) Logo.png.

Titre original I Am Legend
Réalisation Francis Lawrence
Scénario Akiva Goldsman,
Mark Protosevich,
d'après l'œuvre de Richard Matheson
Acteurs principaux
Sociétés de production Original Film
Heyday Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Science-fiction post-apocalyptique
Horreur
Durée 104 minutes (director's cut)
Sortie 2007

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Je suis une légende (I Am Legend) est un film américain d'anticipation post-apocalyptique réalisé par Francis Lawrence, sorti le 14 décembre 2007.

Présentation générale[modifier | modifier le code]

Ce film[1],[2],[3] est la troisième adaptation cinématographique du roman éponyme de Richard Matheson, paru en 1954.

Seul dans un New York dévasté par un virus, un chercheur immunisé (Will Smith), traqué par par des mutants carnivores, tente de découvrir un remède.

S'il n'a pas reçu un accueil enthousiaste de la critique[4], il a rencontré un certain succès public : avec près de 3 millions d'entrées[5], il s'est classé dixième au box-office en France en 2007.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Robert Neville roule dans New York à bord d'une Ford Mustang Shelby GT500.

En 2009, le docteur Alice Krippin trouve ce qui semblerait être un vaccin contre le cancer parfaitement efficace. Cependant, la joie est de courte durée, car, à la suite d'une erreur humaine, le vaccin, en réalité corrompu, quitte le lieu clos du laboratoire et se diffuse sur la Terre (pandémie), tuant les humains les moins résistants et faisant muter les autres, les transformant en "infectés". L'évacuation des survivants est un échec, personne ne trouvant de remède au nouveau virus qui décime l'humanité.

Après l'apogée de la catastrophe, un dernier espoir subsiste néanmoins. Le docteur Robert Neville (Will Smith), officier de l'armée des États-Unis, doté de grandes connaissances en virologie et immunisé contre le « virus Krippin », occupe toujours la maison familiale située dans la zone où le virus a émergé la première fois à New York. Toutes les ouvertures de cette maison sont fortement blindées et Neville prend les plus grandes précautions pour ne pas laisser de traces, y compris odoriférantes, de son passage. Il y vit avec sa chienne berger allemand et travaille sur un traitement possible dans son laboratoire très équipé situé au sous-sol. Grâce à celui-ci il est décidé à enrayer le virus en trouvant un vaccin à partir de son propre sang. Dernier survivant, il occupe ses journées entre ses différentes expérimentations, sa chasse aux animaux occupant la ville, ses entrainement au golf depuis un porte-avions ou encore l'exploration des appartements vides à la recherche de nourriture ou de produits utiles à sa survie. De plus, il diffuse quotidiennement un message radio exhortant d'éventuels rescapés à venir le rejoindre en un point précis à une heure précise, sans vraiment y croire. Trois années passent ainsi.

Peu de temps après avoir capturé une jeune mutante pour expérimenter sur l'homme un premier vaccin ayant provoqué des réactions encourageantes sur des rats, il tombe dans un piège tendu par les infectés, ceux-ci ayant copié ses propres méthodes de capture. À cette occasion, en défendant son maitre, sa chienne se fait contaminer. Ayant réussi à se libérer et à revenir chez lui, Neville est contraint de l'euthanasier très rapidement.

Dès lors, frustré de ne connaître aucun succès, convaincu d'être le dernier survivant (d’après lui, 90% des humains ont disparu, 99 % des survivants ont été contaminés, moins de 1 % seraient immunisés comme lui, dont la plus grande part se serait fait massacrer par les contaminés), désespéré et furieux d'avoir perdu sa seule compagnie, il brise les règles de sécurité auxquelles il s'était astreint, provoque une confrontation suicidaire nocturne avec les infectés et manque de se faire tuer. Il est heureusement sauvé par une autre survivante et son fils qui le récupèrent et le ramènent directement chez lui.

Ce faisant, ignorant le métabolisme des contaminés (qui sortent la nuit mais se cachent le jour sous peine d’être brûlés et tués par la lumière), la survivante permet aux infectés de suivre leur trace et de découvrir le repaire de Neville. Tous trois se préparent à livrer un combat à mort avec tous les contaminés qui procèdent à une attaque massive. Après l'intrusion des infectés à l'intérieur de la maison, ils se réfugient dans l'ultime endroit sécurisé, le sous-sol où se trouve le labo. ils découvrent alors que la plus récente tentative de traitement de Neville a commencé à donner des résultats positifs sur la jeune femme capturée. Après avoir interprété leur rencontre comme une sorte de signe divin, les rescapés comprennent que le moment est décisif pour le sort de l'humanité. Par un ultime sacrifice, Neville couvre la fuite de ses co-rescapés après leur avoir confié un prélèvement sanguin de la jeune mutante en cours de guérison.

Sous la narration de la mère, celle-ci et son fils gagnent le Vermont où se trouve une petite colonie militarisée de survivants, apportant avec eux l'antidote.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Comparaison avec le livre[modifier | modifier le code]

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Je suis une légende, classique de la science-fiction, avait déjà connu deux adaptations cinématographiques avant celle de Lawrence, l'une d'Ubaldo Ragona en 1964 avec Vincent Price, l'autre, baptisé Le Survivant, de Boris Sagal en 1971.

Le cadre de l'histoire originale a été modifié pour les besoins du film de Lawrence. Alors que le livre se déroule entre 1975 et 1978 dans un monde uchronique, le film se passe entre 2009 et 2012. De même, le lieu de l'intrigue n'est plus Los Angeles, mais New York, jugée plus impressionnante visuellement, notamment en raison du pont de Brooklyn détruit lors de la quarantaine.

L'histoire a été substantiellement modifiée. On note ainsi une très forte implication de l'État dans la lutte contre le virus Krippin, au travers de l'armée américaine, alors que le livre se base justement sur l'absence de réactions étatiques (la seule mesure connue est la décision de brûler les cadavres pour qu'ils ne ressuscitent pas et elle n'est pas très efficace). Alors que dans le livre, la mutation est due à une bactérie d'origine incertaine reproduisant les traits particuliers des vampires des légendes (réaction aux ultraviolets, aux pieux, à l'ail et aux croix) et ne privant pas les vampires vivants de leurs capacités intellectuelles et sociales, le film impute la maladie à un virus censé lutter contre le cancer. Les vampires y sont moins typés, et les moyens de lutte du héros se réduisent aux armes à feu (inopérantes dans l'œuvre originale contre une partie des contaminés) et aux ultraviolets. De cette façon, l'ambiance vampirique et ses statuts ne sont pas évidents dans le film.

La fin change totalement la signification du titre de Matheson et le sens de son œuvre. Dans l'œuvre originale, Matheson propose une réflexion sur une sélection darwinienne à propos du caractère provisoire de l'espèce humaine au sein de la nature, du fait de la sélection naturelle[pas clair]. Le thème de la normalité et de l'anormalité transparaît également. L'auteur décrit les vampires comme des individus mutants construisant une nouvelle civilisation pour laquelle l'homme est une légende (comme le croque-mitaine pour l'homme). À l'inverse, le film montre des mutants zombies qui ne connaissent que la violence, malgré l'existence d'une structure sociale avec au sommet un mâle et une femelle alpha. Le personnage principal devient une légende parce qu'il est un héros qui sauve l'humanité. Il sacrifie volontairement sa vie et remet le remède à une survivante qui l'a rejoint, à la suite d'une vision de Dieu. La thématique religieuse devient omniprésente dans la fin du film alors que, dans l’œuvre de Matheson, il semble qu'elle soit critiquée. La seule scène de ferveur religieuse qui y est citée, effrayante par ses excès, est plus symptomatique du désespoir de l'humanité, et les croix ne font peur aux vampires que pour des raisons psychologiques.

Après le suicide du héros, le film se termine par un plan qui montre un camp gardé par l'armée et où se trouve une église, camp qui représente ainsi une société militaro-religieuse porteuse d'espoir pour l'avenir de l'humanité dans la lutte contre sa zombification. Matheson, en revanche, évoque l'extinction complète et définitive de l'humanité, et la succession de cette dernière dans l'évolution des espèces. La religion et les militaires ne peuvent rien contre ce changement.

D'autres éléments du livre n'ont pas été repris ; par exemple, le fait qu'un cadavre de femme déchiqueté soit déposé devant la porte par les contaminés est omis. Robert Neville n'est pas alcoolique et semble beaucoup moins torturé que son homologue littéraire. Il est à noter également que, dans le film, Neville est un scientifique militaire engagé contre le virus, alors que, dans le livre, il n'est qu'un employé d'usine qui se forme tardivement pour essayer de comprendre le phénomène (et il n'a aucune idée de la manière dont il peut combattre la contamination). De plus, Robert Neville ne possède pas de chien. Au cours d'un chapitre, il essaye d'en apprivoiser un, mais celui-ci meurt peu de temps après.

Fin alternative[modifier | modifier le code]

Devant la réaction partagée du public lors d'une projection test quant à la fin du film, les producteurs en créèrent une alternative avant sa sortie en salles. La fin originellement souhaitée par le réalisateur est cependant présente en bonus sur les DVD et Blu-Ray.

Dans ce dénouement, le chef des contaminés vient libérer sa compagne, que Robert Neville avait capturée pour expérimenter des vaccins. Ce dernier, convaincu du succès de ses tests, informe les mutants qu'il peut tous les guérir. Tandis que dans la version vue au cinéma, le chef des contaminés continue à donner des coups dans la porte en l'ignorant, dans cette version il s'interrompt pour tracer avec son sang un papillon comme le tatouage porté par sa compagne, en référence à celui que sa fille avait elle-même dessiné avant de monter dans l'hélicoptère au début du film. Neville rend alors la femme au contaminé, qui empêche ses sbires de l'agresser et le laisse repartir sain et sauf avec Anna et Ethan. Sous la narration de cette dernière, tous trois quittent alors la ville de New York en direction du Nord afin de rejoindre le camp des survivants.

Ainsi, contrairement à la version validée pour la sortie en salles, le docteur Robert Neville n'a pas à se sacrifier pour sauver Anna et Ethan. Si les contaminés font ainsi manifestement preuve de sentiments humains et de compassion, ils n'éprouvent en revanche aucun besoin de guérir. S'estimant satisfaits de ce qu'ils sont devenus, ils refuseront tout vaccin[11].

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Will Smith en 2007, sur le tapis rouge de la première du film.
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  • La scène de flash-back montrant l'évacuation et l'explosion du pont de Brooklyn est la scène la plus chère jamais tournée à New York : 6 jours de tournage pour 6 millions de dollars.
  • Willow, la fille de Will Smith dans la vie réelle, y interprète également la fille de son personnage, Marley (nommée en hommage au chanteur Bob Marley, qui partage également son prénom de naissance avec le protagoniste, Robert Neville).
  • De nombreux hommages à Shrek (diffusé sur l'écran de télévision de Robert Neville) et Bob Marley (explicitement nommé et cité par Neville dans une conversation anecdotique où il fredonne I Shot the Sheriff) sont faits dans le film. L'album Legend écoutée plusieurs fois par Neville est d'ailleurs une compilation de Bob Marley & the Wailers sortie en 1984 (et dont les titres I Shot the Sheriff, Three Little Birds et Redemption Song sont intégrés à la bande-son du film). Dans cette adaptation, une scène présente Robert Neville écoutant Three Little Birds : clin d’œil à l'adaptation éponyme de 1964 dans laquelle, à la soixantième minute, le protagoniste (Robert Morgan) répète les mots « Everything gonna be alright ».
  • Dans l'une des scènes du film, on peut apercevoir l'affiche de Batman vs Superman. Il s'agit d'un clin d'œil à Wolfgang Petersen, à qui la Warner avait commandé ce film. L'affiche porte la date “05.15.10”.

Recensement non exhaustif des critiques médias[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en-GB) Sukhdev Sandhu, « I Am Legend, 2007 film review », The Telegraph,‎ (ISSN 0307-1235, lire en ligne, consulté le 9 avril 2019)
  2. (en) Roger Ebert, « I Am Legend Movie Review & Film Summary (2007) | Roger Ebert », sur www.rogerebert.com (consulté le 9 avril 2019)
  3. (en-US) A. O. Scott, « I Am Legend - Will Smith - Film - Review », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 9 avril 2019)
  4. « Je suis une légende : Critique presse », sur Allo ciné
  5. « Je suis une légende », sur JP'd Box-office
  6. « - Effets-speciaux.info », sur www.effets-speciaux.info (consulté le 9 avril 2019).
  7. Fiche IMdB.
  8. a et b (en) Wilson Morales, « I Am Legend casting news », Blackfilm.com, (consulté le 19 septembre 2006)
  9. (en) Paul Davidson, « Another Smith Joins Legend », IGN, (consulté le 15 octobre 2006)
  10. https://www.imdb.com/name/nm2869725/
  11. (en) « I am Legend - Comparison Theatrical Cut, Alternative Theatrical Cut », Movie-Censorship.com (consulté le 26 janvier 2011).

Liens externes[modifier | modifier le code]