La Mort en direct

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La Mort en direct
Titre original La Mort en direct
Réalisation Bertrand Tavernier
Scénario Bertrand Tavernier
David Rayfiel
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Anticipation
Durée 128 minutes (h 8)
Sortie 1980

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Mort en direct est un film dramatique franco-allemand réalisé par Bertrand Tavernier en 1980.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans un futur proche où la science a réussi à vaincre les plus grandes maladies, Katherine Mortenhoe, une écrivaine à succès, apprend qu'elle est atteinte d'une maladie incurable et qu'il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre. Elle est contactée par une chaîne de télévision qui souhaite la filmer pour son émission La Mort en direct. Refusant l'offre, elle sera filmée à son insu par Roddy, un cameraman, grâce à une caméra implantée dans son cerveau.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1980 : Nomination à l'Ours d'Or au Festival de Berlin
  • 1981 : Nominations aux César de la meilleure photographie, du meilleur montage, de la meilleure musique originale, du meilleur son et du meilleur scénario (original ou adaptation).

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le film est tourné en Écosse, notamment à Glasgow.
  • Le casting est risqué pour l'époque avec Harvey Keitel mal vu des studios après son éviction du tournage d’Apocalypse Now, et Romy Schneider qui a, auprès du public, l'image d'une femme pleine de vie, à l'opposé d'une mourante. De plus, les deux acteurs ont des méthodes de travail légèrement dissemblables : Harvey Keitel est un adepte de la Méthode tandis que Romy Schneider opte pour un jeu moins psychologique.
  • Dans une courte scène, Katherine regarde un enfant jouer avec un ballon dans un parc. Il s'agit de David, le fils de Romy Schneider, qui mourra tragiquement un an plus tard.
  • Le film annonce (et dénonce) la télé réalité, à l'époque sujet relevant encore du récit d'anticipation et qui sera repris trois ans plus tard par le réalisateur Yves Boisset dans son film Le Prix du danger, puis par Paul Michael Glaser dans Running Man en 1987.
  • À la fin du film, l'ancien mari de Katherine Max von Sydow raconte le destin mouvementé de Robert De Bauléac, un compositeur médiéval dont une des œuvres est alors entendue sur un disque qu'il fait tourner en fond. À la sortie du film, un certain nombre de mélomanes réclament ce disque à leurs disquaires qui sont pourtant incapables de répondre à cette demande. En effet, Robert de Bauléac n'a jamais existé, il a été totalement inventé pour les besoins du film. La composition entendue, Robert De Bauléac's Lament, est d'Antoine Duhamel, l'auteur de toute la bande sonore du film. Le morceau fera en revanche partie de la bande originale complète, ultérieurement éditée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]