Pierre-William Glenn

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Glenn.
Pierre-William Glenn, à gauche, avec Jean-Pierre Jeunet lors de la cérémonie des prix Lumières 2014.

Pierre-William Glenn est un directeur de la photographie et réalisateur français né le 31 octobre 1943 à Paris 6e[1].

Ayant débuté très tôt dans la profession, il sait s'adapter pour créer des ambiances diversifiées au profit de nombreux réalisateurs aussi prestigieux que variés comme les cinéastes de la Nouvelle Vague François Truffaut et Jacques Rivette, les américains Samuel Fuller et Joseph Losey et des réalisateurs singuliers dont Maurice Pialat et Claude Lelouch.

Influencé par le travail des chefs opérateurs américains, en particulier Gregg Toland, Lee Garmes et Stanley Cortez[2], il a mené une collaboration fructueuse avec des réalisateurs français inspirés par le cinéma américain et notamment le film noir comme Bertrand Tavernier, Alain Corneau, Costa-Gavras, José Giovanni ou Guillaume Nicloux.

Chef opérateur prolifique et innovant, il est le premier à utiliser la pellicule Fuji[3], et est renommé pour son travail au steadicam[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Après des études de mathématiques, Pierre-William Glenn intègre l'IDHEC. Formé par Alain Derobe, il devient l'assistant de William Lubtchansky et Jean Gonnet, travaille pour la télévision tout en signant la photographie de plusieurs courts-métrages[3], dont La Question ordinaire de Claude Miller (1969) et Vitesse oblige de Jacques Doillon (1970).

À 25 ans, il débute comme chef opérateur. Après avoir travaillé notamment avec Marin Karmitz (Camarades, 1969), André Téchiné (Paulina s'en va, 1969) et Jacques Rivette (Out one, 1970),il se fait remarquer sur le long-métrage Wheels of Ashes (1970) de Peter Goldman. Au début des années 1970, il entame une collaboration avec José Giovanni (Un aller simple, 1971) et surtout Bertrand Tavernier (Le Juge et l'Assassin, 1973). Il travaille parallèlement avec des réalisateurs issus de la Nouvelle Vague, au premier rang desquels François Truffaut, avec La Nuit américaine (1972), Une belle fille comme moi (1972) et L'Argent de poche (1975).

Pierre-William Glenn réalise en 1974 son propre film, Le Cheval de fer, sur le monde de la moto, assez remarqué par la critique. Il travaille ensuite comme cadreur pour Joseph Losey (Monsieur Klein, 1975), et Les Routes du sud, 1977).

Au début des années 1980, son travail est particulièrement loué sur les films Série noire et Le choix des armes d'Alain Corneau - avec qui il avait auparavant travaillé sur France société anonyme (1973) - et Ronde de nuit de Jean-Claude Missiaen. Glenn signe également la photographie de deux films de Maurice Pialat, Passe ton bac d'abord (1978) et Loulou (film, 1980) (1980), avec qui les rapports sont difficiles[2].

Il se consacre ensuite à la réalisation de ses deux films Les Enragés (1985) et Terminus (1987), passés plutôt inaperçus. Il reprend alors la direction de la photographie, se faisant plus rare dans les années 1990 ; puis il entame une collaboration avec Claude Lelouch (Hasards ou Coïncidences, 1997, And now... Ladies and Gentlemen, 2001 et 11'09"01, 2002).

Il a écrit et développé une quinzaine de scénarios depuis 1974. Collaborations avec Jean Cosmos (Top model, Adieu vieille Europe), Gérard Brach (Les enragés), Alain Reynaud-Fourton (L’Intrus), Frédéric Fajardie (L’Adieu à Hollywood), Philippe Lasry (L’Illusion d'un fauve), Sébastien Doubinsky et Jeff Cox (Skin n'gold), Éric Nataf (Le mal par le mal), Patrick Raynal (Il était une fois un magicien de lumière). Les deux derniers scripts: In the upper room et La Jérusalem des Caraïbes, écrits en 2014 et 2015, sont en pré-production.

Pierre-William Glenn a présidé l'Association française des directeurs de la photographie cinématographique (AFC) de 1997 à 2000. Il est codirecteur du département Image à la Fémis depuis 2005[4]. Depuis 2002, il préside la Commission supérieure et technique de l'image et du son (CST).

Il est Chevalier des Arts et des Lettres, Chevalier de l’Ordre national du Mérite[5] et Chevalier de la Légion d'Honneur.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cadreur[modifier | modifier le code]

Chef opérateur[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Comédien[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. LesGensducinema.com, source : l'extrait de naissance 6/1753/1943
  2. a, b et c Jean Tulard, Dictionnaire du cinéma, Tome 2
  3. a et b Fiche biographique du site de la BiFi
  4. http://www.afcinema.com/Notre-travail-a-La-femis.html
  5. [PDF] CV sur le site de l'AFC

Liens externes[modifier | modifier le code]