Le Prix du danger (film)

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Le Prix du danger
Réalisation Yves Boisset
Scénario Yves Boisset
Jean Curtelin
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie
Genre anticipation
Durée 100 minutes
Sortie 1983

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Prix du danger est un film d'anticipation franco-yougoslave réalisé par Yves Boisset et sorti en 1983.

Satirique envers les médias télévisés, préfigurant la télé-réalité, le scénario, très cynique, est basé sur la nouvelle de Robert Sheckley, Le Prix du danger (The Prize of Peril), un pamphlet social où l'avenir des jeux télévisés est un retour à la cruauté de l'Antiquité décadente. Le film est une critique directe des producteurs de jeux télévisés, de la publicité et de la société déshumanisante.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans un futur proche, un jeu télévisé intitulé Le Prix du danger fait fureur. Les règles sont simples : un homme doit parvenir à rejoindre un endroit secret, en échappant à cinq traqueurs chargés de le tuer. Si le candidat gagne, il se voit attribuer la somme de 1 million de dollars, ce qui n'est encore jamais arrivé... Le tout se déroule en pleine ville, filmé et retransmis en direct sur la chaîne de télévision CTV. François Jacquemard, un jeune chômeur, veut sortir de son quotidien morose et malgré les réticences de sa compagne, décide de participer au jeu.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • La nouvelle a été adaptée pour la première fois en 1970 par le réalisateur Tom Toelle dans le téléfilm allemand Das Millionenspiel, 13 ans avant Yves Boisset. Un clin d'œil (volontaire ou involontaire) a lieu lors de la course poursuite au début du film français quand on voit un candidat courir sur des quais avant de sauter à l'eau. Au loin on aperçoit un camion du transporteur allemand Josef Meyer, portant l'inscription « Osnabrück ». Dans le film allemand, le studio de télévision est censé se trouver à Osnabrück.
  • Le rôle principal aurait dû être tenu par Patrick Dewaere avant qu'il ne se suicide, quelques mois avant le début du tournage[1].
  • Le film a été tourné à Paris et à Belgrade, en Serbie.
    • L'extérieur des studios de CTV est le Centre Sava de Belgrade.
    • La station de métro Place Conrad est en réalité la gare de la Défense, on y voit des MS 61 qui circulaient à cette époque sur le RER A.
    • Gérard Lanvin est déposé en hélicoptère sur le toit de la tour Genex à Belgrade.
    • Gérard Lanvin avait une doublure pour certaines scènes.

- Le film est diffusé aux Dossiers de l'écran, le 3 février 1987, suivi du débat ayant pour thème : « Quelle télévision pour demain ? »[2].

Vidéothèque[modifier | modifier le code]

Longtemps indisponible en DVD et Blu-Ray, le film est disponible sur support DVD début mars 2014 et la date de sortie officielle du DVD le 4 mars 2014.

Controverse[modifier | modifier le code]

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Le film se révèle prophétique de l'évolution de la télévision, pas tant par sa vision de la violence à l'écran que par la scénarisation d'émissions décrivant soi-disant la « réalité ». Les divers scandales de « bidonnage » émaillant les émissions actuelles de téléréalité confortent cette analyse de scénarisation à outrance.

On constate de nombreuses similitudes avec le film Running Man de Paul Michael Glaser, qui sort quatre ans plus tard, en 1987. Dans les années 1990, une plainte de l'équipe du Prix du danger fut déposée à l'encontre de Running Man pour plagiat. Le film de Glaser est inspiré d'un roman de Stephen King sorti en 1982 sous le pseudonyme de Richard Bachman, Running Man (The Running Man). Ce roman est lui-même inspiré d'une nouvelle de Robert Sheckley, Le Prix du danger (The Prize of Peril), publiée en 1958. C'est cette nouvelle qui servit de base au Prix du danger. Les plaignants gagnèrent le procès en première instance, perdirent en appel, puis gagnèrent en cassation. Néanmoins, ils eurent beaucoup de mal à obtenir le dédommagement financier demandé (s'élevant à plus d'un million de francs, soit plus de 150 000 euros)[réf. souhaitée][3],[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon les déclarations de Claude Lelouch, Bertrand Blier et Yves Boisset dans le film de Marc Esposito (de 28 min 40 s à 47 min) et la biographie de Jean-Marc Loubier, La Frayeur de vivre, p. 263-271.
  2. « Quelle télévision pour demain ? », Les dossiers de l'écran, sur ina.fr, (consulté le 10 juin 2017).
  3. Secrets de tournage, Le remake américain sur allocine.fr, vu le 5 mars 2014
  4. Interview vidéo d'Yves Boisset (à 6:26), sur allocine.fr, vu le 5 mars 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]