L'Épine (Marne)

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L'Épine
L'Épine (Marne)
La mairie.
Blason de L'Épine
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Châlons-en-Champagne
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Châlons-en-Champagne
Maire
Mandat
Jean-Pierre Adam
2020-2026
Code postal 51460
Code commune 51231
Démographie
Gentilé Epinot(e)s
Population
municipale
654 hab. (2019 en augmentation de 11,79 % par rapport à 2013)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 39″ nord, 4° 28′ 15″ est
Altitude Min. 100 m
Max. 171 m
Superficie 30,51 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Courtisols
(banlieue)
Aire d'attraction Châlons-en-Champagne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châlons-en-Champagne-3
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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L'Épine
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L'Épine

L'Épine est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

L'Épine est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Courtisols, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[4] et 3 069 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châlons-en-Champagne dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 97 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (89,2 %), forêts (4,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,1 %), zones urbanisées (1,7 %), zones agricoles hétérogènes (1,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,8 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture intensive.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Lieu planté d'aubépine ou épine blanche. De grande longévité cette aubépine était souvent utilisée comme limite entre deux propriétés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village s'est développé au XVe siècle près du lieu de la découverte par un berger d'une statue de la Vierge dans un buisson au printemps 1400, point de départ d'un pèlerinage régional. L'endroit s'appelait déjà l'Épine, il faisait partie de la paroisse de Melette (au nord) mais était plus proche de Courtisols (à l'est). Une grande église gothique y fut bâtie et le village fut érigé en paroisse en 1458.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1876 Caqué[11]    
1877   Gobillard[12]    
avant 1981 ? Jean-Paul Pérardel    
mars 2001 En cours
(au 4 juillet 2014)
Jean-Pierre Adam   Réélu pour le mandat 2014-2020[13],[14]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de L'Épine

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d'azur semé d'épines d'argent à la fleur de lys d'or brochante, surmontée d'une double divise potencée et contre-potencée du même brochante aussi.


Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2019, la commune comptait 654 habitants[Note 3], en augmentation de 11,79 % par rapport à 2013 (Marne : −0,55 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
423471467425437449443436442
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
461413422385425478426396412
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
343324308268269287280284279
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
287291321613631648645645593
2017 2019 - - - - - - -
644654-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La basilique Notre-Dame de l'Épine.

La grande basilique Notre-Dame de L'Épine, de style gothique flamboyant, installée au milieu d'un village de moins de 700 habitants est remarquable. La construction a débuté en 1406. Elle constitue un lieu de pèlerinage depuis le Moyen Âge. L'édifice a été bâti grâce à la générosité des pèlerins. On peut voir un saint Jacques de Compostelle en bois du XVIe siècle.

Le point sur l'histoire de Notre-Dame-de-L'Épine a été fait à l'occasion du colloque des 600 ans de la construction. Les actes sont parus en [19]. Elle fait partie du Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  • Notre-Dame de L'Épine (1406-2006), Études Marnaises, Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts de la Marne, 2007-2008 (2 vol.)
  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Courtisols », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Almanach économique, historique & administratif la Marne de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine de 1876, p131.
  12. Almanach économique, historique & administratif la Marne de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine de 1877, p163.
  13. Liste des maires au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, [xls], consulté le 22 décembre 2008
  14. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le ).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  19. [http://academie.chalons.free.fr/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Berland (illustrations de Roland Irolla), L'Épine en Champagne, SAEP, Colmar-Ingersheim, 1972.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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