La Cheppe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Cheppe
La mairie et une statue d'Attila.
La mairie et une statue d'Attila.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Châlons-en-Champagne
Canton Argonne Suippe et Vesle
Intercommunalité Communauté de communes de Suippe et Vesle
Maire
Mandat
Marcel Bonnet
2014-2020
Code postal 51600
Code commune 51147
Démographie
Population
municipale
329 hab. (2014)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 02″ nord, 4° 30′ 07″ est
Superficie 23,9 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Marne

Voir sur la carte administrative de la Marne
City locator 14.svg
La Cheppe

Géolocalisation sur la carte : Marne

Voir sur la carte topographique de la Marne
City locator 14.svg
La Cheppe

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Cheppe

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Cheppe

La Cheppe est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur les bords de la Noblette, à 4 km en aval de Bussy-le-Château.

Histoire[modifier | modifier le code]

Camp d'Attila[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Camp romain de La Cheppe.
Le camp sur une carte postale du début du XXe siècle.

Le lieu-dit « Camp d'Attila » ou Camp romain de La Cheppe[1] et les alentours seraient, selon certains chercheurs[2], le lieu de la bataille des champs Catalauniques qui eut lieu en 451 et ou plusieurs milliers d'hommes furent aux prises. Le combat principal aurait eu lieu sur une hauteur appelée l'Ahan des Diables dont le nom ahaner vient du bruit fait par les soldats pour enterrer leurs morts. S'il est possible que ce site ait été utilisé par Attila, aucune trace n'en demeure de son passage et aucune source historique n'y fait référence.

En revanche, cette vaste enceinte protohistorique[3] dite Camp d'Attila, qui date du Ier siècle av. J.-C., est un vestige d'un oppidum gaulois occupé ensuite par les Romains d'environ trente hectares. La forme est elliptique avec fortifications et levée de terre, des fossés hauts d'environ sept mètres. Une palissade entourait le camp et des remparts sur le sommet ; le camp est adossé à la Noblette. Toutefois la végétation a depuis longtemps, repris ses droits et entoure le camp d'une épaisse barrière d'arbres, créant un endroit paisible et coupé du monde. Au Moyen Âge deux buttes médiévales furent construites dessus. Dans la région, on parlait autrefois de cet oppidum comme étant le Vetus Catalaunum, le vieux Châlons, la nouvelle appellation de Camp d'Attila apparaît au XIXe siècle.

Pendant la Première Guerre mondiale, le Camp d'Attila sert de dépôt de munitions (voir galerie ci-dessous).

Il se trouve à l'ouest de la commune de La Cheppe, vers Cuperly, entre le lit marécageux du ruisseau de la Noblette qui le borde au sud, et qui en constitue l'une des défenses naturelles, et la voie romaine Reims-Toul-Metz qui le longe au nord.

Voie romaine.

La voie romaine passant à proximité, et l'immense plaine laissent à penser que c'est le bon lieu. Toutefois ce camp ne fut désigné sous le nom de Camp d'Attila qu'à partir du XVIIe siècle par Adrien Sanson, géographe[4] du roi Louis XIII de France. Napoléon III, fasciné par l'histoire, y fait lancer des fouilles, mais sans résultat. De nouvelles fouilles, effectuées à la fin du XIXe siècle, permettent de mettre au jour des céramiques, des colliers en bronze et diverses pièces en fer forgé, de l'époque gauloise, qui sont conservés au musée de Saint-Germain-en-Laye.

La Cheppe correspond à Fanomin (pour Fanum Minervae = Temple de Minerve) dans l'Itinéraire d'Antonin et à Tanomia (à la suite d'une erreur de transcription) dans la Table de Peutinger (connue autrefois sous le nom de Table théodosienne)[5].

Galerie[modifier | modifier le code]

Autres découvertes[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit Les Montois, a été découvert en 1864 et fouillé en 1978 un site de la Tène finale où se trouvaient des lieux d'habitation, des greniers, des sentiers et des fossés. Y furent mis au jour des potins Leuques, Sénons et Catalaunes.

Deux cents mètres plus au sud, un lieu d'habitat est fouillé vers 1980 qui montra des caves, des fosses d'extraction de craie datées du premier siècle avant J.-C.

Au lieu-dit la Tomme existaient deux tomelles. L'une fut arasée en 1806 par des agriculteurs et mirent au jour une fosse de 1 m par 1 m par 1,7 m. Il y avait quatre vases à incinération, l'un rouge[6], un cendré et deux noirs. Il est daté de -120 à -80. L'autre a été fouillée en 1866 par Le Lautin qui trouvait une nécropole du Haut Moyen-Âge avec les corps de deux femmes, deux enfants et onze hommes placés dans des cercueils de bois de chêne avec du mobilier et une monnaie de Licinius.

Une tombe à char a été découverte à la Crayère en 1830.

Une nécropole à La Croix-Tronsson, avec deux tombes à char et un mobilier comprenant une dizaine de vases dont un vase aux griffins de couleur rouge conservé à Châlons.

Une vingtaine de tombes du Marnien I au lieu-dit Mont-de-la-Noue.

Sur St-Basle et Croix-Meunière, une nécropole proto-historique et une du haut moyen-âge.

Aux lieux-dits Champs du Bœuf et la Voyon, un enclos de 16 ha avec des habitations de la Tène moyenne à la Tène finale.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 329 habitants, en diminution de -2,08 % par rapport à 2009 (Marne : 0,82 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
347 299 323 326 344 355 341 363 371
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
382 402 366 340 333 328 320 305 309
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
291 288 300 296 300 276 265 300 303
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
282 233 202 214 283 290 335 332 329
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes de la Région de Suippes, est membre depuis le 1er janvier 2014 de la communauté de communes de Suippe et Vesle.

En effet, conformément aux prévisions du schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) de la Marne du 15 décembre 2011[11],[12], les communautés de communes CC de la région de Suippes et CC des sources de la Vesle ont fusionné le 1er janvier 2014 afin de former la nouvelle communauté de communes de Suippe et Vesle[13].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1876 Herbillon[14]    
1877   Oudart[15]    
mars 2001 en cours
(au 4 juillet 2014)
Marcel Bonnet   Réélu pour le mandat 2014-2020[16],[17]
Camp d'Attila (entrée principale à l'est).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église fut construite en 1775 sur des plans de Portelet.
  • La nécropole nationale du Mont Frenet

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Description précise du Camp d'Attila
  2. Geneviève Dévignes, Ici le monde changea de maître, 1953
  3. Pierre Hilaire Letaudin, Étude historique sur la Cheppe, le camp d'Attila et ses environs, J.-L. Le Roy, 1869
  4. Société française d'archéologie pour la conservation des monuments historiques, Congrès archéologique de France - Excursion archéologique à La Cheppe, 1856, p. 192
  5. Académie nationale de Reims, Travaux de l'Académie nationale de Reims, volumes 11 à 12, Michaud, 1850, p. 201
  6. Vase tonnelet peint conservé au musée des beaux-arts et d'archéologie de Châlons-en-Champagne.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Jamais plus sans ma communauté de communes : La France et ses 36.000 communes pèsent à elles seules 37,5 % du nombre de collectivités territoriales de premier niveau (les communes) de l'Union européenne ! Avec 1.600 habitants par commune en moyenne, la France est dernière de ce classement européen, à égalité avec la République tchèque, très loin de 36.000 habitants par commune aux Pays-Bas ou au Portugal, des 17.400 en Belgique, des 10.300 en Slovénie, des 7.100 en Italie ou des 5.900 en Allemagne », L'hebdo du vendredi,‎ (lire en ligne).
  12. « Schéma départemental de coopération intercommunale de la marne » [PDF], Tout savoir sur votre SDCI, Association nationale des Pôles d'équilibre territoriaux et ruraux et des Pays (ANPP), (consulté le 19 juillet 2015), p. 2.
  13. « Arrêté préfectoral du 30 janvier 2013 portant création du nouvel Établissement public de coopération Intercommunale issu de la fusion de la Communauté de communes de la région de Suippes et de la Communauté de communes des Sources de la Vesle », Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Marne, no 2 quater,‎ , p. 3-7 (lire en ligne [PDF]).
  14. Almanach économique, historique & administratif de la Marne de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine de 1876, Reims, p.132.
  15. Almanach économique, historique & administratif de la Marne de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine de 1877, Reims, p.165.
  16. Liste des maires au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  17. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le 27 août 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]