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Krusenstern

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Krusenstern
illustration de Krusenstern

Autres noms Padua
Type Quatre-mâts barque
Fonction vraquier, puis navire-école, croisières
Gréement quatre-mâts barque
Histoire
Chantier naval J.C. Tecklenborg BremerhavenDrapeau de l'Allemagne Allemagne
Lancement 1926
Équipage
Équipage 257 marins
Caractéristiques techniques
Longueur 114,50 m
Longueur de coque 95 m
Maître-bau 14,05 m
Tirant d'eau 6,80 m
Déplacement 4 700 tonnes
Voilure 3 400 m2 (34 voiles)
Carrière
Pavillon Russie
Port d'attache Kaliningrad - Drapeau de la Russie Russie
MMSI 273243700
IMO 6822979

Le Krusenstern (en russe : Барк « Крузенштерн », Bark Krouzenchtern) est un quatre-mâts barque construit en 1926 à Bremerhaven, en Allemagne, sous le nom de Padua (Padoue), livré à l'URSS en 1946 au titre des dommages de guerre et rebaptisé du nom de l'explorateur Johann Adam von Krusenstern (1770-1846).

Aujourd'hui encore en service en Russie, il est basé dans le port de Kaliningrad sur la mer Baltique.

Des quatre Flying P-Liners encore existant, le Krusenstern est le dernier en service. Parmi les grands voiliers traditionnels encore en activité, il vient au second rang par la taille, après le Sedov, autre navire allemand à l'origine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Construction[modifier | modifier le code]

À l'origine, comme tous les Ligne-P, il est peint aux couleurs du drapeau de l'Empire allemand de 1871-1918 : noir au-dessus de la ligne de flottaison, blanc au niveau de cette ligne et rouge au-dessous.

Période allemande : le Padua (1926-1946)[modifier | modifier le code]

Dernier des Flying P-Liners, le Padua est affecté notamment au transport de matériaux de construction vers le Chili, revenant chargé de nitrate par le cap Horn. Plus tard, il transporte du blé depuis l'Australie. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, il effectue quinze voyages au Chili et en Australie.

Le voyage inaugural, de Hambourg à Talcahuano (Chili), dure 87 jours. En 1933-1934, il remporte un record en effectuant le trajet de Hambourg à Port Lincoln (Australie) en 67 jours. Il effectue son voyage le plus rapide en 1938-1939, de Hambourg à l'Australie par le Chili et retour en 8 mois et 23 jours, sous le commandement du capitaine Richard Wendt — record mondial pour ce type de navire.

Péridode soviétique : le Krusenstern[modifier | modifier le code]

Derrière le Statsraad Lehmkuhl.
À Bremerhaven en 2005.

Le , il est cédé à l'URSS et est intégré à la flotte de la Baltique, restant basé au port de Kronstadt jusqu'en 1961. De nombreuses réparations y sont effectuées et même une transformation, notamment avec l'installation des premiers moteurs.

De 1961 à 1965, il effectue de nombreuses missions d'études hydrographiques et océanographiques pour l'Académie des sciences de l'URSS dans l'océan Atlantique, en mer des Caraïbes et en mer Méditerranée. Il est aussi utilisé comme navire-école pour les élèves-officiers.

En 1965, il est attribué au ministère de la pêche et affecté à Riga pour servir de navire-école aux élèves-officiers de la marine de pêche. De 1968 à 1972, une modernisation importante est réalisée, avec l'installation des moteurs actuels et de nouvelles couleurs. La peinture sur les côtés suggère la présence de canons, mais ce n'est qu'une illusion.

À Sète en 2014.

En , le Krusenstern est transféré aux Industries de la pêche d'Estonie à Tallinn, puis en 1991 à l'Académie d'État de pêche de la Baltique rejoignant son port d'attache actuel, Kaliningrad

Le Krusenstern a pris part à de nombreuses régates internationales.

Période russe (depuis 1991)[modifier | modifier le code]

Après l'éclatement de l'URSS (décembre 1991), le financement devient un problème. Le navire commence à prendre des passagers pour y pourvoir. En 1995-1996, il fait un premier tour du monde et un deuxième en 2005-2006 pour le 200e anniversaire du tour du monde de Krusenstern.

Il est présent à Brest 2008, aux Tonnerres de Brest 2012 et à Brest 2016. En , il entre dans le port de Sète dans le cadre de l'événement Escale à Sète[1], et de nouveau en 2018.

il est présent à Rouen pour l'Armada en 2013 et 2019 et participe aux Grandes Voiles du Havre au début de .

Utilisation au cinéma[modifier | modifier le code]

En 1936, il sert de cadre au film français Les Mutinés de l'« Elseneur »[2], de Pierre Chenal, d'après le roman de Jack London.

Il est utilisé pour deux films allemands pendant la guerre :

  • Herz geht vor Anker (1940)
  • La Paloma (1944), où il est cité sous son nom officiel.

Après 1946, il apparait dans plusieurs films soviétiques, puis russes  :

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

À Québec en 2012.
  • Ports d'attache successifs : Hambourg (1926-1946), Riga (1946-1981), Tallinn (1981-1991), Kaliningrad (depuis 1991)
  • Longueur : 114,4 m (376 pieds)
  • Largeur : 14,02 m (46,0 pieds)
  • Hauteur : 51,3 m (168,3 pieds)
  • Tirant d'eau : 6,8 m (22,1 pieds)
  • Voilure : 3 400 m2 (36 600 pieds carrés). Il peut arborer 35 voiles, dont 18 carrées.
  • Equipage : 257 personnes
  • Tonnage: 4 700 tonnes
  • Moteurs : 2 × 1 000 ch (diesel)
  • Vitesse max. : 17,3 nœuds (32,0 km/h)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Krusenstern : 2e voilier le plus grand du monde entre dans le port de Sète », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le ).
  2. Notice sur le site Mon cinéma à moi.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Heinz Burmester, Den stora kappseglingen Padua versus Passat 1935, Stockholm, Longitude 17, 1981. p.  28–39, ill. (« La grande course à la voile du Padua contre le Passat en 1935 », à l'origine, récit d'Olof Granqvists[réf. nécessaire] publié dans De våra i främmande land en décembre 1944)
  • Heinz Burmester, Das Rennen Passat contra Padua, Brême, Albatros Jg. 34, 1989. p.  1–5 (« La course du Passat contre le Padua »)
  • Hans-Peter Feddersen, Acht Tage auf der Krusenstern / Padua, Brême, Albatros Jg. 34, 1989, p.  26–27.
  • Kurt Gerdau, Viermastbark Padua… ein ruhmreiches Schiff, Herford, Koehlers Verlag, 1978, 8vo, 99, (5) pp[pas clair], 12 planches.
  • Lars Grönstrand, Seglande skepps farter, Stockhom, Longitude 3, 1968, p.  30–37.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]